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From Australia...: novembre 2005

From Australia...

lundi, novembre 28, 2005

Ca y est, on a notre van!!!!! (28/11/2005)

Dernier jour à Brisbane (28/11)

Programme de la journée : acheter notre van et le ramener au backpack. Pour ceux qui suivent l’histoire, on avait proposé 800$ à un gars qui avait pas réussi à vendre son van avant de repartir sur Singapour. Le van est resté chez des amis à ses parents dans la banlieue nord de Brisbane. On tente donc le tout pour le tout en lui en proposant 800 alors qu’il en veut 2000.

Evidement, il refuse. Normal, ce van est un petit bijou. Voyez plutôt : Ford Spectron de 1985, 277000kms seulement, moteur affichant fièrement une cylindrée de 1.8l, batterie neuve, pneux neufs, moteur qui tourne comme une horloge. Même à 1800, c’est une affaire. Donc on accepte sa proposition à 1500. Objectif de la journée, faire la rego (registration, équivalent de la carte grise), assurance, et bien sûr, récupérer les clés. Et là, tout va très vite. Pour l’assurance, on a juste à leur dire le type de véhicule, l’ancien numéro de rego et nous voilà assuré pour un véhicule qu’on a même pas encore. On prend ensuite le train pour récupérer le van. On retrouve notre couple de retraité, la bonne femme, toujours aussi sympa, et le mari, toujours aussi muet. On rentre dans la maison pour signer les papiers. On découvre un intérieur typiquement américain. Sur la cheminée, des photos des enfants, des enfants des enfants, des enfants du frère du cousin de la sœur de l’oncle Bob, et bien sur, la sempiternelle photo du fils parti à l’armée. A coté, des trophées de bowling, seul sujet de conversation qu’on a réussi à avoir avec Bob la carpe. On repart ainsi avec notre van, direction le Queensland Government Transport pour faire la rego. 15 minutes plus tard, on repart avec nos plaques et un papier temporaire en attendant le papier définitif. On baptise ainsi notre van Iza, comme les 3 lettres de la plaque. Pour fêter l’achat de notre van, on décide de payer l’apéro au backpack. On achète donc pas mal de gâteaux apéro et quelques bouteilles. De retour au backpack, on attaque direct. C’est notre dernier soir ici, et on compte bien en profiter. On commence la soirée avec, entre autre, Jimmy, alias Bob le jeunot, un gars à moitié mort et 2 allemands. Très vite, pas mal de personnes se ramènent, la guitare de Jb fait son effet. Je commence à taper la discut avec une australienne qui me parle qu’elle a quitté Melbourne pour changer d’air suite à la mort de sa meilleure amie. Donc ambiance plutôt grave et sérieuse. C’est le moment que choisi Jb pour débouler, plein comme une otarie bourrée à la bière, pour me demander les clés du van afin de le montrer à des copines australiennes. Je l’accompagne, quelques scrupules quand même à laisser la demoiselle se morfondre, mais je lui ai quand même proposé de nous accompagner. Je rejoins donc Jb, les australiennes et Jimmy dans le van, où l’on baptise Iza en prenant notre premier apéro. Les australiennes semblent visiblement beaucoup apprécier les français et donnent tout de suite le ton en expliquant qu’ici, ils appellent ce genre de véhicule, des shagging wagon, autrement dit, des baisodromes. Jb apprécie le charme des australiennes... On monte ensuite dans leur chambre pour continuer la soirée sur le balcon. Elle continue dans leur lancée et la conversation part très vite sur le sexe et visiblement, on a une bonne réputation ici. Les voyant un peu trop entreprenantes dans leurs paroles, je case que je suis avec ma copine depuis 6 ans, ça en calmera certaines. Les petites phrases des nanas dérangent beaucoup moins Jb qui rentre dans le jeu de la provocation, tout en restant bien sûr dans une délicatesse verbale toute française…

Puis, leur colocataire voulant se coucher, on redescend sur la terrasse en bas pour discuter d’autres personnes, pour la plupart allemands. On finit ensuite la soirée à parler avec un gars d’origine inconnue, tout comme la langue qu’il parle d’ailleurs. Il semble qu’il s’agisse de l’anglais mais avec un accent de ouf. Petite séquence vidéo pour immortaliser le moment. A défaut de pouvoir le comprendre, on invente nous même les sous titres. Vers 2h30, on se décide enfin à aller se coucher, 8h d’apéro sans bouffer, ca fait mal…














































































vendredi, novembre 25, 2005

Brisbane - Jeudi et Vendredi

Nous entamons notre quatrième jour à Brisbane. Le temps est fidèle à lui-même, un beau soleil le matin qui se dégrade en pluies tropicale au cour de la journée. On a de la chance, il n’est que 10h…

Les deux derniers jours, nous avons passé notre temps à récolter des annonces pour les vans, agrémentés de coup de téléphone. La bonne méthode dans ces cas là est d’aller faire un tour dans l’ensemble des backpacks de la région. Ils tiennent en général à disposition un cahier avec un ensemble d’annonce pour les vans à vendre. Les prix sont variés et incohérent. Pour des vans du début des années 80, les prix grimpent parfois à des sommes dépassant les 5000$, soit plus de 20000 francs. Le jeudi matin, on a été voir un van de 1985, tenu par deux irlandaises aux traits grossiers et peu féminins. Le véhicule est une épave, boite automatique, complètement rongé par la rouille. Sur la portière gauche, Garfield a été peint en train de manger une pizza, la peinture est vieille et le côté artistque a été oublié.

Le pire est qu’elles en veulent 4500$. Pour la peine, on ne l’essayera même pas.

Dans l’après midi, on rencontre trois allemandes, venus de Perth dans un Mitsubishi du milieu des années 80. L’aménagement de l’appareil est assez sommaire, on fait le tour en faisant semblant de s’y connaître un minimum en mécanique. On soulève le siège passager pour jeter un coup d’œil au moteur. L’huile est noire… On vérifie l’état des pneus, pas terrible…

On leur demande alors de démarrer le moteur.

Un tour de clé…

Hmmm….

10 s plus tard, je me demande encore comment la batterie est en vie…

Un autre tour de clé pour le plaisir…

Au bout d’un temps certain, la mécanique se lance, frotte et butte, puis s’arrète…

Une petite minute plus tard, le moteur se lance finalement normalement. De la fumée blanche sort du pot d’échappement, ce n’est pas bon signe…

Bon, on est déjà sur qu’on ne l’achètera pas. On essaye tout de même de le conduire, les sensations sont assez désagréables, surtout dans les virages, j’arrive même à me faire peur…

On revient en retard, les deux allemandes qui sont restés nous attendre sont sous la pluie. Jo me dit que j’ai conduit comme une merde, je lui accorde. A vrai dire, ce n’était pas très malin de couper la route à la voiture qui venait en face, surtout quand on lutte pour passer les vitesses. Filles remerciées, on leur explique qu’on les tiendra au courant en milieu de semaine prochaine.

On revient à pied jusqu’à l’auberge. Le trajet dure une vingtaine de minute, j’ai le nerf sciatique qui me lance dans le haut de la fesse droite, mais la seule masseuse à disposition marche à coté de moi, et se laisse pousser le bouc… Parfois, il est préférable de souffrir un peu.

On croise Cédric, un marseillais qui partage une chambre avec d’autres personnes. Désormais, il s’appellera bob l’éponge, c’est beaucoup plus simple à retenir. On prévoie un apéro et une bouffe commune. On passe au Coles faire les courses. Au menu de ce soir, poulet cuit en cocotte et pomme de terre sautées à la poile. Pour l’alcool, il faut aller dans un magasin spécialisé, les liquor shops, car il est interdit de vendre de l’alcool dans les grandes surfaces. En général, on trouve beaucoup de liquor shops. La dernière invention ? Le liquor drive… C’est pareil que le MacDrive en remplaçant le bigmac et la grande fritte par une bouteille de smirnoff et un jack daniels… Mais que fait la sécurité routière ???


On entame les quelques bières avant de sortir LE cubi de rouge 4 litres, 10$, soit environ 10 Frs le litre… Le goût est immonde.

Le poulet met environ 2h à cuire, les pommes sautés se sont transformés en purée. Le cubi est bien entamé, nous aussi. Vers minuit, tout est devenu très calme. Il n’y a plus personne à l’auberge. Jo est parti se coucher et Bob l’éponge veut regarder un dvd. Mais comme le dit la chanson, il faudrait le mettre, ce qui est ennuyeux car difficile. Il décide donc d’aller se coucher à son tour.

Entre temps, pris d’une motivation aux origines inconnues, je passe à la chambre chercher de quoi écrire (c'est-à-dire du papier). En redescendant, je croise deux filles au niveau de la salle cinéma. Orphelin de stylo, je commence à négocier l’objet contre la fin du cubi de rouge. Elle trouve le deal honnête, ça se voit qu’elles ne l’ont pas encore goûté. Finalement, je n’écrirais pas ce soir là. On discute, d’autre personnes nous ont rejoins. Je repasse à la chambre, joue un petit d’air d’harmonica à Jo qui n’apprécie pas à sa juste valeur la musique (thème principal de Rocky). Je repars ensuite avec la guitare rejoindre le petit groupe d’en bas. Aux alentours de 4h, je quitte l’assemblée pour rejoindre mon lit. On doit se lever à 8h pour aller voir un van on ne sait pas trop où. Le prix est beaucoup trop cher qui plus est.

Le lendemain matin, Jo est debout avant moi. Je lutte, lâche quelques « miaou » pour gagner dix minutes de sommeil supplémentaires. A 8h30, douche prise, on descend prendre le petit déjeuner qui est devenu un rituel. Chocolat chaud, tartine confiture et verre de jus d’orange à 25% de teneur en fruit. Ca me rappelle un peu les médicaments aromatisés… Je consulte mon répondeur, le vendeur vient d’annuler le rendez vous… ouf, je vais pouvoir dormir encore un peu.

On doit encore voir deux vans ce jour là. Le premier est situé à 35km au nord de Brisbane dans une petite ville située près de Strathpine station. Le vendeur est repartit à Singapore et à laisser le van à un couple de retraités, pour qu’ils le vendent. Il en veut 1800$, nous en proposerons 800. De toute façon, il doit être assez pressé de le vendre. Le véhicule, est en bon état, les pneus sont quasiment neufs, la batterie a été changée le matin même. Il démarre au quart de tour et n’à « que » 277 000 km. Le seul véritable problème est qu’il n’est pas aménagé, il y a encore 6 sièges à l’arrière.

On imagine déjà l’ensemble des améliorations qu’on pourrait apporter. Dans le train du retour, en direction de Brisbane centre, on passe devant une casse où est entassé un nombre non négligeable de vieux vans. On se dit qu’on passera chercher là bas le mobilier. Le couple de retraité a été adorable, même si le vieux nous a quand même fait un peu flipper. Il nous suit partout, regarde ce qu’on fait, et ne parle presque pas. Cela vaut mieux car on ne comprend rien quand il parle. Sa femme nous dit qu’elle doit contacter Raphiw, le propriétaire pour lui faire part de notre proposition. On attend donc un coup de téléphone de sa part.

A 17h, on a rendez vous avec un irlandais. Il est trapu, large d’épaule et hyper speed. Il porte un petit short. Il utilise parfaitement le « you know what I mean » rendu célèbre par notre idole, Stalone dans ces discours avec Adrian…

Le Toyota marche bien, malgré les 450000 kms au compteur. Il est de 91, 4000$ non négociable. Entre temps, on reçoit un message des propriétaires du combi Volkswagen qui ont déjà baissé le prix de 500$ et qui sont prêt à discuter. En jetant un œil dans les journaux locaux, on se rend compte que ce type de vans est particulièrement recherché. Les prix sont anormalement élevé et dépasse souvent les 7000$.

Dans le bus du retour, on écoute avec attention un japonais et une anglaise. Il parle boulot, fruit picking, je note dans un coin de ma mémoire les lieux. Comme d’habitude, il ne me suffit que de quelques minutes pour oublier.

Le soir, on ne fait pas long feu, pas vraiment le moral et trop bu la veille, on laisse donc les autres backpackers faire la fête entre eux. Le thème est simple : Soirée Mauvais Goût. Les mecs se sont habillés avec des jupes et des débardeurs, les filles n’ont pas suivi le concept…

mercredi, novembre 23, 2005

Deuxième jour à brisbane

Deuxième jour à brisbane…

Réveillé par le soleil qui se lève bien trop tôt, on traîne dans l’auberge. On prend quelques numéros de téléphone pour les vans à vendre dans les environs, puis on décide ensuite de partir en ville. On sonde le terrain, teste la population locale. Les filles sont définitivement moins vulgaires qu’à Melbourne, bien plus naturelles. Le centre ville est composé de deux axes principaux perpendiculaires, réservés aux piétons. On croise bien évidemment quelques magasins réservés aux touristes, avec le célèbre drapeau australien de 1 m sur 60 cm pour moins de 10 $. Il y a aussi quelques magasins de randonnées. J’achète une paire de chaussure de marche mise en exposition. Pour cette raison, son prix diminue de moitié, mon compte en banque d’une soixantaine de dollars. Autre évènement notable de la journée, on vit notre première expérience de cinéma dans une salle australienne. Le film choisit colle parfaitement à la situation.

Le titre : Wolf Creek

L’histoire : Un groupe de trois jeunes, composés de deux demoiselle physiquement intelligente et d’un abrutit avec de gros muscles, part en voiture pour faire un tour du désert australien. Malheureusement pour eux (et pour nous), ils deviennent la cible d’un dangereux psychopathe qui leur enfonce des couteaux dans le ventre, des clous dans les mains et d’autres objets peu appréciable.

Le résultat : un film d’une heure et demi, interdit au moins de 18ans, ou l’on s’ennuie beaucoup. Pour la petite histoire, basée sur des faits « réels », le gars un peu niais arrivera tout de même à sortir avec l’une des deux filles (celle qui crie le moins, un peu plus courageuse, ce qui ne la sauvera pas…).

De retour au backpack, je dépense mon crédit téléphonique pour une première prise de contact avec les propriétaires des vans du coin. Deux norvégiens nous proposent de passer nous voir. Ils vendent un combi Volkswagen avec top-pop pour 5500$, ce qui est clairement au dessus de notre budget.

Le VW est une agréable surprise. Le moteur a été refait il y a peu, et l’aménagement est parfait (avec placard, rangement en pagaille, couchette pour 3 personnes. Il est suréquipé (frigidaire, affaires de campings) et est agréable à conduire. Il est ancien (1976), une conception d’avant guerre, et à du certainement subir un nombre impressionnant d’opérations chirurgicales jusqu’à aujourd’hui.

On doit voir un autre van demain matin.

mardi, novembre 22, 2005

Mardi 22 novembre - Arrivee a Brisbane

Ferme les yeux et écoute un peu…

La contrebasse joue solo :

Pin din pin din… pin din pin din… pin din pin din… (un miminum d’imagination est nécessaire)

Les percussions reprennent, pour l’accompagner…

Tchhhh, tchhhh, tchhhh…

Soudain, le saxophone et la trompette s’en mêlent, avant que tout s’arrête.

Nous sommes à Brisbane, il est 20h45 et je viens de tomber amoureux. Je le sens depuis que j’ai traversé cette rue, il se confirme et s’accentue encore. Je ne sais pas d’où il vient mais il s’installe doucement en moi et devient une certitude.

J’aime cette ville, j’aime cette rue, j’aime ce café bercé par des rythmes jazz. J’aime aussi cette fille, à quelques mètres, assise en tailleur, ses pieds nus laissent apparaître quelques tatouages le long de ses chevilles. Elle a de longs cheveux ondulés, et portent un pantalon en toile.

Il y a aussi cette grosse sphère métallique, au centre de la pièce qui tourne lentement sans jamais interrompre son mouvement, elle décrit avec précision l’ambiance générale, calme et sereine, la vie s’écoule doucement par ici.

J’aime tout cela, et pourtant, je ne connais encore rien.

Nous sommes installés sur de grands sofas blancs dans lesquels on s’enfonce volontiers. On a quitté nos tongs pour étendre nos jambes sur la banquette. En appréciant un thé et un café, on écoute un groupe jazz installé entre deux tables.

Il fait nuit depuis deux bonnes heures maintenant, le soleil se couche tôt dans ce coin de l’australie. Le temps est lourd, humide, il fait chaud, mais cela reste agréable.

La rue qui longe le café, Boundary Street, regorge de petits cafés tels que celui où nous sommes installés. Un peu plus bas dans la rue, on peut fumer la chicha ou se poser dans l’un des nombreux restaurants. Sur ces larges trottoirs, on croise des passants de temps en temps. La population est assez jeune, assez féminine, et assez souriante. Ce soir, nous avons mangé indien, à l’angle d’une petite rue perpendiculaire à Boundary street. Les prix sont bons marchés et la nourriture excellente. La serveuse, d’origine indienne sourit et remplit avec application nos assiettes, tout va beaucoup moins vite qu’à Melbourne.

Comment en sommes nous arriver la ? Revenons quelques heures en arrière. Nous avons quitté Melbourne à 14h. Une heure à peine avant l’embarquement, Thomas nous accompagne jusqu’à l’aéroport dans son Scoubidou Van. Avec lui, un autre français de la collocation, que nous appellerons x (non pas pour garder son anonymat mais plutôt parce que ma mémoire est défaillante) nous guide. X est censé connaître le chemin, mais après quelques confusions entre un aéroport et une gare, il déclare forfait. Comme à notre habitude, on est parti en retard, d’environ 45mn. A midi, on ne connaissait toujours pas le nom de l’aéroport d’où l’on devait décoller. Finalement, d’un commun accord, on décide de tenter Tullamarine, l’aéroport principal. Le choix s’avèrera judicieux…

Aujourd’hui, on vole avec Virgin Blue, leurs prix sont agressifs et la compagnie cherche à viser un public jeune, en donnant une image branchée rock. En réservant une dizaine de jour à l’avance, on a pu obtenir un aller pour 100$, soit 60€.

Au niveau de la porte 4, on attend patiemment notre tour pour l’enregistrement des bagages. On a bien évidemment du alléger l’ensemble. Entre autre, on a laissé pantalons, chaussures, raquettes de tennis, livres et autres babioles dans l’appartement français le plus connu d’Australie (enfin à ce qu’il paraît). Un allégement d’environ 20 kilos qui nous permet de ne pas dépasser la limite autorisée sur les vols intérieurs. On a bien sur nos chapeaux de cowboy sur le crâne, cela permet d’accentuer le côté touriste du personnage. Le vol dure 2h, toutes les boissons sont payantes, donc on ne boit rien.


Avec le décalage horaire d’une heure entre Brisbane et Melbourne, on pose le pied sur le sol brisbanais aux alentours de 15h. Pour ce faire remarquer, on vient récupérer nos bagages une fois que le personnel a arrêté les tapis roulant, on est donc obligé de faire appel au personnel de l’aéroport. On attrape l’ensemble, on se décore de sacs de randonnées, valise sur roulette, guitare et sac à dos puis on se faufile vers la station de train la plus proche. Le centre ville est situé à 35km au sud ouest de l’aéroport et coûte tout de même 12$ pour un aller simple.

On arrive un peu avant 17h, avec un peu plus de 20 kilos sur le dos, on se dirige vers le sud, en direction de Somewhere To Stay, un backpack où l’on va rester au moins une semaine. Le chemin ne doit prendre qu’une quinzaine de minutes, à pied, si l’on ne fait aucun détour…

Les lieux ressemblent à une veille maison coloniale. C’est un bâtiment du siècle dernier construit sur deux niveaux. Il y a de grandes terrasses en carrelage rouge qui se termine par des barrières en bois blanc et qui délimite l’accès au jardin, situé en contrebas. Au premier étage, quelques balcons longent les chambres. Nous sommes installés dans la chambre 7, une double d’une dizaine de mètres carrés, avec deux lits simples, une étagère et un ventilateur qu’il faudrait faire tourner en permanence. Les douches sont situées au même niveau, à coté des toilettes. En redescendant au rez-de-chaussée, on accède à la cuisine, et une salle de café avec une petite télé, ou se fréquentent quelques tables, un flipper et deux bornes d’arcade des années 80.

A côté de la réception, une salle vidéo a été installée. C’est une grande pièce rectangulaire avec des canapés et des fauteuils disposés au hasard. Un rétroprojecteur diffuse en continue des films ou des émissions en fond de scène. Quelques ordinateurs lui font face de l’autre coté. Dans la pièce d’a coté, il y a aussi un billard dont le feutre est bien trop usé.

Dehors, une piscine est accessible de 9h à 22h. L’ensemble est planté dans un décor tropical, les arbres s’élèvent entre les bâtiments et de nombreuses plantes exotiques y ont trouvé un repère confortable.




Posé sur la terrasse, on détaille une trentaine de prospectus décrivant les activités locales, une chauve souris se pose alors à quelques mètres de nous. Elle doit faire 30 bons centimètres de longueur (et environ 70 cm d’envergure) et ne semble pas effrayer par l’activité environnante. Elle s’accroche tête en bas quelques secondes avant de s’envoler un peu plus loin.

On croise également quelques opposums, une sorte d’écureuil gros comme un gros caniche, un peu peureux et myope comme une taupe. Ses yeux sont globuleux et brillent à la lumière. Ils se balladent de branche en branche et les plus téméraires tentent quelques percées sur la terrasse pour venir chercher la nourriture laissé à l’abandon sur les tables. Une femelle avec son petit accroché sur le ventre nous regardent de leur gros yeux du haut de sa branche, et posent à contre coeur pour une séance photo.

On s’attardera ensuite sur une toile d’araignée géante, située à l’entrée de l’auberge. Elle abrite une cinquantaine de locatrice de la taille d’une balle de tennis.

dimanche, novembre 20, 2005

Dernier week end melbournien

Bon, ça faisait longtemps qu’on n’avait pas écrit sur le blog, mais ces derniers jours n’étaient pas spécialement passionnants. La petite routine de la vie quotidienne commençait à s’installer et, même si l’on passe beaucoup de bon temps ici, l’envie de découvrir le pays, de voir du paysage et de vivre autre chose se faisait de plus en plus ressentir. Bref, tout ça pour dire que ces derniers temps, on n’était pas trop motivés pour écrire. Et donc je suis sur qu’une question vous brûle les lèvres !!! Que s’est-il donc passé depuis ? Et bien, pour tous les courageux qui nous lisent encore (sisi, je suis sur qu’il y en a !!!), nous voilà maintenant à Brisbane et c’est sans trop de regrets que l’on a quitté Melbourne (malgré quelques personnes qui vont bien nous manquer…). Surtout que Brisbane semble être une ville bien plus accueillante. Jb est actuellement en train de rédiger le bilan de notre première journée sur la côte Est. Quant à moi, j’ai pour mission de raconter notre dernier week end à Melbourne. C’est ainsi que l’on avait décidé de partir du coté de Mornington Peninsula. Il s’agit de la pointe Est de la baie de Melbourne, lieu où se retrouvent les eaux de l’océan et de la baie. On programme donc de partir le dimanche matin avec Céline et Patrick, un pote australien de Céline dont on fait connaissance le vendredi soir. Le samedi après midi, alors que l’on effectuait notre dernière journée de travail, Thomas nous appelle pour nous dire que Fanny ne travaillait pas dimanche, et que lui ne bossait que le soir et que donc, ils pourraient nous accompagner. De plus, il a fait assurer leur Scoubidou Van (dont ils ont fait l’acquisition quelques jours plus tôt), ce serait l’occasion de le baptiser. On termine notre cession de travail, on dit au revoir à Alex, notre boss. Je fais une parenthèse pour souligner la gentillesse et la patience des personnes de l’association. Juste pour l’anecdote, ce jour là, on est quand même arrivé 1h15 en retard et alors que d’autres nous auraient fait de vieilles remarques, bah Alex s’est arrangé pour que l’on finisse un peu plus tard (et que lui aussi finisse probablement plus tard) et même si au final, on n’a pas fait les 5 heures prévues, ils nous les a quand même payé. La veille au soir, on est allé boire un coup dans un pub avec l’ensemble des found collector. Très bonne ambiance, beaucoup d’étrangers et pour ne rien gâcher, nous étions les seuls mecs. Et là encore, c’est Alex qui a payé son coup (Rodrigo, ça suffit !!!) Bref, vraiment bon esprit. On décide d’attendre que Thomas rentre de son boulot (vers 23h) et de partir vers 0h. On dit à Céline de se tenir prête vers 0h30 environ, histoire de se prévoir un petit peu de marge, au cas où. C’est donc naturellement vers 2h que l’on passe la chercher.











Petit tour rapide du coté du Safeway (ouvert 24h/24h), pour faire les provisions et assister au passage aux ballets des voitures de Jacky sur le parking. Parce qu’il faut savoir que Melbourne est aussi la ville des Jackys en tout genre et qu’ils se retrouvent tous sur le parking des supers marchés le samedi soir pour exposer leurs bêtes et taper des burns. On essaie de faire un peu de concurrence avec notre van mais bon, ils n’ont pas l’air d’apprécier la blague. Vus qu’il faut environ 2 français pour faire un Australien, on leur sourit bêtement. On part vers 2h30, direction Mornington Peninsula. L’ambiance à l’intérieur du van est plutôt sympa, on a amené la guitare, et tout le monde chante en cœur. Sauf Céline bien sur, qui, bizarrement, se bat avec son appareil photo. On arrive vers 4h du mat, on se pose dans un coin d’herbe pas très loin de la plage et on plante la tente à coté du van.



Vers 6h, tout est prêt, on va enfin pouvoir passer une bonne nuit et faire une bonne grasse mat jusqu’à…8h30. En effet, on se rend rapidement compte qu’on a réussi à se poser sur la seule plage qui accepte les chiens, donc un dimanche matin, c’est le rendez vous de tous les chiens de la péninsule... On se lève, on prend le petit dej sur la plage et on décide d’aller au bout de la péninsule.





Arrivé sur place, on apprend que l’accès à la pointe est payant et qu’on en a pour 3h de marche. Sachant qu’il est déjà 11h, que Thomas doit justement partir dans 3h, on abandonne l’idée. On décide par contre d’aller faire un tour de cheval au bord de la plage. On arrive finalement à convaincre Thomas d’appeler son boss pour dire qu’il est malade est qu’il ne pourra pas venir. Après quelques moments d’hésitations peu convaincantes, il accepte l’idée. Après tout, ça fait un mois qu’il travaille tout les jours et son patron ne veut pas qu’il se prenne un jour de congés. On réserve une session de cheval pour 14h. On va ensuite manger sur une plage d’un parc naturel (magnifique), coté océan, ce qui nous permet d’apprécier le spectacle des surfers.














On traîne pas mal, si bien qu’il nous reste qu’1/2 heure pour rejoindre le ranch et qu’on ne sait absolument pas ou c’est. On arrive donc avec 40 minutes de retard et étrangement, les propriétaires un peu énervés, annulent la cession. On décide ensuite d’aller se poser sur la plage, les 3 heures de sommeil de la nuit commencent à faire leur effet.











Au passage, on admire un magnifique panorama de la baie, avec à l’horizon, les buildings de Melbourne qui semblent jaillirent de l’eau. Impressionnant. On s’allonge sur la plage, et au bout de 5 min, tout le monde dort.





Vers 17h30, tout le monde se réveille petit à petit et on décide d’aller acheter de quoi se faire un petit barbec. Thomas en profite pour rappeler son boss qui visiblement, n’a pas reçu le message indiquant qu’il ne viendrait pas. Et là, grosse engueulade, le patron lui sortant le grand jeu pour essayer de lui donner mauvaise conscience. Mais bon, pour un bon nombre de faits que je n’exposerai pas ici, il est clair que Thomas n’avait pas à s’en vouloir. Le monologue dure une bonne demi heure et on décide ensuite d’aller faire quelques courses pour le repas du soir. Petit apéro avec coucher de soleil en fond, puis on se dirige vers le barbec.























Il y a de très nombreux barbecue à gaz mis à disposition gratuitement le long des plages d’Australie. C’est moins sympa qu’un bon vieux barbec à l’ancienne mais bon, ça a le mérite d’être légal. Après s’être bien rassasié, on reprend la route de Melbourne. L’ambiance est un peu plus triste qu’à l’aller, Céline s’inquiétant de devoir se lever super tôt le lendemain. Bah oui, faut bien s’inventer des problèmes ici…On rentre donc dans l’appart vers 2h30. On commence déjà à penser à notre départ prochain à Brisbane.



mercredi, novembre 09, 2005

Soirée backpackers le mardi soir + Mercredi 9

On rentre donc dans le cushion et on rejoint rapidement les têtes qu’on connaît. On retrouve donc entre autre la french connection du backpack, Danny (le proprio), les 2 chaudasses qui étrangement à cette heure tardive, tiennent encore debout, et pas mal d’autres. On va commander la bière syndicale et on commence un peu à discuter, c’est un peu du sport avec les 450 dbs de musique mais en faisant un effort, on y arrive. Puis, petit à petit, les gens délaissent les sièges et rejoignent la piste de danse. C’est l’occasion pour certains de tenter leur chance…et de se faire méchamment rembarrer (spécial dédicace pour Xav ;)).
Bref, on en profite pour mieux faire connaissance avec les gens que l’on croise tout les jours, on tente vainement de parler à une des deux nanas mais en vain, le fait d’être un mannequin allemand ne la dote pas pour autant d’un cerveau, et bien qu’on mène la discussion un peu plus loin que le « fucking far away » de sa copine, on arrive pas à faire décoller la discussion.
On la laisse donc finir sa discussion avec son verre de bière et on retourne danser. On délire pas mal avec François, le colloc de Violaine qui nous apprend un nouveau jeu bien de beauf, on fait la connaissance d’une canadienne du backpack, qui semble tournée vers les échanges culturels en me montrant son tatouage « amour, parce que le France, c’est le pays de l’amur ». Jb, lui est en train de mourir, abattue par sa crève… Bref, on passe une bonne soirée, les gens partent petit à petit, nous on quitte les lieux vers 1h30. Je fais un léger crochet vers la cabine téléphonique pour appeler Aurélie, et le temps qu’elle me raconte la guerre civile mondiale en France, il est déjà 2h30, le réveil va être difficile…

Mercredi
Deuxième journée de travail : Aujourd’hui, on va faire un vrai boulot d’homme, de vrais :
On a fait appel à nos services pour faire…du ménage !!!!
En fait, l’association pour laquelle on récolte des fonds s’occupe également de revendre des fringues de 2nde mains, de type Emmaüs en France. Ils comptent ouvrir une autre boutique en ville et ils fallait nettoyer une pièce dans laquelle ils entassaient pleins de vieilles affaires inutiles depuis des années afin d’y stocker pleins d’autres affaires inutiles, mais un peu moins vieilles. Le rendez vous est fixé à 12h, on est censé bosser jusqu’à 17h, payé 15$ de l’heure.
On arrive donc à 12h10, normal et on rencontre notre n+2 qui va nous emmener vers le magasin en ville. Après environ 20 mns de voitures et suffisamment de détour pour qu’on soit complètement paumé, nous voilà devant le magasin. On sort toutes les affaires de la voiture, on s’approche du magasin, Adam (le boss) sort ses clefs, les enfoncent dans la serrure (Rodrigo, ça suffit !!!) et là, c’est le drame, c’est pas les bonnes clefs… Pas de paniques, il passe un coup de fils, les clés seront là dans 1/2h. En attendant, on se fait inviter au resto pour le préjudice subit… Vers 14h, on commence enfin à travailler. Nous voila donc prêt à traquer la poussière, revêtus du kit parfait de la petite ménagère : cache-nez, balais, aspirateur type Ghostbuster, plumeaux, et pleins de produits de toutes les couleurs !!!
3h30 et quelques kilos de poussières dans les poumons, la pièce est nickelle, on est nous même impressionné de voir de quoi on est capable.
On finit donc de bosser à 17h30. Finalement, on sera payé de 12h à 18h…que demande le peuple. On rentre ensuite rapidement au backpack car ce soir, on va manger chez Céline et Mélanie. On rentre, douche rapide, puis direction la colloc pour amener un premier jet d’affaires et récupérer les photos et les films du week end. Je m’enfile quelques parts de pizzas, au cas ou, on ne sait pas comment elles cuisinent. On take the apéro avec Poupounne et Thierry (ou Tom et Jerry ou tout simplement Thomas et Fanny), Nicolas, notre nouveau futur colloc, et son pote Benoît, légèrement vexé que les filles lui ait pas proposé de venir avec elles ce week end.
On est reparti direction Chapel Street, avec un peu de retard. On arrive donc dans la colloc des filles. Après un débat assez houleux dont nous tairons le sujet, nous voilà dans la cuisine pour grignoter un peu. La tarte au thon préparée par Céline nous met en confiance, le petit vers qui sort de ma salade un peu moins.
Après un repas assez animé, on retourne dans la chambre discuter et regarder les photos. Mel nous quitte un peu prématurément et va faire un tour dehors. On continue la soirée tranquille puis on décide quand même de rentrer chez nous, demain, y’a du chagrin…Le temps de repasser à la colloc récupérer ma sacoche, nous voila sur le chemin du backpack. Après le coup de fil quotidien, nous voila couché.

lundi, novembre 07, 2005

Mardi 7 novembre Journée - Premier jour de taf

Aujourd’hui, on a été au boulot, on est collecteur sur la voie publique, on demande aux gens de faire des donations pour lutter contre le sida. Pour montrer notre investissement, on se ballade avec un petit bracelet rouge « Until there’s a cure » sur le poignet droit.

L’association s’appelle Aids Trust. Elle embauche que des jeunes, beaucoup d’allemands et beaucoup de filles, on s’est retrouvé dans le cercle mardi matin. On avait rendez vous à 11h, pour un court briefing sur le rôle de l’association, les quatre zones d’actions ainsi que le petit manuel du bon récolteur.

On a du remplir deux fiches d’informations, nom, prénom, et tout le toutim. Pour le tax file number, on ne l’a toujours pas reçu, on lui fournira plus tard.

Il nous a installé dans une petite salle de réunion sans fenêtre, 30mn, tout seul, pour faire le point avec la documentation.

Quelques chiffres pour vous sensibiliser :

62 millions de personnes infectés jusqu’à aujourd’hui

40 millions de personne

10 personnes infectées chaque minute

6 personnes décèdent chaque minute

Les zones d’actions

- Sensibilisation

- Recherche

- Support and care

On pose quelques questions à son retour, on s’informe, se renseigne, puis on se prépare pour un premier shift entre 12h30 et 14h30. Johann s’installe près de la gare de South Yarra, je me retrouve en ville, dans le quartier business man.

On porte un gilet gris brillant avec un gros ruban rouge dans le dos et un plus petit au niveau du cœur. On nous a aussi fournit une casquette griffé au nom de l’association, que je ne porte pas car ça me fait transpirer. Les gens passent et une petite minorité d’entre eux glisse quelques pièces dans un gros sot rouge scéllé par de gros cadenas, où il y a inscrit en grosse lettre capitale : 10 persons infected every minutes.

Les business men ne donnent pas facilement, je tourne en rond, au quatre coins du croisement de colin street et d’exhibition street. Au bout d’une vingtaine de minutes, je me décide enfin à aller voir directement.

On improvise très peu dans ces cas la :

Seule la phrase d’accroche change un peu, en fonction du sexe, de l’age et du nombre.

Puis je décoche la phrase standard :

“Would you like to help fight aids?”

Parfois, je me sens frivole et je lance un :

“Would you like to make a donation to aids trust?“

La plupart du temps, tout s’arrête après le troisième mot.

Je reviens souvent au même feu tricolore. Je vais aussi inspecter du côté d’un grand batiment ou des gens très bien habillés rentrent et sortent sans interruptions. Ils ont souvent une sacoche en cuir et le portefeuille en vue. Pourtant, il passe sans me voir.

Ce que j’apprécie particulièrement, c’est de pouvoir sourire tous les passants sans que cela soit mal interprété.

On revient au QG un peu avant 3h. Pour une première, les résultats sont maigres. Alex semble satisfait pourtant. On doit revenir le lendemain matin. La demi journée d’essai (soit 3h de travail) est payé 35 $, ce qui est raisonnable.

On retourne satisfait au backpack, un peu cassé, mais heureux d’avoir enfin trouver du travail. Deux heures plus tard, Alex nous contacte, il nous propose de nettoyer une salle, dans un second-hand shop tenu par l’association. Payé 15$ de l’heure, pour environ 6h de boulot, l’offre est intéressante, on accepte donc sans hésiter.

Le soir, comme tous les mardi soir, les backpackers se donnent rendez vous au cushion pour une soirée spéciale. On les rejoint avec poupoune, mélanie, céline. Xavier, Joe et bien d’autres sont déjà installés, une blonde dans la main droite.

dimanche, novembre 06, 2005

Dimanche 6 Novembre, Phiillip Island

A cette heure précise, deux possibilités s’offrent à moi. Il est 12h45, johann dors, les bras étendues sur le coté, les pieds en croix, avec la couette sur la tête et des petits mouvements brusques de la lèvre inférieure. Je me suis forcé à ne pas aller m’allonger, même si j’en ai vraiment envie et besoin. Je pourrais donc recopier le texte des quatre jours précédents, mais il me semble plus intéressant de vous décrire notre dernière journée (dimanche) et de loin la plus intéressante depuis notre arrivée.

Hier matin, après un peu moins de 6h de sommeil, nous sommes allés chercher la voiture à 8h35, un toute petite japonaise bleue ciel avec peu de place pour les jambes, à l’avant comme à l’arrière. Le gars nous a donné une automatique, le volant reste cependant à droite. Malgré la taille de l’engin, on y retrouve la clim et l’airbag passager, ainsi qu’un petit voyant rouge qui vous indique si le passager à bien mis sa ceinture.

On retrouve Celine et Mélanie à 9h à peine, à la station BP, intersection de King’s Road et Chapel Street. La jauge d’essence indique que le réservoir est un peu près plein, nous voila donc parti pour Philip Island, à 135 km de Melbourne.

On a été obligé d’avancer les sièges pour laisser de la place aux filles derrières, j’ai donc l’impression de conduire un kart.

Philip Island, plus communément appelé l’île aux Pingouins, est en réalité très proche de Melbourne, si on s’y rend par bateau. Puisque nous souhaitons nous y rendre en voiture et donc emprunté le pont, on doit faire un détour d’une bonne soixantaine de kilomètres jusqu’au sud-est de la baie.

Le temps est magnifique, pas un nuage depuis le début de la matinée, johann rattrape les heures de sommeil en retard sur le siège passager. Mélanie en profite pour prendre quelques photos, Céline ronchogne un peu, je roule trop à gauche à son gout, tout va bien donc.

Les clignotant de la toyota sont situés sur la manette de droite, du coup, à chaque fois que je veux tourner, je l’indique par un coup de balai d’éssui glace (qui eux sont sur la manette de gauche). Sur la route, la végétation change dès les premières kilomètres, le climat est plus sec, on croise de nombreux ranchs et les champs sont remplis de vaches, taureaux et de chevaux. Sur les deux heures de route qui nous séparent de notre destination, on ne rencontrera aucun kangourou, aucun koala ni animal exotique, quelques moustiques viennent par contre s’écraser sur le pare brise.

On traverse le pont qui nous sépare de l’île vers 10h30, la vue est magnifique. Le ciel se teinte d’un blanc-bleu à l’horizon et dégrade progressivement vers un bleu toyota au dessus de nos têtes.

A 11h, on atteint notre première destination. Céline a prévu la journée dans son ensemble. Sur le plan, on est arrêté au milieu de l’île, au wide park something. Apparemment, on peu y voir des koalas, des kangourous et autres walibis. On paye donc l’entrée 11$ pour se rendre à l’intérieur de la réserve ; la fille nous a donné un sac de nourriture chacun, des graines que l’on peut donner à la plupart des animaux du parc. On en a acheté un deuxième au cas où.

On croise un specimem bizarre derrière la barrière du parc, un genre femelle de 20 ans, en bikini, allongé dans un hamac avec un verre de limonade. Ce parc me plait.

La visite dure environ deux heures, et reste un souvenir intense. On a croisé dans un premier temps les koalas. C’est adorable, on devient donc des vrais gosses, on fait des petits bruits stupides pour attirer leur attention mais rien n’y fait, la famille de yoda a envie de se reposer. Ils prennent des positions assez folkloriques sur les branches d’eucalyptus. On en déduit rapidement que l’un d’entre eux est un mâle, c’est indéniable.


On repart ensuite et l’on croise des kangourous, la version début de parcours, 50 cm au garo. Certains d’entre eux ne sont pas peureux et viennent manger directement dans la main. On peut alors les caresser mais impossible de les regarder dans les yeux, il fuit le regard, cela doit certainement être interprété comme une provocation.


Sur la suite du parcours, on restera scotché devant des peroquets qui disent « hello » et aussi « marry popins » (enfin c’est ce que j’ai compris) pour obtenir des graines. L’un d’entre eux prend des poses de top-model version perroquet derrière son aile, ça nous amuse beaucoup.

De leur côté, les émeus, en plus de ne pas avoir un physique facile, nous volent nos sacs de nourritures, ce qui froisse un peu nos rapports avec l’animal.

Les kangourous sont de plus en plus gros au fur et à mesure que l’on avance dans le parc, le gagnant fait un bon mètre 50 (sans la queue) mais il n’est pas très courageux et reste caché sous un petit abri en bois. L’espèce que nous croisons est très sociable, ils ont des petites têtes assez différentes des précédents, on dirait des petits vieux pour faire rapide et caricatural. On est alors entouré. L’instant est magique, on en profite un maximum.



Entre temps, on croisera également d’autres espèces, avec entre autre un diable de tazmanie, des reptiles et serpents dans un vivarium.

Les aigles et faucons sont enfermés dans des volières trop petites.



De retour à la voiture, les filles en maillots de bain, johann se tente à la conduite à gauche, il gère pas mal pour un mec qui à pas le permis. On fait quelques kilomètres pour arriver à Cowes, la seule ville de l’île. On passe dans un supermarché et dans une boulangerie pour acheter la nourriture du midi. On se pose ensuite sur l’herbe en bordure de mer (et de route) pour commencer le pique-nique. Celine parle de son mec ou de son frère, en fonction de la marée. Les mouettes sont voraces dans les parages, il suffit de leur jeter un morceau de pain pour avoir un attroupement d’une centaine d’individus parqué à 1m des orteils. On peut alors lancer des paris et commencer la bataille.

Le « repas » terminé, on ne perd pas une seconde (aucune digestion autorisée) et on repart donc vers une plage plus au nord, où il devrait y avoir plus de surfers, donc plus de vagues (où l’inverse certainement…). Le soleil tape fort, on se pose entre deux groupes de jeunes. Les uns se jettent des algues et des boules de sables (et oui, on est presque à Noel) pendant que les autres creusent un trou sur lequel ils reposent délicatement la serviette de l’un des leurs parti se baigner à priori. Je vois que certaines blagues sont universelles.


Pendant ce temps, on bronze, on résiste une bonne dizaine de minutes avant de partir à l’eau. Comme d’habitude, elle est froide, ça commence à devenir génant, ça fait mal aux jambes pendant plusieurs minutes, et qui plus est, on perd tout signe de virilité dès que l’eau atteint le niveau intermédiaire. On laisse les filles barboter au bord et on va un peu plus loin pour montrer au australien un peu le niveau de surf français, version j’ai oublié ma planche à la maison. Bon, ce sera pour la prochaine fois, une seule vague de prise, puis calme plat, l’eau est trop fraiche sans combinaison pour rivaliser avec les locaux.


De retour sur la serviette, Jacky, un espagnol en plein tour du monde, quoique peu débrouillard, nous rejoins et distribue en cadeau de bienvenue des bonbons à la fraise. Il est de taille moyenne, a des percings un peu partout (nez, oreille, arcade, levre), et est tout maigre. Cheveux long, brun et un pantalon fashion, dégradé du violet au rose fluo, c’est dur. Il est musicien et se produit dans les pubs de melbourne, ainsi que dans la rue. Cela lui permet de financer son périple.

Vers 18h30, on remonte vers la voiture. Tout le monde prend une douche rapide pour se dessaler, au passage, on observe que Melanie est belle et bien naturiste…

L’attraction de l’île est situé sur la côte ouest de l’île, tous les soirs, entre novembre et mars, des pingouins de petites tailles, les plus petits pingouins au monde viennent accoster sur l’île et passe la nuit à l’abri des prédateurs dans les champs environnant. Assister à ce genre d’évènement est une aubaine, que nous n’auront peut être qu’une fois dans notre vie. Comme tout a un prix, et que l’île est avant tout un repère touristique, la plage où les pingouins arrivent est privée et l’accès à l’estrade donnant sur la mer coûte une dizaine d’euros (17$). On paye puis on s’installe aux premières loges. Les lumières s’éteignent progressivement (en d’autres termes, le soleil se couche), le premier pingouin foule le sable à un peu moins de 20h30. Tout le monde le voit, sauf moi, comme les dix suivants. Enfin, quand ils sont à une longueur un peu près raisonnable, je profite du spectacle. Ils sont vraiment petits, un double décimètre sur pattes, en costume de chef d’orchestre. Ils marchent en groupe, souvent à la queue leu leu. Quelques uns semblent un peu perdus et tournent sur eux-mêmes en chantant des chansons paillardes (si si, je vous jure), mais pour la plupart, ils avancent d’un pas décidé et ridicule vers les hautes herbes. Les photos et les caméscopes ne sont pas autorisés, car cela effraye ces petites bêtes. Ils sont adorables quand ils marchent et le spectacle dure une bonne demi heure. Ensuite, on se dirige vers les esplanades où l’on peut les croiser à la recherche d’un coin pour dormir. Ils sont à quelques cm de nous. En ressortant de la zone payante, on reprend un chemin situé un peu plus haut, complètement dans le noir. La route pour y accéder est barrée aux voitures, dès le crépuscule, pour protéger les pingouins durant la nuit. On y va donc à pied, la lampe torche sur le caméscope nous guide un peu. Je filme l’ensemble de la scène, le bruit des pingouins aux alentours donne un caractère assez angoissant à la scène, et on s’engouffre à l’aveuglette dans les hautes herbes pour tenter de filmer l’un d’entre eux. Malgré les bruits de plus en plus proche, on ne parvient pas à en apercevoir. Les seuls que l’on réussit à approcher sont perdus au bord de la route, ils se cachent sans grand succès sur les premières touffes d’herbe disponible.

Vers 22h, avec jo, on ramène Jacky à son backpack. Les filles nous attendent au niveau des barrières bloquant l’accès à l’autre partie de l’île. Le temps de faire tenir le vélo dans la voiture et de faire l’aller et retour avec le détour syndical, cela nous prend une bonne demi heure. Le vélo de Jacky prend tout le coffre et trois quart de la banquette arrière, on a laissé Jacky devant, johann conduit, et je suis donc à l’arrière bloqué entre le guidon, la vitre arrière et l’appuie tête.

On repart ensuite rechercher les filles, pour enfin reprendre le chemin inverse en direction de Melbourne.

On chante une bonne partie du trajet, à capella, c’est bien plus amusant que la radio australienne, on passe en revu les grands succès de la chanson française, suffisamment pour provoquer au bout d’une heure, une quinte de toux et un mal de gorge en perspective. On atteint Chapel Street vers minuit et demi, on dépose les filles, on s’en va vers le super marché local que l’on pensait ouvert toute la nuit. Finalement, les courses sont annulées, le malheureux a fermé ses portes il y a une bonne demi heure. De retour au backpack, on mange rapidement, apéro bière (apéro pas cher), suivi d’une bonne nuit de sommeil.




Le lundi est merdique, on se lève tard, il pleut, on ne fait rien jusqu’à 18h30, mise à part un petit peu d’écriture et une sieste.

Le soir, on rejoint poupoune qui nous a préparé à manger pour oublier cette journée ratée. Thomas revient du travail vers 22h, on regarde les infos française sur internet, les nouvelles ne sont pas brillantes, c’est bientôt la guerre civile là bas apparemment, on ne se rend pas bien compte ici de ce qu’il se passe réellement, mise à part via les coups de fil aux proches. Les émeutes font les premières pages des journaux australiens. Le gouvernement a demandé à ses ressortissants de quitter le pays et déconseille aux australiens qui prévoyait de voyager sur le sol français d’y aller.

Vraiment une sale journée…

samedi, novembre 05, 2005

Australie, période du 2 au 5 novembre

Reprenons où nous en étions restés. Où était ce déjà ?

Ah oui, mercredi certainement.

Avant d’y revenir, j’apprécierai pour un court instant le moment présent. Il est presque 18h30, le soleil chauffe encore un peu, le vent souffle, assez fort pour donner la possibilité à un groupe de kite surfer d’en profiter sur une mer calme, comme toujours, dans la baie de melbourne. D’où nous sommes, on distingue uniquement leurs voiles, cachées par une avancée portuaire empruntée par quelques passants.

Au loin se dessine la ville, parqué de gratte ciel en bordure de mer, le ciel est bleu et aucun nuage n’est à craindre pour l’instant. Il y a aussi ce petit muret marquant une séparation entre la plage où nous nous sommes installés et une pelouse menant à la route. Les quelques groupes présents préfèrent l’herbe au sable fin. Il y a un couple de pré-amoureux qui se cherche depuis une dizaine de minutes, où bien ces deux jeunes filles qui se prennent en photo en pouffant.

Il y a aussi le bruit de la mer, derrière. Les mouettes rejoignent deux indiscret qui grignotent quelques gâteaux. Melbourne est une ville très agréable d’après ce que l’on en dit. Cela est assez vrai par rapport à ce que l’on a vu jusqu’à maintenant. Le temps est certes changeant mais il y a de l’espace, de grandes étendues vertes accessibles et de nombreux parcs. La population y est accueillante et chaleureuse. Les trams donnent accès à l’ensemble des quartiers de la ville et désengorgent le réseau routier, parfois chargé en heure de pointe, mais en général assez fluide. Le sport, très ancré dans la culture de la ville, est largement représenté, et touche tous les ages. En se baladant du côté du circuit de Formule 1, on a assisté ce début d’après midi à deux matchs de criquets, puis, en contournant le lac habité par les cygnes noirs, on a croisé plusieurs groupes faisant leur jogging.






Le rythme de vie est également complètement différent de ce que l’on connaît. Les gens se lèvent très tôt (voir trop), et dès 6h du matin, tout commence à s’agiter.

Ca y est, le couple s’embrasse enfin, on peut s’en aller.

On s’installe dans un café près de la plage, sur Fitzroy Street, à une cinquantaine de mètre environ. Chocolat chaud pour l’un, thé pour l’autre, et le bruit du tram grinçant. Un signal sonore indique aux piétons qu’ils peuvent traverser. C’est un son de pistolet laser suivi d’une rafale de pistolet mitrailleur, assez atypique, on se sent donc obligé de simuler une mort par balle à chaque fois que l’on traverse la rue avec johann.

Quatre jours, plus tôt, c’était le jour de notre déménagement. On avait rendez vous entre 10h et 12h, on est donc parti de chez Julie vers 12h30, avec la moitié de nos bagages sur le dos. Comme Melbourne, c’est pas encore tout à fait notre quartier, on prend le mauvais tram, en direction de High Street, on dois donc redescendre 500m plus loin, avec pour objectif de revenir au point de départ, St Kilda Road. Cela nous coûte dix minutes et un biceps. Ce coup ci, on demande et on attrape donc le bon tram, celui qui se dirige vers St Kilda Beach. On atteint Grey Stree, n° 51, Backpack Eildon Mansion, notre chez nous pour les sept prochains jours. Le backpack est tenu par Eddy et Dany, deux frangins dans la trentaine. Eddy est de taille moyenne, brun, cheveux assez court, petite houppette, bien portant. Il fait des efforts d’articulation quand il nous parle, et doit déjà nous apprendre les slangs locaux. Son frère Eddy, est plus grand malgré qu’il soit plus jeune. C’est le sérieux comme son frère le dit, celui qui doit certainement s’occuper des comptes. Comme notre chambre n’est pas encore disponible, on squattera ce soir une chambre de 4 où séjourne un australien depuis le mois de février. Les lieux sont propres et animés, l’ambiance semble bonne. On se pose rapidement puis on décide d’aller chercher le reste de nos affaires. La première conclusion qui nous vient : on a pris deux fois trop d’affaires !!! Je m’interroge sur l’utilité de la veste en cuir, de ma raquette de tennis et des cinq pantalons qui sont coincé au fond de la valise. Tant pis, on en laissera une partie chez Julie avant de reprendre le large. On passe aussi dans une agence d’intérim qui ne peut rien nous proposer d’intéressant, on reprend donc le tram en direction du backpack. Depuis ce matin, on a décidé de ne plus payer le tram, cela revient excessivement cher et le risque encouru est assez faible. On se change rapidement en arrivant, enfile les maillots, accroche la serviette autour du coup, et tongs au pieds, on part joyeusement en direction de la plage. Il est déjà 17h30 et les nuages viennent nous couvrir la tête au moment même ou nous posons le pied sur le sable. De toute façon, on est encore malade et risqué un bain de mer aujourd’hui vu la température de l’eau serait suicidaire.
Julie nous rejoins la première, elle rentre du boulot, en vélo, casque sur la tête (obligatoire ici). Céline la suit de près. On discute sans pouvoir profiter du couché de soleil, caché par les nuages. En revenant vers la ville, en guise d’apéritif, on goutte au glacier local, deux boules dans un cône pour 4$50. On passe aussi au supermarché, viandes saucisses et bières par pack de 6, un cubi de rouge pour Julie qui ne supporte plus la bière (ça fait grossir). Tout est en place pour le barbecue. Derrière les logements du backpack, on se retrouve donc avec quelques amis.


On rencontre pour l’occasion Nicolas et Hélène, deux autres français. Ils sont frères et sœurs. Lui a 22 ans, tendance rasta, avec des pattes de chat au coin des yeux quand il sourit, ce qui vous donne confiance instantanément. Il fait de la photo depuis un an et demi je crois, de l’argentique. Il développe tout sur diapositive, le rendu est plus nette et réaliste, on découvrira plus tard quelques un de ces clichés sur un site internet, le résultat est surprenant.

Sa sœur, Hélène, est un peu plus vieille. Elle a 25 ans il me semble, même si elle en fait 20 à peine. Elle est jolie et je ne sais pas pourquoi mais elle me rappelle Manue quand elle sourit. Son père est espagnol, c’est un début de réponse. Elle est arrivée en australie il y a un peu moins d’un mois, et aimerait écrire une thèse ici, rentrée universitaire en janvier 2007. En discutant, Nicolas nous propose un job, il travaille dans la rue pour collecter des dons pour le sida. Le salaire est raisonnable, 10$ de l’heure et 30% des dons reçus. Pour nous l’occasion est intéressante : en plus de travailler en plein air, cela nous permettrait d’avoir des contacts avec les gens et d’aider une cause. Les horaires ou shifts sont 11h30-14h30, 15h30-18h30, ce qui laisse la possibilité de sortir le soir. Demain matin, on rencontrera Alex, son manager.



La soirée se termine vers minuit et des poussières, trop fumé encore une fois, ça ne va pas aider à désenflammer la gorge. Jo, de son côté, tousse toujours autant.

En rentrant, Julie, qui a eu la main lourde sur le cubi de rouge a raté un trottoir et s’est éraflée le menton, coude et genou ; trois croûtes pour se souvenir de la soirée, très agréable.

Le lendemain, on se réveille à 9h30 pour rejoindre Nicolas à 11h15à l’intersection de Chapel Street et de Toorak Road, à environ 45 mn de marche. La rencontre avec Alex est assez breve, il parle assez vite mais articule bien, accentue certains mots, surtout le « but » et nous dit qu’il nous rappellera dans la soirée ou demain dans la matinée pour un cours et une mise en situation le samedi matin.

De retour au backpack, on fait la connaissance de Joe (diminutif de Jonhatan) et de Xavier, deux français qui vont reprendre notre chambre. Ils se sont rencontrés dans l’avion, n’ont pas vraiment les mêmes objectifs, mais vont partager la même pièce pour les prochaines nuits. Joe est d’une nature assez speed et stressée, cheveux long, 22 ans, il s’entend bien avec tout le monde, souvent un peu trop vite, et est assez envahissant. Xavier est plus discret, il est aussi plus âgé, il est venu en Australie en tant qu’élagueur (il réalise des coupes sur les arbres), son travail et sa passion. A 28 ans, il se rend compte qu’il désire voyager, il nous est sympathique dès les premiers contacts.

On attend que les deux frangins du backpack préparent notre chambre pour déménager. Ils se sont laissés aller sur la boisson la veille, et la gueule de bois du matin ralentit considérablement l’efficacité dans les travaux. Les quinze minutes initiales se transforment rapidement en une heure, puis deux, avant que l’on puisse transporter l’ensemble de nos affaires, dix mètre plus loin. L’après midi est alors sérieusement entamé, il doit être environ 16h lorsque l’on se décide à partir en ville. Un bref passage à la poste, on se procure des timbres et du coté de Johann, une carte pour son téléphone portable On a aussi acheter un tout petit carnet ridicule où l’on inscrira ce que l’on a prévu pour les journées.

Si je jette un œil à cette journée, je vois :

-Mails

- Voir pour location de voiture

- Rechercher adresses banques, Orange et Bouygues

- Acheter bouffe pour ce soir

- CV

- Blog

Il nous reste donc à voir les différentes agences de location de voitures disponibles dans le quartier. L’un d’entre eux attire notre attention, à 44$ la journée, ce serait parfait pour notre virée sur Philip Island ce dimanche.

Les courses sont faites dans la foulée, Jo est resté à la chambre se reposer, il ne récupère pas et sa toux le cloue au lit plus tôt que prévu. Après un repas en amoureux (cela fait maintenant deux semaines que nous vivons ensemble 24h/24, hormis les douches et les périodes aux toilettes), on passe plus de temps avec les gérants et les autres travellers restés à l’auberge. Enfin, on se remet un peu à parler anglais. Tout se termine vers minuit, jo continue alors son instruction à la guitare avant de se coucher sur une jolie quinte….de toux !

Le vendredi n’est pas bien productif non plus, on en a profité pour écrire les lettres de résiliation à Orange et Bouygues, et faire une demande de virement à notre banque respective. On valide au passage la location de la voiture, assurée pour 5 places, puis on part à pied vers St Kilda Road pour retrouver Poupoune et Thierry (enfin Thomas). On se fait une nouvelle coupe de cheveux, sabot ) 7mm, paré pour les quatre prochaines semaines.

On profite de la connexion internet pour faire une demande de Tax File Number (TFN pour les intimes) ce qui nous permettra de travailler légalement en Australie, ce qui est, entre parenthèse, assez rare dans la région. En fin d’après midi, on passe voir Alex, le manager de Nicolas, et peut être notre futur employeur. Il devait nous rappeler dans la journée mais on a pas eu de nouvelles de lui pour l’instant. On prend les vélos pour aller plus vite…

Aussitôt dit, on s’engouffre sur High Street, à fond les pédales, on parcours 500m à une vitesse vertigineuse d’au moins 20 voir 25 km/h et Johann crève lamentablement sa roue arrière (enfin, ce n’est pas de sa faute je dois l’avouer). Tant pis, on finira le trajet à pied, le vélo dans la main droite. Ca nous prendra une bonne demi-heure quand même, le long des magasins de la rue principale. Tout semble fermé lorsque l’on arrive, puis on arrive à voir Alex, cela prend deux minutes à peine, les choses se règlent vite ici, on commencera donc mardi, une photo, un passeport et un sourire suffisent.

Les vélos sont redéposés, on repasse au backpack, mange un morceau, paye la semaine, soit 262$ avec la caution pour les clefs, soit 1000frs tout rond. Sur la liste de la journée, deux lignes sont encore intactes :

- faire du sport

- Aller se poser sur la plage

Vu l’heure tardive, on décide de les reporter à un jour plus lointain. Thomas nous rejoins plus tard dans la soirée, li est déjà minuit et tout le monde commence à piquer du nez, on s’en retourne donc chacun de notre coté. Johann est fatigué, je jette un œil sur le guide de l’Australie pour prévoir une journée plus instructive pour le lendemain : visite du musée de Melbourne (culture aborigène, corps humain, etc), marché de victoria en fin d’après midi (on découvrira plus tard qu’il ferme à 15h) et repos sur la plage semble être un bon programme pour un samedi qui devrait être ensoleillé.

La lumière s’éteint et ne se rallumera que tard le lendemain matin, aux environ de 11h bien passé, proche de la demi. Petit dej’ copieux, on s’en va d’un pas décidé pour le musée. Sur le chemin, on croise St Kilda Road, et donc la collocation. On passe donc voir Thomas et Poupoune (les autres sont partis en Nouvelle Zélande pour deux semaines). Poupoune est au travail. Les 5 mn prévus au départ se transforment en une heure. Il est déjà 14h30 et l’on découvre que le marché ferme ses portes à 15h le samedi, ce qui élimine d’emblé le projet. Le ciel est magnifique aujourd’hui, et l’idée d’un musée s’évapore alors avec le dernier nuage visible.
Après une réflexion intensive, on se dirige vers le botanic garden, un immense jardin en plein air proposant au passant l’ensemble de la flore australienne. Les fleurs et les plantes sont magnifiques. De nombreux étangs jonchent le parcours, les arbres environnant offre un cadre agréable malgré la grosse chaleur du jour. Sur tous les nombreux espaces verts, des familles se sont installées et préparent le pique-nique du week-end. Tout cela reste très familial et détendu. On traverse lentement des allées en prenant soin de prendre un maximum de photos. On essayera tant bien que mal de se souvenir d’au moins un nom de fleur ou de plante. Finalement, mis à part les roses, l’eucalyptus, et le chêne local, rien ne me revient. On part ensuite dans le centre ville, repas rapide au Mac Do, puis retour par le tram de St Kilda Beach. A 18h30, nous sommes posés sur la plage, et je commence alors à écrire.





Je reprends ce soir, il est 1h35, on se lève dans un peu moins de 6h, je viens d’avoir mes parents au téléphone, jo est resté avec aurélie. On a passé la soirée avec une majorité de français, dont quelques personne du backpack et deux filles qui habitent sur Chapel Street avec qui on doit aller à Philip Island demain matin, Céline et Mélanie. Mélanie est en collocation avec Céline. D’une première impression, elle semble pédante et agaçante. Elle est un petit peu chanteuse, un petit peu musicienne, et un petit peu allumeuse. Mais elle est jolie… On la connaîtra mieux demain.

Plus tôt dans la soirée, j’ai discuté avec une australienne à la sortie d’un restaurant où je m’étais installé pour écrire. Elle était assise à la table d’à côté, parlait et riait assez fort. Elle partageait un verre de blanc et se préparait à commander. Elle m’a laissé sa carte de visite, elle a environ 35 ans et a un bon carnet d’adresses. Je dois la rappeler lundi pour du travail dans le coin, on ne sait jamais.

mardi, novembre 01, 2005

Australie, période du 29 octobre au 1er novembre

Je n’ai pas envie d’écrire, je sais que les mots ne sortiront pas facilement.
Jo est malade, moi aussi. On a un peu près les mêmes symptômes : Mal de gorge, coups de chaud, toux sèche, fatigue. Ca doit être une angine, enfin je pense. En plus de la climatisation de l’avion, avant-hier, on a été prendre notre premier bain de mer. Un pari un peu stupide, température de l’air, un peu plus de 20 ; pour obtenir la température de l’eau, il suffit de diviser par deux celle de l’air puis de rajouter quelques degrés, un peu comme pour une conversation dollar australien euro. Le vent soufflait fort, on a donc fait un aller retour, avec plongé de deux minutes chrono dans l’eau. Au moins, on aura un souvenir, en plus de la video et des quelques photos pour immortaliser le moment. Le résultat ne tardera pas à venir, dès avant hier soir, jo ne se sent pas très bien, pour moi, ça mettra plus longtemps à venir, et c’est seulement depuis hier après midi que ça ne va plus.
Nous n’avons pas fait grand choses de ces quatre derniers jours, on a cependant recommencé à avoir une vie un peu plus saine, nourriture et sport en premier plan.
Essayons de résumer un peu la situation.
Le samedi, le lendemain de notre arrivée, il n’y a rien eu d’extraordinaire, nous avons passé la majeure partie de notre journée à mettre en place les articles du blog. La mise en page est galère, mais à environ 20h, heure locale, après un peu moins de 10h de boulot, la totalité des articles sont en lignes, avec encore quelques images à mettre en place. Le soir, on sort du côté de Chapel Street, au bridie, un pub typé anglais, assez semblable au pub de la veille. On se pose à l’étage, bacardi coke en guise de remontant, tequila pour Julie et pinte de bierre pour Fanny,un concert en bruit de fond, ça sonne rock, les chansons ressemblent à celles d’hier. Route 69, bon jovi, c’est un mythe ici…
Une bonne majorité des australiens sont ivres, les australiennes sont dans le même état, les vigiles sont encore plus vigiles que les vigiles français avec un regard un peu moins vitreux quand même. Une bagarre éclate dans le coin opposé sur lequel on est posé, impossible de voir, même sur la pointe des pieds. Plus les jours passent, plus les australiens sont ivres, certainement en prévision de la Melbourne Cup, la course de chevaux la plus populaire en australie. Pour l’occasion, le 1er Novembre est férié. Jo me fait signe que c’est certainement l’inverse, ce serait plutôt à l’occasion du jour férié que la course est organisé. C’est pas con ce que tu dis.
Sur la scène, ils nous refont tout le répertoire lover, ils ont invité deux jeunes filles mini-jupées pour un medley de Grease, bien évidemment, tout le monde reprend le refrain en choeur, et nous les premiers. Quand on ne connaît pas les paroles, on bouge les lèvres en mettant à la suite des mots qui n’ont pas de sens, de toute façon, personne ne s’en aperçoit et ça fait beaucoup plus branché et local. C’est une technique de vieux sioux. Après réflexion, je me dis que même si on ne chantait pas, personne ne s’en apercevrait.
On rentre finalement vers 1h, vu qu’on s’est levé assez tard la veille, on n’arrive pas à dormir avec johann. On cherche donc des annonces pour des vans. Les plans ont alors un peu évolué en ce qui concerne notre voyage. Jusqu’alors, on pensait rester trois mois à Melbourne, on imaginait pouvoir travailler dans les champs, ou pourquoi pas barman, et faire du surf en fin d’après midi. Sans champ et sans vague, les plans sont légèrement à revoir. On se dit qu’il serait peut être judicieux de partir plus tôt. On se dit alors qu’on pourrait acheter un van dans le coin assez rapidement, remonter jusqu’au niveau de Cairns, situé sur la côte longeant la grande barrière de corail et redescendre par le centre ensuite jusqu’à adelaïde par les régions désertiques. Ensuite, on parcourrait la côte sud d’est en ouest pour remonter la côte ouest à la fin de l’été.
Avec tout ça, on se couche à 5h nouvelle heure. En effet, on est alors passé en heure d’été depuis minuit, ce qui nous rajoute une heure de soleil le soir. On a alors 9h de décalage avec la France, et 10h dans quelques heures car vous passerez cette nuit en heure d’hiver.
Le lendemain matin, la grasse matinée s’impose d’elle-même, on se lève donc à 14h30 (on a squatté une chambre pour l’occasion), on grignote légèrement et on lance un pari stupide. Le résultat est couru d’avance, on se retrouve à moitié nue à piétiner de froid sur la page, entouré d’une grande serviette. On se sèche en grelottant. Les mouettes parlent le même langage ici, mais sont moins peureuses. Génétiquement, elles sont assez similaires, même si quelques unes sont unijambistes, ce qui monopolise donc une grande partie de la conversation. Le vent reste assez fort et frais, mais en s’allongeant sur le sable, ça va mieux. Je me crois de plus en plus en Angleterre… Climat et population sont assez semblables à ce que j’ai pu en voir. Fanny nous accompagne dans notre excursion, on a déposé au passage Thomas à son boulot, dans un restaurant japonais où une carafe d’eau est à la disposition des clients sur le bar. Julie nous explique alors que c’est assez commun en australie. 10mn plus tard, les filles mangent une glace (Sur paris, ça aurait certainement été une crèpe au nutella).
On rentre vers 19h. De notre côté, on doit allez faire des courses, on a aussi proposé de faire le repas de ce soir, vin compris bien sûr. On se décide donc à partir pour le centre commercial du quartier, situé à une vingtaine de minutes de marche environ ; vu que notre sens de l’orientation en domaine hostile est limité (surtout le mien), on se perd légèrement, mais un seul indice d’un australien nous remet sur la bonne voie. On a profité d’un détour sur Chapel Street pour passer un coup de fil et pour rechercher une puce Vodafone, sans succès. On a aussi tiré de l’argent pour renflouer un peu la caisse commune. De retour au supermarché, on parcourt les rayons un à un, on remplit le caddy, on choisit souvent les produits premier prix, fanny nous a dit qu’ils étaient très correct. Vers 21h, on repart du supermarché, les sacs à dos remplis, un sac de course dans chaque main, et on a eu pour seulement 70 AUS $, soit un peu moins de 45 euros. On a aussi acheté une bouteille de vin rouge australien, un des premiers prix (un peu plus de 30 francs) mais la bouteille est joli (le vin s’avérera être légèrement piquant par la suite). De retour à l’appart, en un peu moins d’une demi heure, on s’attaque au repas. Menu du jour, salade composé en entrée, suivi de pasta carbonara, des tranches de bacons coupées en tranches joueront le rôle des lardons, et le cheddar local (tasty comme ils le désignent par ici) remplacera le gruillère rapé, le prix des fromages est exorbitant ! En dessert, on glissera un peu de yaourt dans les verres et ça fera largement l’affaire. Les filles apprécient le repas, tout va bien.
On parle de plus en plus d’acheter un vélo pour se déplacer, le prix à l’achat est élevé, les occasions sont rares, et un vélo simple (sans freins à disques à l’avant, ni fourche téléscopique) ne semble pas être homologué sur le sol australien. Résultat, les prix grimpent très vite, on recherche donc sur ebay ce qu’on peut avoir en bas de gamme. Autre détail de choc, le port du casque est obligatoire, c’est ravissant, et au moins, avec ça on est tous égaux.

Après de grands effort, on se couche plus tôt que d’habitude, à 2h am, mais rien y fait, encore sous le coup du décalage horaire, je n’arrive pas à dormir, je me retourne pour trouver une position confortable, sans succès. Cela fait maintenant plusieurs soirs que j’essaye de m’endormir avec de la musique, ça me permet aussi de voir les prochaines chansons que je tenterai de jouer à la guitare. Dans un élan de motivation, jo a commencé à apprendre l’instrument, on a choisi « jeune et con » de Saez, car il n’y a pas d’accord barré. Je lui ai inscrit les quatre accords sur un petit bout de papier et il essaye avec de plus en plus de succès à passer d’un accord à l’autre.
Autre changement important ce soir, johann a décidé d’aller se poser sur le canapé d’à côté (précision, on dort dans un canapé lit deux places, dont une des places est en pente, ce qui réduit l’espace).
Finalement, on sera réveillé par le bruit des voitures et la lumière matinale. Je somnole encore et dans mon rève je vois un avion tentant de s’écraser sans succès sur une tour de la ville où nous sommes enfermé. Cela me marque assez pour en avoir encore le souvenir à cet instant. Pour la première fois, on peut prendre un petit déjeuner. Chocolat tartine avant de partir pour une séance de sport avec johann et thomas. Le programme est clair : 5km autour du lac de melbourne, puis légère séance de musculation pour réchauffer les muscles. Deux semaines sans sport, trop de cigarette, mais finalement tout se passe bien. La résidence a une salle de musculation réservée aux proprios et locataires, avec sauna et douche intégrée. Le matériel est assez sommaire mais cela nous permet de s’amuser pendant une bonne heure. On revient à l’appartement vers midi, un peu cassé. J’ai promis à johann de lui faire un petit dej anglais (qui sera en fait un déjeuner). On se retrouve donc devant une grosse assiette composée : Beans, œufs, bacon, pain blanc et cheddar, thé au lait.

A 14h, c’est l’heure de la conversation philosophique, on refait le monde, on parle de politique et de racisme, d’égalité des chances et d’accès aux études. Finalement, on a notre dose de sérieux pour le reste de la semaine, on s’en va donc le cœur léger ouvrir notre compte en banque, et cela nous prend une heure à peine. Ils demandent une dose d’information plus ou moins confidentielles, parlent très vite, racontent un peu leur vie. On retourne à l’appart rechercher Fanny, et on part ensuite à pied aux alentours de la plage de St Kilda.
On passe à un backpackers réputé dans le coin et pour lequel on a déjà rencontré le gérant à paris lors d’une soirée spéciale Australie dans un pub, le Café Oz pour les connaisseurs. Les prix de l’auberge sont intéressant, 240 $ la semaine, soit environ 150 euros. La population est cosmopolite, jeune et fêtarde, exactement ce qu’il nous faut. On doit visiter une chambre mercredi. Petit détail qui à son importance, il y a le frigo dans la chambre.
Ensuite, on se pose sur la plage pour profiter du couché de soleil, c’est magnifique. Les nuages se colorent de rose fluo et s’illuminent progressivement, ils prennent des formes tourbillonnantes.


Digne d'une carte postale

Alors, c'est pas beau ça ?



En pause

On retourne à l’appartement, on photographie les cygnes noires, c’est flou ou trop éclairée. Je marche en tongs dans la merde d’un chien (du pied droit en plus). J’ai la gorge qui me pique.

On reparle des plans de voyage avec johann. Les choses évoluent de jour en jour, on a décidé de ne pas acheter le van à Melbourne et deux nouveaux plans émergent progressivement:
  1. Partir en train à Perth (l’indian pacific). Trois jours de voyages en plein désert, une expérience unique. On achèterait alors un van à perth puis on partirait par le sud jusqu’à la côte est, pour remonter ensuite vers le nord jusqu’à la grande barrière de corail.

  2. Deuxième choix, prendre l’avion destination Cairns. On profiterait alors des fonds océaniques, on achèterait un van la bas puis on partirait vers le sud par la côte, on longerait la côte sud jusqu’à perth.

Finalement, on décide que le choix b) est plus intéressant ; en tout cas jusqu’au prochain changement de programme. Du coup, on a plus besoin d’acheter un vélo, on remet donc cela à plus tard.
Je rappelle Céline pour lui dire que je ne sortirais certainement pas ce soir, l’angine est plus forte que la motivation, j’ai besoin de dormir. Si demain matin ça va mieux, je passerai manger une gaufre à son stand.
Johann est revenu squatter le lit « deux » places, il tousse, je me plains un peu, comme j’ai pris l’habitude depuis la fin de l’après midi. Pour mettre une petite point de gaîté dans la soirée, on a trouvé un surnom pour fanny, ce sera poupoune, nous on trouve ça plutôt mignon, ce qui n’est pas du tout de son avis. Pour l’origine, je donne juste quelques indices, je dirais donc fanny avec l’accent anglais et Ali G pour ceux qui connaissent. On éteint les lumière assez tôt ce jour là.

Le lendemain matin, j’ai légèrement oublié de me réveiller, je fais donc une croix sur la gaufre. J’ai la gorge défoncée, on s’est taché sur la dernière tablette d’Oropivalone restante, sans résultat visible. Il faut trouver une pharmacie. Le problème, c’est que nous somme mardi 1er Novembre, et si pour vous, le jour est férié pour célébré les morts, le notre est réservé à la Melbourne Cup, un évènement plus qu’important au pays d’Oz où les gens regardent une course de chevaux et cela donne donc une excuse pour s’habiller n’importe comment et boire encore plus que les autres soirs.
Pour reconnaître une prostituée en Australie, c’est assez facile, elle est souvent plus habillée que l’australienne classique. Jupe à raz le bonbon, décolleté à raz le téton, haut à raz le nombril , talons et grandes fleurs colorés dans les cheveux. Vous mélangez tout ça, vous ajouter quelques (pour ne pas dire trop de) pintes de bière et vous obtenez le résultat ambiant à 17h.
A 18h, vous enlevez les talons car elles ne sont plus en état de marcher avec. Les pubs sont bondés, la moitié de la population est ivres, un vieux tram nous ramène donc sain et sauf dans notre quartier.
Comme des touristes, on a raté la course rediffusée sur écran géant en plein centre ville. On est arrivé au moment de la remise des prix. Cela sonnait encore une fois très british et on se demande de plus en plus si on ne s’est pas trompé de vol (il y a même un quartier qui s’appelle Brighton dans le coin, ca devient louche). On a réussit à trouver une chemistry, la pharmacienne est très sympa, à l’écoute, elle pose plein de questions, elle se demande si l’irritation à la gorge n’est pas du à une allergie, il y a beaucoup de pollen dans le coin apparemment. Dans la rubrique des nouvelles inutiles, j’ajouterai que j’ai aussi un nouveau numéro de téléphone portable, ça va être pratique lors des déplacements et pour les offres d’emploi. Johann quant à lui à

Avec july !

Il est maintenant un peu plus de 23h et la voix me quitte progressivement, je revis une période magnifique de ma vie, je remue en direct mais dans le sens inverse ce coup ci, avec de merveilleux sauts de voix dans les aigus, des passages aphones, que du bonheur en prévision pour demain donc. Johann tousse toujours autant, on s’acharne sur les nouveaux médicaments. Il montre sa nouvelle chemise à aurélie. Poupoune regarde un film sur son portable, avachi dans le canapé d’en face et thomas doit être dans la salle de bain. Julie est dans sa chambre, elle doit téléphoner (9 contre 1), j’imagine que sylvestre est dans sa chambre connecté à internet.
Demain, on déménage direction le backpackers de St Kilda, on devrait rester là bas une semaine avant de revenir vivre ici pour une semaine. Il faut aussi qu’on passe dans une agence d’interim pour trouver du travail. Tout un programme.

Marcher sur l'eau ? acile...


Photos beaux et belle gosse

En groupe avec poupoune
No comment...
Avec thomas, le petit ami de poupoune