Sydney
Chuttttt….
Pas trop de bruit pour ceux qui dorme svp. Lisez à voix basse et baissez l’intensité lumineuse ; eteignez aussi votre musique et écoutez plutôt :
Il est minuit et demi, ou peut être une heure de plus si je considère que le portable n’a pas été remis à lheure depuis notre passage dans le New South Wales. Quoi qu’il en soit il n’est plus très tôt. Installé sur un lit d’une chambre dortoir de 12 personnes, me voila reparti dans les joies de l’écriture. Un couple d’allemand est étendu sur deux lits superposés dans la petite pièce d’a côté, essayons de ne pas les réveiller.
Sydney, qu’est ce que cela représente pour vous ?
Certains se disent que Sydney décrit avec précision l’univers australien. Je ne partage pas cet avis. Sydney est une grande ville, une très grande ville, la capitale économique du pays-continent. Une parenthèse rapide, la capitale australienne est Canberra, une ville d’une taille plus modeste situé plus dans les terres qui n’a apparemment rien d’attrayant. Certains se demandent alors « mais pourquoi Sydney n’a pas été choisit comme capitale ??? » Tout simplement pour ne pas léser Melbourne qui enviait aussi le titre tant convoité. Canberra se trouve en effet à une distance raisonnable entre les deux villes.
Grattes ciel à fleur des nuages, quartier pour business man chevronné, parcs immenses plaqués en plein cœur de la city. Sydney reste une ville cher, et, constat effrayant, sans aucune place de parking gratuite à moins de 10km du centre.
Depuis deux jours donc, nous sommes à Sydney.
J’aurais aimé être capable de vous décrire Sydney en trois mots, ce qui vous aurait économisé du temps de lecture
Le seul problème est que trois mots ne suffisent pas pour décrire Sydney. Ou peut être ai-je des lacunes en vocabulaire… Quoi qu’il en soit, son théâtre impressionne, on en vient même à se demander comment peut rendre l’acoustique. Impossible de vérifier, les billets sont chers et nos portefeuilles vides.
Le long de la pacific highway au nord ; nous naviguons donc un mercredi soir pour atteindre les portes de la ville. On suit la freeway jusqu’à atteindre les quartiers agglomérant, à une vingtaine de kilomètres du centre. Plus on s’approche, plus les constructions se resserrent, plus le paysage urbain devient dense. On passe sur le harbour bridge, un pont construit il y a presque 100 ans, magnifiques et immense ; comportant une dizaine de voies dont une pour les vélos et une pour les trains. Comme tout bon touriste qui se respecte, on arrive en tongues short et bien évidemment torse nue. Le temps est affable, gris, pluvieux, il fait froid et les gens marchent, marchent encore, et ne s’arrête plus. A quelques centaines de mètre de nous est posé la Sydney Tower, une tour donnant une vue panoramique sur la ville, et on se demande encore comment ils nettoient les vitres et les grands câbles qui partent du bâtiment circulaire et se croisent jusqu’à une centaine de mêtre en dessous.
Après un Mac Donald pour riches ou même les sauces deviennent payantes, on se change en pleine air, pantalon/chemise avant de partir à la conquête de Sydney. De nuit, les lumières des grands buildings et les enseignes des grandes firmes confirment son caractère dominateur. Le long de George Street, on remonte vers le Nord, jusqu’à atteindre le Bennelong Point, ou a été installé l’opéra de Sydney. A fleur d’eau, on a une vue magnifique sur le sydney Harbour Bridge, éclairé de toute part. De nombreux voiliers en profitent pour naviguer le long de la baie. Par chance, nous sommes dans un des quartiers les plus agréables de la city, à quelques pas des Royal botanic gardens.
Encore sans domicile fixe, ou plutot EDR comme on devrait dire (En Domicile Roulant), IZA nous conduit vers l’est de la ville, à Bondi (prononcé bondaieeeee), la « plage » la plus proche. Bien évidemment, on n’y trouve aucune douche de disponible après la tombée de la nuit, aucun toilette et un seul parking à 20$ pour passer la nuit.
Sydney a souvent été la ville de tous les superlatifs, et bien pour le prix des parkings, je lui donne une palme d’or. On s’attaque alors aux quartiers résidentiels et après de courtes recherches, on se pose dans une rue bordée de maison pour nouveaux riches et jeunes en pleine recherche identitaire. 6h de sommeil avec vue magnifique sur la partie ouest de la ville en contrebas, système découlement à nos pied (bouche d’égout) et pissotières sur lit de ronces pour la première soirée. Le temps est plus froid ; et donc les nuits meilleures.
Notre mission du jeudi est de trouver un backpackers et si possible un travail. La journée commence plutôt mal, on parcours King Cross, le quartier des prostitués, de la délinquance et de l’alcool, sans trouver aucun logement adéquate (étonnant non ?). On fait une escale dans le centre. Impossible de garer IZA, on perd espoir. Dans ces cas la, on se rattache à notre sens inné du « j’ai de la chance quand je crois que c’est foutu » qui nous amène à l’ouest de la ville, à glebe, à côté de l’université de sydney. En parcourant Glebe Point Road, la rue principale, on croise le Glebe Village, un backpackers de la même trempe que le Somewhere to Stay à Brisbane. Le quartier est calme et aéré, la ville est à une bonne demi heure à pied. Le backpackers est assez cher mais inclus le petit déjeuner, un barbecue gratuit le dimanche, une population en majorité féminine et un personnel des plus agréable. On prend l’option économique, un dortoir de 12 personnes pour une semaine, soit 147 $ par personne. La porte est activée par une carte magnétique. On partage le dortoir avec seulement un allemand d’une vingtaine d’année. Il y a aussi les toilettes et la douche dans la chambre.
Au passage, la réceptionniste est charmante.
Sur un grand tableau Veleda à l’entrée, il y a de nombreuses annonces d’emplois. Mon œil est malgré moi attiré vers une annonce de programmeur php/postgresql, deux mots qui m’étaient sorti de l’esprit et qui reviennent alors comme un coup de marteau qui fait déjà mal au crane. Toujours contrôlé par une force étrangère et sombre, je téléphone pour avoir plus de renseignement, et j’ai même le culot d’accepter un test pour le lendemain matin. Le salaire semble alors très intéressant, 20$ de l’heure pour 40 heures dans la semaine. De son côté, johann rédige son cv et prend quelques contacts. Le soir, on passe un peu de temps sur internet, gratuitement, en profitant d’une faille du système. Vers minuit, jo part se coucher, je reste discuter avec un groupe de français très sympa, un couple doit réparer une ford falcon, le démarreur a laché (hehe, on est pas les seuls alors !). Couché vers 1h30, la guerre est alors déclarée contre les moustiques de la région, une version plus petite et plus agressive que ceux rencontrés jusqu’ici. Comme souvent, les moustiques sortiront vainqueur, mais pas pour jo qui aura eu la présence d’esprit d’aller chercher le repellent (bombe anti-insecte à la con).
Réveil yeux collés et haleine des mauvais jours, je suis déjà en retard… Un ou deux crocs dans des toasts, un verre de lait et je saute dans un bus en direction des nothern beaches, la où je dois faire mon test. Je mets plus de deux heures pour m’y rendre, je change de bus, rate le ferry, reprend un autre bus, c’est une catastrophe… J’arrive à 10h30 au numéro 401 de Sydney road, une grande maison blanche ou est installé une petite entreprise, vraisemblablement une start-up vu l’état des locaux. Un gars me reçoit, ne me demande rien à propos de ce que je fais ici, m’installe devant un poste et me donne quelques consignes sur ce que j’ai à programmer. J’ai 4h, ce qui n’est pas de trop…
Dans ma tête, tout va très vite. Pendant 5 bonnes minutes, je regarde cet engin bizarre avec un écran, un clavier et une souris, et la, je me demande vraiment ce que je fous ici. J’avais dit que je faisais un break, que je faisais une année sans faire une ligne de code. Je me retrouve planté la, et j’ai envie de prendre mon sac et de m’enfuir, de retourner avec des gens plus sociaux que la bande de primate qui a élu domicile dans ce faux bureau. Je suis déjà ailleurs. Je rève que je m’en vais, que je les plante et que je cours dehors pour reprendre l’aventure.
Mais je ne suis pas très courageux alors je reste et je code, je code et je recode pendant presque 4h. Finalement je termine ce qu’ils veulent… Le gars est content, je suis heureux qu’il soit heureux. On parle un peu du salaire, en fait il y a 30% de taxe, ce qu’il fait qu’il ne reste plus que 14$ de l’heure… Je lui dis que c’est beaucoup trop peu, il me dit qu’il est d’accord, mais qu’il ne peut pas faire grand-chose. Je m’en vais. A 16h, il me rappelle, je suis en train de vérifier l’état de mon compte australien. Il me dit qu’il a parlé à ses supérieurs et que malheureusement, ils n’ont plus l’intention d’embaucher quelqu’un pour le mois à venir. Rien à voir avec mon code qu’il me dit, juste qu’ils n’ont plus les budgets.
Tu n’aurais pas pu te renseigner avant coco ?
Enfin bon, c’est peut être un signe, quelque chose qui me dit de ne pas faire d’informatique. En plus, ça ma donné mal à la tête…
Je rejoins jo à Hyde park, ou de nombreuses personnes sont allongés sur l’herbe pour bouquiner, discuter ou tout simplement se laissé aller dans les bras de Morphé. Jo a passé sa journée à jalonner la ville à la recherche d’un emploi, sans grand succès pour l’instant.
Peu de temps après, charlotte nous rejoins. Charlotte est une française rencontré à Brisbane, au backpackers où était Poupoune et Thierry (à qui on fait un gros bisou d’ailleurs). Charlotte à 22 ans, a une culture assez impressionnante en cinéma contemporain et aimerait devenir primatologue (marrant non ?). Elle est de taille moyenne, cheveux ondulés à hauteur d’épaule, visage calme avec un piercing discret en dessous de la lèvre. Elle est très jolie. On se pose donc sur l’herbe et on discute pendant une bonne heure de choses plus ou moins gaies, de voyage et d’aide humanitaire. Ensuite, on va voir sa collocation : un appartement de 2 chambres partagés par 7 personnes. L’immeuble est magnifique, luxueux, 5 ascenseurs, des couloirs immenses, et, comble du comble, une piscine au 30ème étage avec vue sur la ville. A côté de la piscine, il y a un jacousi chauffé en extérieur, le paradis. La vue est incroyable, directement au pied de l’immeuble commence Hyde park, puis plus au loin se dessine les jardins botaniques, l’opéra et enfin le sydney Harbour Bridge. On se rend compte aussi du nombre de voiliers qui naviguent, c’est envoutant. Jean’s remonté jusqu’au genoux, on barbotte les chevilles dans l’eau chaude à bulle. On repart aux alentours de 20h15, on se perd un peu avec jo qui n’a plus ses lentilles. On arrive donc au backpackers peu avant 22h. On mange, squatte la connexion internet nous voila maintenant arrivé au terme de la journée. Il n’y a plus personne dehors, tout le monde est sorti en ville, en boite ou en pub. Demain, on doit aller visiter l’aquarium de sydney. Il faut aussi qu’on prévoit une séance de cinéma en plein air !
Sur ce, j’éteins aussi la lumière.
Mercredi 25 décembre
Sur un petit bout de papier je griffonne le programme des derniers jours :
Samedi : aquarium
Dimanche : Rien / Jo : Manly
Lundi : boulot
Mardi : boulot
Je met une petite note spéciale pour la frangine avec un petit symbole important devant : Anniversaire sandrine.
Et oui, on est le 25 janvier et la grande sœur fête ses 26 ans aujourd’hui !
Et puis je replonge quelques jours en arrière jusqu’à samedi dernier.
Comme tout un samedi, on fait la grasse matinée.
Texto de Charlotte :
« Rendez vous à 15h15 devant l’aquarium. »
Je regarde l’heure de l’ordinateur ou je suis en train de fignoler avec l’aide de jo mon cv visant la restauration. Il est 13h.
Quand on cherche un boulot dans la restauration sur Sydney, l’expérience est indispensable. A défaut d’en avoir, on en invente. Quitte à inventer les expériences, on invente aussi le nom des boutiques, que des noms qui sonnent bien français. Au final, voici donc un échantillon :
- Employé polyvalent à « La bonne baguette » (Boulangerie)
- Interimaire à « Le port salut, c’est écrit dessus »
- Serveur à « Le ch’tit canon » (Café français)
- Vendeur pour Assan Sehef (Convenient store)
Si avec ça je ne suis pas serveur…
Quoi qu’il en soit, il n’est que 13h, ce qui nous laisse encore deux bonnes heures devant nous.
1h…
hmmm….
Deux heures plus tard, on avale en vitesse un bol de noodle en se brûlant le palet entre chaque bouffée, lance les bols et la casserole dans l’évier, donne un coup rapide sur la table, court chercher l’appareil photo et la caméra, enfile une chemise et une paire de tongues. Enfin, on se met en route, il est 15h10, et il faut plus de 20 minutes à pied pour rejoindre l’aquarium.
On retrouve Charlotte à 15h35, elle nous attend depuis 25mn. On est désolé, et un peu essoufflé aussi. Rien à faire, même quand on a du temps devant nous, on arrive en retard.
La visite de l’aquarium est rapide, et seulement la partie concernant les requins est vraiment impressionnante. On passe sous un tunnel transparent, immergé dans une piscine immense, décoré comme le fond sous marin je présume. A l’intérieur nage une bonne vingtaine de requins d’origines différentes, et donc de tailles et de morphologies différentes. Des raies d’un mètre cinquante d’envergure passe au dessus de nos têtes, on a l’impression qu’elles volent, c’est étrange et envoûtant. Des bancs de poissons croise le chemin des squalls sans y prêter attention, seulement certains d’entre eux semblent comprendre le danger et nous regarde à travers la vitre en ayant l’air de dire : « Mais qu’est ce que je fous la moi… »
Pour être franc, c’est sûr que je n’aimerais pas être à ta place petit poisson.
Le soir on achète un cubi de blanc pour être certain d’avoir mal à la tête le lendemain matin. Comme d’habitude, on s’y prend trop tard pour manger et la cuisine est déjà fermée lorsqu’on commence à s’en préoccuper. Depuis ce matin, on a pris un petit déjeuner rapide et seulement un peu de noodles, le blanc monte donc directement au cerveau. Couché à 5h bien passé, mon dimanche sera improductif. Jo, de son côté, rejoint Charlotte, son colocataire, et d’autres filles qui sortent d’on ne sait où à la plage de Manly.
Le lundi matin, j’ai rendez vous à 7h chez une dame d’une cinquantaine d’année, qui cherche quelqu’un pour faire un peu de jardinage. C’est Juliette qui m’a offert le job. Juliette est typé asiatique, elle est mi-australienne, mi-neozelandaise, elle est aussi resté en Angleterre pendant un long moment. Elle étudie l’art contemporain à l’université de Sydney et profite des quelques semaines de vacances pour se reposer et faire la fête. Le jardinage, ce n’est pas sa tasse de thé à Juliette, et comme elle barbouille quelques mots en français, elle n’arrête pas de répéter :
« C’est très dur parce que je suis trop petite »
Ravissant.
Donc, elle me laisse son job, à 1h du matin le dimanche soir, je suis censé commencé dans 6h… D’un autre côté, l’ambiance est plutôt bonne. Un nouveau jeu, le drinking-pong a fait quelques ravages dans l’assemblée. En particulier un Anglais, paul, qui n’est pas des plus adroit avec une raquette. Paul a donc la trentaine, ne marche plus droit du tout, et maintient difficilement une conversation avec des mots de plus de 2 syllabes. De notre côté ça discute politique sociale et dépendance, ce qui nous tient sous tension pendant une bonne heure. Quand on se rend compte que tout le monde autour de nous est parti se suicider, on décide enfin de changer de conversation. Jo doit bosser le lendemain aussi et est déjà parti se coucher.
4h30 de sommeil, frais comme un gardon en décomposition, je me lève à l’heure à laquelle je dois commencer. J’arrive donc une heure en retard, sonne à la porte, racle la gorge et cligne trois fois des yeux pour les décoller. 1mn plus tard, me voila face à face avec la propriétaire, je lui explique rapidement que Juliette ne peut plus venir et que donc je vais la remplacer. On discute, elle m’explique un peu ce qu’elle veut, enlever les mauvaises herbes et enjoliver le jardin.
Le travail est agréable, il fait certes chaud mais rien à voir avec ce qu’on a connu à Childers, En plus ce n’est pas un travail difficile. Je travaillerais 2 jours complet la bas, 8h le lundi, 9h le mardi, à 15$ de l’heure en cash.
Le lundi, jo n’a finalement pas travaillé, le gars qui devait passé le chercher n’est pas venu et n’a même pas pris la peine de prévenir.
Le mardi, jo était censé travailler aussi, à midi. Je devrais faire un copier coller de la phrase du dessus.
Hier soir, nous avons passé la soirée à discuter autour d’une table, sous une pluie fine. On va organiser le Psycho Ping Pong Championship… 2$ l’entrée et encore toutes les rêgles du jeu à établir. On en parle autour de nous mais la pluie risque de compromettre et d’annuler le tournoi.
Cinq jours plus tard...
Le Psycho Ping Pong competition a bien eu lieu. C’était mardi et ça a commencé à 20h30. Sur les 30 personnes du backpackers, on a réussi à gagner la confiance de 17 d’entre eux qui nous ont gentiment transmis les 5$ de droit d’entrée (les prix ont augmenté en effet…). Avec tout ce qu’on a récolté, on a pu aller chercher un gros pack de bières, trois cubis de vins, quelques soft et des gâteaux aperos. Et en plus, on fait un bénéfice d’un dollar, magnifique non ? On commence par les matchs de poules, les deux premiers de chaque poule atteigne ensuite la phase finale de la compétition. Les règles sont simples :
Chaque joueur remplit un verre du vin de son choix puis le pose sur la table de ping pong à une trentaine de centimètre du bord de fond. Un coup se joue comme au ping pong traditionnel, avec quelques exceptions au cas ou la balle interagit avec LE verre.
Donc, si la balle tombe dans le verre adverse, on gagne le match et notre adversaire doit boire son verre cul sec.
Si la balle touche le verre adverse, on boit deux gorgées.
Si l’on perd le point, on boit une gorgée.
Lorsque l’on finit son verre, on perd le match.
N.B : On ne peut pas utiliser plus de 5 gorgées pour boire son verre.
La compétition se déroule plutôt dans une bonne ambiance même si personne ne m’écoute lorsque j’explique :
a) les règles
b) une deuxième fois les règles
Ensuite, en général quand ils sont sur la table, on leur demande :
« tu as compris les regles ?» Et la, tu as inévitablement le : « Quelles regles ??? »
En plus de ça, personne n’est la quand on l’appelle pour jouer. Bref, je passe mon temps à courir chercher les joueurs.
Finalement, l’équipe de France s’en sort très bien avec 5 représentants en quart de finale !
Bon, ça n’empêchera pas un suédois un peu trop sérieux de gagner la formidable chance de devenir le roi de la soirée (c'est-à-dire qu’il peut demander n’importe quoi à n’importe qui si cela n’implique pas de l’argent ou si cela est humiliant). Il n’utilisera rien de tout ca, il part directement en boite après sa victoire (crétin).
Le mercredi, on ne fait rien…. Enfin je ne m’en rappelle plus en tout cas…
Le jeudi, on a été voir un bout de match de l’open d’australie sur l’écran géant de l’opéra House. Ensuite, on voulait participer à un concours pour gagner des places pour la finale avec allez et retour offert. Pour cela, il suffisait de marquer trois points à un joueur « pro » qui faisait le guignol sur le terrain (jouait main gauche, assis sur une chaise). Autre détail, il fallait être résident australien pour pouvoir participer, on a donc été refoulé.
Comme c’était la fête nationale australienne (le G’day), il y avait la fête un peu partout.
De leur côté, les aborigènes brulent des drapeaux australien pour célébrer le massacre de leur ancêtre… Les australiens, fier de leur pays, se balladent avec de grands drapeaux australiens, des plus petits peints sur le visage, accroché au sac à main, déposé dans les cheveux ou attaché autour du coup. Il ont aussi une bouteille dans la main droite et un poteau de soutien dans la main gauche. Certain d’entre eux crient des phrases de trois mots :
« Come on Aussie » est leur favorite, alors au fur et à mesure de la soirée, ils la disent de plus en plus fort…
On assistera ensuite à un feu d’artifice sur Darling Harbour, joli mais sans grande surprise.
On terminera la soirée au backpack, avant de redéposer Amandine, plus connue sous le nom de Marion.
Mais en fait, je me rends compte que je n’ai pas fait les présentations :
Alors dans la petite bande de Sydney, il y a :
Amandine (ou Marion) : 22 ans, partie en Australie par un organisme de filles au pair. Elle est chez une famille de riche au nord de la city. Elle est hébergée chez la famille, à son propre étage/appartement dans la maison et doit s’occuper de trois bout de choux qui ne mange pas le midi mais à toutes les heures…
Jo, 18 ans de Suisse, en Australie depuis quelques jours, il n’a déjà plus une thune et vient de rater le dernier taf car il a oublié de se réveiller.
Mathieu, 23 ans de Lyon, en couple avec Marine (ou Mariana), 22 ans. Ils sont en Australie depuis 11 mois, ont fait un tour avec une voiture
Le vendredi, je bosse chez un petit vieux encore en pleine forme, il monte dans la poubelle et saute à pieds joins pour tasser les ordures... A 20$ de l’heure, je peux faire ça ! En fait, non, moi je décolle de la moquette, enlève des plaintes, je nettoie du parquet et jette de vieilles branches. En quatre heure de travail, j’ai réuni assez pour m’acheter une tablette de chocolat et à manger pour les prochains jours. Je rejoins Johann qui veut retenter de participer au concours.
Le pro d’hier c’est blessé, il est tombé sur la tête, s’est arrêté de respirer et maintenant il est à l’hôpital le mariole.
Du coup on joue contre un plus jeune, moins cool, et on perd… fin de l’histoire.
Hier, on est parti faire un tour des botanic gardens, on croise des cacatohes sans la moindre grasse pour voler. On atteint la pointe, de la on a une vue superbe sur harbour bridge et l’opera house.
Tout le monde est parti bosser ou se promener aujourd’hui, moi j’attend le barbecue gratuit du backpackers qui commence dans 4h30 maintenant. Cela devrait me laisser le temps de faire une sieste.
zzzzzzzzzzZZZZZZZZZZZZZZZZZz































3 Comments:
C'est TROP BEAU!!! C'est TERRIBLE!!
jb tu pourras ramener du sable des dunes??? bisous
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cilou, at 31/1/06 01:44
Merci pour ce moment de franche poilade. Eclatez vous bien...
Juste pour savoir : le surf à Bondaieeee on n'en entend pas beaucoup parler !!!
Attention on va bientôt vous mettre votre dose... on est semi-pro.
Au fait, nous aussi on a vu des dauphins... c'est trop mignon hihi, c'etait les même que vous, mais en mieux ! normal !
Gros bisous à Charlotte
A plus les geeks
Poupoune et Thierry
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tom & fanny, at 31/1/06 11:25
salut mec,
juste pour rectifier qu'a Sydney c'est un Opera et non pas un theatre ; enfin, je dis ca je dis rien...
See ya
Nico
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Anonyme, at 17/2/06 18:51
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