Sydney, c'est fini
Je suis en ce moment les pieds dans l’eau, confortablement assis sur mon siège de pêcheur, la canne à pêche coincée entre les armatures de la chaise. Jb, à moins de 2 mètres de moi, se trouve à peu près dans la même configuration. Face à nous, un grand lac, puis, derrière, les montagnes. Nous avons quitté Sydney hier pour nous rendre à Young afin de bosser. Mais avant d’y arriver, nous nous sommes arrêté dans les Blue Mountains afin d’y passer quelques jours avant de nous mettre à bosser. Nos derniers jours dans la métropole ont été assez agités et notre départ un brin précipité. En fait, nous avons rendu les clefs dimanche et depuis ce jour là, nous dormons sur le parking, en profitant gratuitement de toutes les installations du backpack. Mathieu et Marianna, un couple de français que l’on a rencontré ici dorment ainsi depuis 3 semaines sans même avoir dormi une seule nuit dans le backpack et ne se sont jamais fait griller.
Dans la rue à l’arrière de l’établissement, reposent des voitures abandonnées par quelques backpackers pressés de rentrer dans leur pays et qui n’ont pas réussi à revendre leur véhicule. Certains semblent en état de marche et peuvent être une occasion de se faire un peu d’argent en les revendant, ou simplement en récupérant des affaires dedans. Le problème, c’est que sans les clés du véhicule, tout devient plus compliqué. On s’est donc improvisé maître dans le crochetage de portes ou de capots de véhicule. Gay Dave, l’un des dealers du backpack, est parti le matin même pour Perth en laissant sa voiture à l’abandon. Avec un cintre et la barre de fer (des choses), on parvient à ouvrir la porte sans rien défoncer. C’est une vraie mine d’or On récupère ainsi 2 tentes, une glacière électrique, des outils, des enceintes toutes neuves pour notre van, des sièges de camping, et j’en passe. La commande d’ouverture du capot étant morte (un kangourou semble s’être frotté d’un peu trop près au pare choc), on ouvre le capot avec un bout de bois et une ficelle, et en défonçant pas mal de choses cette fois ci. On tente de récupérer le démarreur pour la voiture de Mat et Marianna qui reste clouée au parking à cause d’un démarreur malade. On était donc en train de « travailler » tranquillement sur la voiture quand un 4x4 de flic arrive dans la rue. Ils passent juste à coté de nous, nous regardent, puis s’arrêtent un peu plus loin. Ils descendent de leur voiture, s’approchent, puis nous demandent ce qu’il ne va pas avec notre voiture. Ils nous expliquent d’où vient le problème et comment le résoudre. Puis, ils s’éloignent en direction des autres voitures abandonnées. On les voit s’approcher de notre van, regarder à l’intérieur, faire le tour, près à coller une amende pour mauvais stationnement. On leur explique donc qu’il s’agit de notre van. Ils nous demandent de le déplacer, et nous indiquent un endroit où le mettre. Je dis tout fort à Jb que ça ne sert à rien car la nouvelle zone est toujours interdiction de stationner et en plus, c’est juste devant le portail du backpack, ce qui est moyen quand on dort sans payer. Jb me répond, tout aussi fort de le déplacer quand même et que quand les flics se casseront, on le remettra à sa place. Je déplace donc le van et un des flics s’approche de Jb et lui demande en français « Alors, vous êtes français ? ». En fait, un des flics venait de l’île Maurice et donc parlait super bien le français. Heureusement, il est super cool et n’en a visiblement rien à foutre de ce qu’on vient de dire. On discute donc avec lui, il nous explique qu’ils ont reçu des plaintes comme quoi des personnes dormaient dans leur van, nous demandant à l’occasion si l’on ne dormait pas dedans. Puis, ils s’en vont. On reprend notre travail tranquille en se disant qu’il faudrait quand même pas trop traîner dans le coin, car si les flics se mettent à roder, on pourrait tomber sur des flics moins sympa qu’eux. On programme donc notre départ pour le lendemain. Mat et Marianna partent aussi le lendemain, sauf s’ils repoussent encore d’un jour leur départ. Le lendemain matin donc, levé assez matinal, malgré un couché tardif. On se prépare lentement. Comme tous les matins, on prend le petit dej offert par le backpack. Je prends ensuite mes affaires pour aller me doucher. Je rentre dans la cour du backpack par la porte de derrière et je me dirige vers les douches, le pas sûr, comme si j’étais chez moi. Et là, juste à côté des douches, je vois le gars de la réception discuter avec un des nettoyeur. Je tente une esquive rapide pour ne pas passer à côté d’eux. Je monte donc les marches pour atteindre les tables à l’avant du backpack où je retrouve Marianna avec qui je reste discuter un peu le temps que le gars se barre. Quelques minutes plus tard, je redescends en direction des douches. Je croise Jo (prononcez Djo) qui me dis que Jb me cherche, qu’on s’est fait grillé par le gars de la réception. Ah tiens, étrange…Je retourne donc au van où je retrouve Jb. Il m’apprend que le gars de la réception est venu le voir, lui disant qu’il savait qu’on dormait là depuis quelques nuits. Il nous réclame 20$ par personne par nuit. Il nous dit que l’on doit payer dans la journée, qu’il a relevé nos plaques d’immatriculation et que si l’on ne paye pas, il prévient les flics. On décide donc de se barrer sur le champ. On s’attarde cependant un peu sur le parking pour dire au revoir. A ce moment là, le gérant du backpack se ramène et nous pose des questions sur la voiture de Gay Dave. Il est super cool avec nous, ne doit visiblement pas être au courant de la situation. On discute avec lui à côté de la voiture de Mat et Marianna. A un mètre du gérant, Mat dort encore à l’arrière de sa voiture. On pousse le vice en allant jusqu’à demander si on peut dépouiller da caisse, histoire de récupérer les affaires qu’on a pas eu le temps de récupérer la veille. Avec l’aide du gérant donc, on finit de vider la voiture. Puis le gérant se casse. On se dit que c’est le bon moment pour partir, car il pourrait être mis au courant de la situation à tout moment. On dit au revoir à tout le monde, puis on monte dans le van. A ce moment là, le gérant revient accompagné d’un des nettoyeurs. Ils font le tour du van puis vont parler ensemble dans un coin. La discussion nous concerne sûrement. On met donc le contact et on se casse en trombe. C’est donc assez précipitamment que l’on quitte sydney.
Dans la rue à l’arrière de l’établissement, reposent des voitures abandonnées par quelques backpackers pressés de rentrer dans leur pays et qui n’ont pas réussi à revendre leur véhicule. Certains semblent en état de marche et peuvent être une occasion de se faire un peu d’argent en les revendant, ou simplement en récupérant des affaires dedans. Le problème, c’est que sans les clés du véhicule, tout devient plus compliqué. On s’est donc improvisé maître dans le crochetage de portes ou de capots de véhicule. Gay Dave, l’un des dealers du backpack, est parti le matin même pour Perth en laissant sa voiture à l’abandon. Avec un cintre et la barre de fer (des choses), on parvient à ouvrir la porte sans rien défoncer. C’est une vraie mine d’or On récupère ainsi 2 tentes, une glacière électrique, des outils, des enceintes toutes neuves pour notre van, des sièges de camping, et j’en passe. La commande d’ouverture du capot étant morte (un kangourou semble s’être frotté d’un peu trop près au pare choc), on ouvre le capot avec un bout de bois et une ficelle, et en défonçant pas mal de choses cette fois ci. On tente de récupérer le démarreur pour la voiture de Mat et Marianna qui reste clouée au parking à cause d’un démarreur malade. On était donc en train de « travailler » tranquillement sur la voiture quand un 4x4 de flic arrive dans la rue. Ils passent juste à coté de nous, nous regardent, puis s’arrêtent un peu plus loin. Ils descendent de leur voiture, s’approchent, puis nous demandent ce qu’il ne va pas avec notre voiture. Ils nous expliquent d’où vient le problème et comment le résoudre. Puis, ils s’éloignent en direction des autres voitures abandonnées. On les voit s’approcher de notre van, regarder à l’intérieur, faire le tour, près à coller une amende pour mauvais stationnement. On leur explique donc qu’il s’agit de notre van. Ils nous demandent de le déplacer, et nous indiquent un endroit où le mettre. Je dis tout fort à Jb que ça ne sert à rien car la nouvelle zone est toujours interdiction de stationner et en plus, c’est juste devant le portail du backpack, ce qui est moyen quand on dort sans payer. Jb me répond, tout aussi fort de le déplacer quand même et que quand les flics se casseront, on le remettra à sa place. Je déplace donc le van et un des flics s’approche de Jb et lui demande en français « Alors, vous êtes français ? ». En fait, un des flics venait de l’île Maurice et donc parlait super bien le français. Heureusement, il est super cool et n’en a visiblement rien à foutre de ce qu’on vient de dire. On discute donc avec lui, il nous explique qu’ils ont reçu des plaintes comme quoi des personnes dormaient dans leur van, nous demandant à l’occasion si l’on ne dormait pas dedans. Puis, ils s’en vont. On reprend notre travail tranquille en se disant qu’il faudrait quand même pas trop traîner dans le coin, car si les flics se mettent à roder, on pourrait tomber sur des flics moins sympa qu’eux. On programme donc notre départ pour le lendemain. Mat et Marianna partent aussi le lendemain, sauf s’ils repoussent encore d’un jour leur départ. Le lendemain matin donc, levé assez matinal, malgré un couché tardif. On se prépare lentement. Comme tous les matins, on prend le petit dej offert par le backpack. Je prends ensuite mes affaires pour aller me doucher. Je rentre dans la cour du backpack par la porte de derrière et je me dirige vers les douches, le pas sûr, comme si j’étais chez moi. Et là, juste à côté des douches, je vois le gars de la réception discuter avec un des nettoyeur. Je tente une esquive rapide pour ne pas passer à côté d’eux. Je monte donc les marches pour atteindre les tables à l’avant du backpack où je retrouve Marianna avec qui je reste discuter un peu le temps que le gars se barre. Quelques minutes plus tard, je redescends en direction des douches. Je croise Jo (prononcez Djo) qui me dis que Jb me cherche, qu’on s’est fait grillé par le gars de la réception. Ah tiens, étrange…Je retourne donc au van où je retrouve Jb. Il m’apprend que le gars de la réception est venu le voir, lui disant qu’il savait qu’on dormait là depuis quelques nuits. Il nous réclame 20$ par personne par nuit. Il nous dit que l’on doit payer dans la journée, qu’il a relevé nos plaques d’immatriculation et que si l’on ne paye pas, il prévient les flics. On décide donc de se barrer sur le champ. On s’attarde cependant un peu sur le parking pour dire au revoir. A ce moment là, le gérant du backpack se ramène et nous pose des questions sur la voiture de Gay Dave. Il est super cool avec nous, ne doit visiblement pas être au courant de la situation. On discute avec lui à côté de la voiture de Mat et Marianna. A un mètre du gérant, Mat dort encore à l’arrière de sa voiture. On pousse le vice en allant jusqu’à demander si on peut dépouiller da caisse, histoire de récupérer les affaires qu’on a pas eu le temps de récupérer la veille. Avec l’aide du gérant donc, on finit de vider la voiture. Puis le gérant se casse. On se dit que c’est le bon moment pour partir, car il pourrait être mis au courant de la situation à tout moment. On dit au revoir à tout le monde, puis on monte dans le van. A ce moment là, le gérant revient accompagné d’un des nettoyeurs. Ils font le tour du van puis vont parler ensemble dans un coin. La discussion nous concerne sûrement. On met donc le contact et on se casse en trombe. C’est donc assez précipitamment que l’on quitte sydney.

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