3 semaines a Griffith
Premiere semaine (Jo est a la plume)
Suite et fin



Donc maintenant, il faut filer, d'abords a Melbourne pour renvoyer 25 kilos de baggages trop encombrant, et aussi recuperer l'argent que Les boucheries parisiennes me doivent, ensuite sur la great ocean road.
To be continued !
Allez, regaler vous avec les quelques photos de lune, couches de soleil et autres...











J’ai programmé mon départ au mercredi matin 10h maxi. Jb maintient le suspens jusqu’au bout et décide finalement de venir. C’est donc tout naturellement qu’on quitte l’appartement vers 16h30. On dépose Manu à son taff et Hélène chez elle puis on part direction Griffith.

Ca n’est qu’à une poignée de kilomètres d’ici, environ 500 bornes. On espère pouvoir trouver du travail dès le lendemain matin. On met déjà 2h à quitter Melbourne, c’est vraiment pourri comme ville !!! On arrive donc le mercredi matin et on s’arrête tout de suite à l’information Center. On récupère la liste des agences de travail, ainsi qu’un plan pour se rendre a Lake Wyangan, un endroit ou l’on peut visiblement dormir gratuitement. La nana de l’information center nous clame direct en disant qu’il fait en gal entre 41 et 44°, avec parfois des pointes a 48. Bon, elle vient peut-être de Marseille pour les 48 mais on tient à l’aise les 41... On fait donc le tour des agences. On trouve du travail, c’est un travail pour hommes, pour vrais d’après la nana. Il s’agit de transporter toute la journée des plaques de prunes qui sont destinées à aller au four pour devenir pruneaux. On commence le lundi qui suit, ce qui nous laisse 4 jours devant nous. On pense un temps à aller visiter le Snowy Mountains grâce a l’argent que Jb a amassé pendant qu’il faisait de la plonge mais un rapide coup d’œil à son compte nous remet en place. On va donc essayer de trouver un peu de boulot en attendant. On va ensuite se poser à Lake Wyangan, un lac au bord duquel se trouve une aire de repos transformée en camping pour tout les backpackers du coin. On a tout le confort, douche, lavabos, toilettes, bbq… Le seul problème, c’est qu’il n’y a pas d’eau potable mais on rempli les bidons en ville et le tour est joué. En théorie, on ne peut rester plus de 3 jours mais le ranger du site est cool et on peut rester plus longtemps.
Dans l’après midi, une agence nous appelle pour proposer du travail demain matin. Ca n’est que pour une personne mais c’est pas grave, je vais tenter de taper l’incruste. On se rend donc le lendemain matin, dans une winery, Di Bortolli Wines. Je m’incruste parmi les personnes convoquées pour de vrai. On travaille toute la matinée, mais le travail dure moins longtemps que prévu. En effet, ils avaient convoqué 4 personnes et on s’est pointés à 6 !!! Ah j’vous jure, y’a vraiment des gens qui profitent du système… Le boulot est vraiment tranquille, il s’agit de remplir des conteneurs avec des cartons de 12 bouteilles de vin. Je travaille avec un indien et un ghanéen. Ils sont plutôt sympa, surtout l’indien. Pendant une heure et demi, je colle même des étiquettes sur les cartons de vin destinés à Quantas, une des plus grandes compagnies aériennes d’Australie. Le travail terminé, on va voir le service informatique pour voir s’ils n’ont pas besoin de personnel. Le gars est un psychopathe de l’open source et nous gonfle pas mal de temps avec des détails techniques qui ne veulent plus rien dire pour nous. On va ensuite chercher le ghanéen qu’on doit déposer en ville. On est garée juste à côté de l’indien qui n’arrive pas à démarrer sa voiture. On se fout un peu de sa gueule, gentiment, lui proposons de l’aide, puis comme on peut rien faire, on se décide a partir. Je met la clé dans le contact, tourne le clé et là, rien… Et oui, en arrivant ce matin, Jb a un peu oublié d’éteindre les phares. Bon, ce n’est pas grave, on va la pousser et elle va bien repartir. On s’y met donc a 4. Le ghanéen s’avère être un bon gros connard puisque sa première remarque quand on remarque qu’on a plus de batterie, c’est de dire « Comment je vais faire moi pour retourner en ville ». Finalement, on arrive pas a la redémarrer et on décide de demander a quelqu’un de nous prêter un peu de sa batterie pour recharger la notre. On voit le ghanéen se diriger vers un camion, pensant qu’il va lui demander de nous aider. Quequette !!! Il monte dans le camion et se barre. Bref, finalement, on trouve un gars cool qui nous aide à repartir. On retourne donc à Lake Wyangan se reposer de cette longue journée de travail (5h…)
On passe donc quelques jours à trop rien faire. De toute façon, la journée, on peut difficilement faire grand-chose à cause de la chaleur qui est étouffante. On peut ni dormir dans la tente car il fait trop chaud, et dehors, on est emmerdé par les mouches qui représentent grave ici !!! Donc on commate toute la journée en attendant la meilleure heure de la journée, entre 19h30 et 20h30, quand la chaleur tombe et les mouches se cassent. Apres 20h, les moustiques prennent la relève et on est obligé de se couvrir des pieds à la tête même si on crève de chaud.
Le vendredi soir, Poupoune et Thierry nous rejoignent. Ils viennent de faire 900 bornes dans la journée et visiblement, leur van n’a pas aimé. A l’heure ou j’écris ces lignes, on ne sait toujours pas ce qui ne va pas, mais on soupçonne de plus en plus le joint de culasse.
Le lundi matin, on part donc travailler. On n’oublie pas de réveiller Poupoune et Thierry pour qu’ils nous rechargent notre batterie qui s’est vidée pendant la nuit. En effet, ça n’était pas très malin de brancher les téléphones et les piles à recharger alors que la batterie ne s’était pas encore remise de sa dernière panne. On arrive donc légèrement en retard au boulot. Le boulot n’est pas trop mal pour ce genre de boulots. Il s’agit en fait d’une famille d’italiens (90% des farmers du coin sont italiens, le reste indien). Ils donnent le ton dès le départ en nous racontant qu’ils ne bossent que 3 semaines à un mois par an et amassent assez d’argent pour survivre le reste de l’année. Ils nous disent que dans la famille, ils n’aiment pas trop ça bosser. En effet, on se tape une bonne pause d’1/2h où c’est open melon, open pastèques et parfois même open saucisson !!! Fait appréciable, ils nous payent quelques bières à la fin du boulot et on discute quelques temps. C’est vraiment une ambiance sympa, on se retrouve avec les vrais farmers australiens. Ils sont vraiment simples, mais dans le bon sens du terme.





Le premier jour cependant, Blue a fait une réflexion qui nous avait un peu calmé concernant notre drapeau aborigène, du genre que ce drapeau servait à rien, que le seul drapeau de l’Australie était le drapeau national. J’ai discuté avec un des gars qui nous disait que ça n’était pas une question de racisme, qu’il connaissait beaucoup d’aborigènes avec qui tout se passait bien, qu’il adorait leur culture, etc., mais il racontait que le problème en Australie, c’est qu’il existe 2 lois, une pour les australiens et une pour les aborigènes et qu’en gros, ils peuvent voler sans trop avoir de problèmes et certains en abusent et profitent de leur situation. Il nous a raconté une histoire assez hallucinante mais désolé, c’est trop long à raconter. Donc, comme il y a des australiens très cons, il y a des aborigènes très cons et c’est pour ça qu’ils ont du mal. Je n’ai pas été très convaincu mais bon, c’est un problème délicat ici et ça n’est pas prêt d’être réglé et je pense qu’ont ne peut pas trop se permettre d’émettre un jugement sur une situation que finalement on connaît assez peu.
Enfin, ces considérations mises à part, je vais présenter les 2 personnes à qui on parle le plus.
Il y a tout d’abord un brave gars que l’on appelle Blue, surnom que l’on donne aux gens roux, allez savoir pourquoi… Il approche la soixantaine, avec une barbe à la ZZ Top. C’est le farmer typique par excellence.


Il n’a pas d’enfant ni de femme, travaille un mois dans l’année, ce qui lui suffit à survivre le reste de l’année, pendant lequel il passe ses journées au pub. Il en est fier et n’échangerai sa vie pour rien au monde. Pour lui, c’est la meilleure vie qui puisse exister. Il est né à Griffith et y a passé toute sa vie. Il a quitté sa région que 2 fois, une fois pour faire son service militaire à Melbourne et une fois pour visiter le nord du Queensland, qui d’après lui, est la partie la plus intéressante d’Australie (et accessoirement, la seule qu’il ait visitée). Même si on pourrait assimiler ce gars à nos bons vieux piliers de comptoir français, il est attachant. On ne peut pas lui reprocher de boire de la bière comme on boit de l’eau, car ici, ça fait partie de la culture et ils sont fiers de boire autant. Même les allemands passent pour des enfants de cœur. L’autre personne à qui l’ont parle beaucoup et Bob le pêcheur. C’est également un exemple typique d’un modèle de farmer très répandu ici. Il est un peu plus jeune, un bide a bière un peu moins prononcé (pourtant, il y travaille) et la barbe en moins. Il est pêcheur (ah bon ?) et nous a donné pas mal d’astuces pour que l’on arrive enfin à attraper quelque chose avec nos cannes à pêches. Il nous a ainsi prêté des filets pour attraper des yabbies, qui doivent être des écrevisses. On a donc posé les filets dans l’eau et récupéré quelques yabbies. On a mangé les plus grosses et utilisé les autres comme appât. On n’a toujours pas réussi à attraper de poisson, mais Jb a quand même réussi à ramener une grosse tortue avec un cou de serpent.








Il y a également beaucoup d’autres personnes à qui l’ont parle un peu moins mais tous aussi sympa et prêt à rendre service. Ceci dit, l’ensemble nous plonge donc au cœur de l’Australie agricole, et j’avoue que l’ambiance est plutôt plaisante. J’irais pas y passer toute ma vie mais cette rencontre avec les vrais australiens est plutôt sympa.
En plus, comme Poupoune et Thierry bossent avec nous, on arrive à faire passer le temps plus rapidement. On a ainsi toute une série de jeux auxquels on peut jouer tout en continuant de travailler.
Bref, on se plait pas mal dans cette ferme. On améliore notre accent australien puisqu’on comprend quasi tout. Le seul problème, c’est qu’on ne travaille que 5h, de 7h jusqu’à 12h. C’est pour ça que l’après midi, on essai d’aller régulièrement ramasser du raisin. C’est payé au seau (1$ le seau de 14kg de raisin). En 1h, quand on est dans une bonne rangée, on peut faire jusqu’à 16 buckets (seaux). Le problème, c’est que toutes les rangées ne sont pas aussi productives et qu’il faut par la suite vider les seaux dans le tracteur et que ce temps la n’est pas payé. Au final, on doit se faire du 10$ de l’heure les bons jours, ce qui est peu mais nous permet de payer nos frais quotidiens.
Le problème, c’est que je risque d’être beaucoup moins productifs les jours prochains. En effet, j’ai pu tester aujourd’hui les urgences australiennes en ayant la bonne idée de m’entailler le pouce gauche en faisant la vaisselle. Depuis le temps que je leur disais que ce n’était pas bon pour la santé. Bref, en lavant une tasse que je tenais par la anse, celle-ci a littéralement explosé dans ma main, m’entaillant au passage le doigt. Après un petit passage à l’hôpital, je repars avec 2 points de sutures et interdiction de mettre mon doigt dans l’eau pendant quelques jours. Du coup, je suis privé de vaisselle pendant quelques jours, mince… Le coup du passage aux urgences est de 60$. Personne n’avait suffisamment sur son compte pour payer (à nous tous, on doit atteindre peut être les 10$) et lorsque j’ai dit à la nana de l’accueil que j’étais payé le lendemain et que je reviendrais demain pour payer, elle a rigolé en disant qu’elle entendait ça tous les jours.

Ca n’est qu’à une poignée de kilomètres d’ici, environ 500 bornes. On espère pouvoir trouver du travail dès le lendemain matin. On met déjà 2h à quitter Melbourne, c’est vraiment pourri comme ville !!! On arrive donc le mercredi matin et on s’arrête tout de suite à l’information Center. On récupère la liste des agences de travail, ainsi qu’un plan pour se rendre a Lake Wyangan, un endroit ou l’on peut visiblement dormir gratuitement. La nana de l’information center nous clame direct en disant qu’il fait en gal entre 41 et 44°, avec parfois des pointes a 48. Bon, elle vient peut-être de Marseille pour les 48 mais on tient à l’aise les 41... On fait donc le tour des agences. On trouve du travail, c’est un travail pour hommes, pour vrais d’après la nana. Il s’agit de transporter toute la journée des plaques de prunes qui sont destinées à aller au four pour devenir pruneaux. On commence le lundi qui suit, ce qui nous laisse 4 jours devant nous. On pense un temps à aller visiter le Snowy Mountains grâce a l’argent que Jb a amassé pendant qu’il faisait de la plonge mais un rapide coup d’œil à son compte nous remet en place. On va donc essayer de trouver un peu de boulot en attendant. On va ensuite se poser à Lake Wyangan, un lac au bord duquel se trouve une aire de repos transformée en camping pour tout les backpackers du coin. On a tout le confort, douche, lavabos, toilettes, bbq… Le seul problème, c’est qu’il n’y a pas d’eau potable mais on rempli les bidons en ville et le tour est joué. En théorie, on ne peut rester plus de 3 jours mais le ranger du site est cool et on peut rester plus longtemps.
Dans l’après midi, une agence nous appelle pour proposer du travail demain matin. Ca n’est que pour une personne mais c’est pas grave, je vais tenter de taper l’incruste. On se rend donc le lendemain matin, dans une winery, Di Bortolli Wines. Je m’incruste parmi les personnes convoquées pour de vrai. On travaille toute la matinée, mais le travail dure moins longtemps que prévu. En effet, ils avaient convoqué 4 personnes et on s’est pointés à 6 !!! Ah j’vous jure, y’a vraiment des gens qui profitent du système… Le boulot est vraiment tranquille, il s’agit de remplir des conteneurs avec des cartons de 12 bouteilles de vin. Je travaille avec un indien et un ghanéen. Ils sont plutôt sympa, surtout l’indien. Pendant une heure et demi, je colle même des étiquettes sur les cartons de vin destinés à Quantas, une des plus grandes compagnies aériennes d’Australie. Le travail terminé, on va voir le service informatique pour voir s’ils n’ont pas besoin de personnel. Le gars est un psychopathe de l’open source et nous gonfle pas mal de temps avec des détails techniques qui ne veulent plus rien dire pour nous. On va ensuite chercher le ghanéen qu’on doit déposer en ville. On est garée juste à côté de l’indien qui n’arrive pas à démarrer sa voiture. On se fout un peu de sa gueule, gentiment, lui proposons de l’aide, puis comme on peut rien faire, on se décide a partir. Je met la clé dans le contact, tourne le clé et là, rien… Et oui, en arrivant ce matin, Jb a un peu oublié d’éteindre les phares. Bon, ce n’est pas grave, on va la pousser et elle va bien repartir. On s’y met donc a 4. Le ghanéen s’avère être un bon gros connard puisque sa première remarque quand on remarque qu’on a plus de batterie, c’est de dire « Comment je vais faire moi pour retourner en ville ». Finalement, on arrive pas a la redémarrer et on décide de demander a quelqu’un de nous prêter un peu de sa batterie pour recharger la notre. On voit le ghanéen se diriger vers un camion, pensant qu’il va lui demander de nous aider. Quequette !!! Il monte dans le camion et se barre. Bref, finalement, on trouve un gars cool qui nous aide à repartir. On retourne donc à Lake Wyangan se reposer de cette longue journée de travail (5h…)
On passe donc quelques jours à trop rien faire. De toute façon, la journée, on peut difficilement faire grand-chose à cause de la chaleur qui est étouffante. On peut ni dormir dans la tente car il fait trop chaud, et dehors, on est emmerdé par les mouches qui représentent grave ici !!! Donc on commate toute la journée en attendant la meilleure heure de la journée, entre 19h30 et 20h30, quand la chaleur tombe et les mouches se cassent. Apres 20h, les moustiques prennent la relève et on est obligé de se couvrir des pieds à la tête même si on crève de chaud.
Le vendredi soir, Poupoune et Thierry nous rejoignent. Ils viennent de faire 900 bornes dans la journée et visiblement, leur van n’a pas aimé. A l’heure ou j’écris ces lignes, on ne sait toujours pas ce qui ne va pas, mais on soupçonne de plus en plus le joint de culasse.
Le lundi matin, on part donc travailler. On n’oublie pas de réveiller Poupoune et Thierry pour qu’ils nous rechargent notre batterie qui s’est vidée pendant la nuit. En effet, ça n’était pas très malin de brancher les téléphones et les piles à recharger alors que la batterie ne s’était pas encore remise de sa dernière panne. On arrive donc légèrement en retard au boulot. Le boulot n’est pas trop mal pour ce genre de boulots. Il s’agit en fait d’une famille d’italiens (90% des farmers du coin sont italiens, le reste indien). Ils donnent le ton dès le départ en nous racontant qu’ils ne bossent que 3 semaines à un mois par an et amassent assez d’argent pour survivre le reste de l’année. Ils nous disent que dans la famille, ils n’aiment pas trop ça bosser. En effet, on se tape une bonne pause d’1/2h où c’est open melon, open pastèques et parfois même open saucisson !!! Fait appréciable, ils nous payent quelques bières à la fin du boulot et on discute quelques temps. C’est vraiment une ambiance sympa, on se retrouve avec les vrais farmers australiens. Ils sont vraiment simples, mais dans le bon sens du terme.





Le premier jour cependant, Blue a fait une réflexion qui nous avait un peu calmé concernant notre drapeau aborigène, du genre que ce drapeau servait à rien, que le seul drapeau de l’Australie était le drapeau national. J’ai discuté avec un des gars qui nous disait que ça n’était pas une question de racisme, qu’il connaissait beaucoup d’aborigènes avec qui tout se passait bien, qu’il adorait leur culture, etc., mais il racontait que le problème en Australie, c’est qu’il existe 2 lois, une pour les australiens et une pour les aborigènes et qu’en gros, ils peuvent voler sans trop avoir de problèmes et certains en abusent et profitent de leur situation. Il nous a raconté une histoire assez hallucinante mais désolé, c’est trop long à raconter. Donc, comme il y a des australiens très cons, il y a des aborigènes très cons et c’est pour ça qu’ils ont du mal. Je n’ai pas été très convaincu mais bon, c’est un problème délicat ici et ça n’est pas prêt d’être réglé et je pense qu’ont ne peut pas trop se permettre d’émettre un jugement sur une situation que finalement on connaît assez peu.
Enfin, ces considérations mises à part, je vais présenter les 2 personnes à qui on parle le plus.
Il y a tout d’abord un brave gars que l’on appelle Blue, surnom que l’on donne aux gens roux, allez savoir pourquoi… Il approche la soixantaine, avec une barbe à la ZZ Top. C’est le farmer typique par excellence.


Il n’a pas d’enfant ni de femme, travaille un mois dans l’année, ce qui lui suffit à survivre le reste de l’année, pendant lequel il passe ses journées au pub. Il en est fier et n’échangerai sa vie pour rien au monde. Pour lui, c’est la meilleure vie qui puisse exister. Il est né à Griffith et y a passé toute sa vie. Il a quitté sa région que 2 fois, une fois pour faire son service militaire à Melbourne et une fois pour visiter le nord du Queensland, qui d’après lui, est la partie la plus intéressante d’Australie (et accessoirement, la seule qu’il ait visitée). Même si on pourrait assimiler ce gars à nos bons vieux piliers de comptoir français, il est attachant. On ne peut pas lui reprocher de boire de la bière comme on boit de l’eau, car ici, ça fait partie de la culture et ils sont fiers de boire autant. Même les allemands passent pour des enfants de cœur. L’autre personne à qui l’ont parle beaucoup et Bob le pêcheur. C’est également un exemple typique d’un modèle de farmer très répandu ici. Il est un peu plus jeune, un bide a bière un peu moins prononcé (pourtant, il y travaille) et la barbe en moins. Il est pêcheur (ah bon ?) et nous a donné pas mal d’astuces pour que l’on arrive enfin à attraper quelque chose avec nos cannes à pêches. Il nous a ainsi prêté des filets pour attraper des yabbies, qui doivent être des écrevisses. On a donc posé les filets dans l’eau et récupéré quelques yabbies. On a mangé les plus grosses et utilisé les autres comme appât. On n’a toujours pas réussi à attraper de poisson, mais Jb a quand même réussi à ramener une grosse tortue avec un cou de serpent.








Il y a également beaucoup d’autres personnes à qui l’ont parle un peu moins mais tous aussi sympa et prêt à rendre service. Ceci dit, l’ensemble nous plonge donc au cœur de l’Australie agricole, et j’avoue que l’ambiance est plutôt plaisante. J’irais pas y passer toute ma vie mais cette rencontre avec les vrais australiens est plutôt sympa.
En plus, comme Poupoune et Thierry bossent avec nous, on arrive à faire passer le temps plus rapidement. On a ainsi toute une série de jeux auxquels on peut jouer tout en continuant de travailler.
Bref, on se plait pas mal dans cette ferme. On améliore notre accent australien puisqu’on comprend quasi tout. Le seul problème, c’est qu’on ne travaille que 5h, de 7h jusqu’à 12h. C’est pour ça que l’après midi, on essai d’aller régulièrement ramasser du raisin. C’est payé au seau (1$ le seau de 14kg de raisin). En 1h, quand on est dans une bonne rangée, on peut faire jusqu’à 16 buckets (seaux). Le problème, c’est que toutes les rangées ne sont pas aussi productives et qu’il faut par la suite vider les seaux dans le tracteur et que ce temps la n’est pas payé. Au final, on doit se faire du 10$ de l’heure les bons jours, ce qui est peu mais nous permet de payer nos frais quotidiens.
Le problème, c’est que je risque d’être beaucoup moins productifs les jours prochains. En effet, j’ai pu tester aujourd’hui les urgences australiennes en ayant la bonne idée de m’entailler le pouce gauche en faisant la vaisselle. Depuis le temps que je leur disais que ce n’était pas bon pour la santé. Bref, en lavant une tasse que je tenais par la anse, celle-ci a littéralement explosé dans ma main, m’entaillant au passage le doigt. Après un petit passage à l’hôpital, je repars avec 2 points de sutures et interdiction de mettre mon doigt dans l’eau pendant quelques jours. Du coup, je suis privé de vaisselle pendant quelques jours, mince… Le coup du passage aux urgences est de 60$. Personne n’avait suffisamment sur son compte pour payer (à nous tous, on doit atteindre peut être les 10$) et lorsque j’ai dit à la nana de l’accueil que j’étais payé le lendemain et que je reviendrais demain pour payer, elle a rigolé en disant qu’elle entendait ça tous les jours.
Suite et fin
Allez, ca y est, je prend la releve pour la suite des aventures de Griffith
Deuxieme semaine à griffith.
Cette derniere semaine se termine donc par une blessure. Trois points de souture plus tard et une bonne excuse pour les jours à venir pour ne pas être de corvé de vaisselle, on entame notre deuxième semaine près du lac.
Au boulot, on a pris nos habitudes petit à petit ; On arrive en retard, mais toujours sans abus, 5 à 10mn tout au plus. Tous les soirs, blue nous répète la même chose avec un grand sourire:
« On se voit demain, à 7h, pas en retard ! »
Donc le matin on arrive vers 7h10, le temps de se changer et de s’installer, on commence jamais avant le quart. En général on s’ennuie pas mal, alors pour passer le temps, on fait des statistiques dans nos têtes. Si un chariot met trois minutes trente en sachant qu’un blocage ou deux devrait retarder les choses d’une bonne dizaine de minutes (sans compter les plateaux qu’on oublie malencontreusement et qui s’écrase par terre), on a environ 17 chariots de l’heure. Avant la pause on fait donc 35 chariots environ, ce qui correspond à une quinzaine de tonnes de prunes. Et oui, on s’ennuie vraiment beaucoup…
Bon, en général, à partir de 11h, on commence les choses sérieuses, on redort le blason des jeux de voyages et on passe le temps comme ça jusqu’à un bon midi et demi.
Dans la catégorie meilleur fou rire de la semaine, Thomas nous a improvisé un magnifique glissé de plateau. La trame de la situation est banale, avec jo, on a encore oublié de changer le chariot, du cout, on rattrape tant bien que mal le passage, et on se retrouve avec un plateau en plus en haut de la pile. Heureusement, Thomas arrive à la rescousse et prend la situation bien en main :
No worries les gars, je gère le truc je vous ramène le plateau
Et le thomas qui part d’une main ferme et décidé placer le chariot en fin de file. Dans un geste tout aussi professionnel, il enfourche le plateau tout en haut. Malheureusement pour lui, et heureusement pour nous, le geste fut maladroit et une fois que la moitié des prunes se sont écoulés sur le sol, notre ami thomas tente dans un dernier espoir de maitriser ce satané plateau qui lui cause bien des soucis. Une belle chutte et un plateau en travers pour notre plus grand bonheur, impossible de continuer à travailler… Thomas quant à lui, se ressaisit de suite et ramasse les prunes en essayant de ne pas trop se marrer.
Pour égayer les journées et faire chier celui qui pousse les chariots, on coince aussi des branches dans les rails, ou sur le passage. De temps en temps, thomas nous empeche de pousser le chariot, ce qui conduit à des catastrophes dans la chaine… Bref, on se marre bien quand même.
Question fruit picking, c’est plus délicat. Dominique, est le nom du farmer chez lequel on a bossé trois après midi Depuis, il nous harcèle de coup de téléphone pour qu’on aille lui faire quelques rangers. Le problème, c’est que le raisin, c’est bon à manger, excellent à boire, mais c’est nul à cueillir.
C’est simple le raisin, c’est dégueulasse, ça te flingue un jean et un tshirt en une demi heure chrono. En comptant que c’est assez mal payé, on a décidé d’un commun accord de laisser tomber, ce qui fait le bonheur de poupoune qui retrouve le sourire.
L’épisode de la batterie
Depuis quelques jours, on a décidé d’installer une batterie en plus dans notre van, cela permet d’avoir de l’électricité pour brancher la glacière réfrigérée sans crainte de fusiller la batterie principale. Avec Thomas, on retourne quelques années en arrières en essayant de se rappeler les règles élémentaires d’électricité pour faire l’installation…
Alors, P=UI, ça c’est bon…
Après on se retrouve bombardé de terme qu’on pensait enfui à jamais dans des vieux cartons de cours.
Finalement, on ira pas chercher tellement plus loin. On met trois jours pour installer le bazar, des questions surgissent de plus en plus et on met des heures à se décider, ce qui fait le bonheur de poupoune et jo. Je vous épargne les détails techniques.
Ma petite fierté de la semaine est une joli boite en bois pour caler l’appareil Construite trop grande au départ, cause d’un léger mal de tête, elle est finalement bien calé contre la paroi du van, avec un joli intérupteur pour faire la liaison à l’alternateur et permettre la recharge lorsque l’on roule.
On a recupere la batterie chez le cousin de blue, fermier dans le coin. En passant, il nous invite a aller cueuillir des fruits et legumes pour notre consommation personnel. On repart avec des oranges, des figues et des citrouilles, mais aussi avec une magnifique photo en compagnie d'une tete de vache ou de taureau evicere et secher au soleil, yeux exhorbites et langue gonflee.

En parallèle, ça fait deux semaines qu’on se laisse pousser la barbe pour une expérience esthétique inoubliable.




Pour être de vrai fermier du victoria, on l’a compris, il faut porter une moustache, d'ailleur, c claire, le neveu de blue a eu de la famille du cote de nos amis les gaulois. Alors, dans un souci de professionalisme, dimanche dernier, en fin de soiree, on passe a la tondeuse et au rasoir, et on laisse juste la moustache.




A defaut d'etre joli, on se marre bien, c completement ridicule donc ca merite quelques photos pour immortaliser le moment. On tente quelques versions assez massacrante (type beauf), au mac do et sur les parkings. Finalement, on la gardera une journee, le lundi soir suivant, on repare la tondeuse qui q decide de lacher au mauvais moment, on coupe tout (les cheveux aussi), et d'un seul coup, on se sent propre...
Pourtant, jo a hesite l'espace de quelques minutes a se laisser la moustache etant donne qu'il s'est fait draguer par une infirmiere le jour meme. Bon, elle devait etre myope et conne aussi.



Les mouches deviennent aussi un fleau dans le coin, rien qu'en clignant des yeux, j'ai reussi a en tuer deux il y a deux jours. Les moustiques prennent la releve comme d'habitude a partir de 20h, aucun repis en ce moment. On a du coup arrete la peche et toutes les activites apres la tombee du jour. De toute facon pour la peche, ce n'est plus tellement a l'ordre du jour etant donne qu'on s'est fait voler les filets que nous avait prete bob le pecheur.
On a termine le boulot le mardi midi, on a pris la derniere bierre de l'amitie, et surtout de la liberation et des vacances. On va chercher notre cheque le lendemain et pendant que je fais des trous dans ma boite de batterie, blue fait visiter les proprietes aux trois autres zigotos.


En passant a un magasin de second hand, on a reussi a trouver deux joli matelas en mousse, bien epais, d'une vingtaine de centimetres. Jo les a coupes de manieres a les faires tenir dans le van, mais avant, il a bien fallut les tester.


On prend un jour de repos, on fait les lessives et on transforme les lieux en campement de romanos, du linges partout, jugez vous meme...
Deuxieme semaine à griffith.
Cette derniere semaine se termine donc par une blessure. Trois points de souture plus tard et une bonne excuse pour les jours à venir pour ne pas être de corvé de vaisselle, on entame notre deuxième semaine près du lac.
Au boulot, on a pris nos habitudes petit à petit ; On arrive en retard, mais toujours sans abus, 5 à 10mn tout au plus. Tous les soirs, blue nous répète la même chose avec un grand sourire:
« On se voit demain, à 7h, pas en retard ! »
Donc le matin on arrive vers 7h10, le temps de se changer et de s’installer, on commence jamais avant le quart. En général on s’ennuie pas mal, alors pour passer le temps, on fait des statistiques dans nos têtes. Si un chariot met trois minutes trente en sachant qu’un blocage ou deux devrait retarder les choses d’une bonne dizaine de minutes (sans compter les plateaux qu’on oublie malencontreusement et qui s’écrase par terre), on a environ 17 chariots de l’heure. Avant la pause on fait donc 35 chariots environ, ce qui correspond à une quinzaine de tonnes de prunes. Et oui, on s’ennuie vraiment beaucoup…
Bon, en général, à partir de 11h, on commence les choses sérieuses, on redort le blason des jeux de voyages et on passe le temps comme ça jusqu’à un bon midi et demi.
Dans la catégorie meilleur fou rire de la semaine, Thomas nous a improvisé un magnifique glissé de plateau. La trame de la situation est banale, avec jo, on a encore oublié de changer le chariot, du cout, on rattrape tant bien que mal le passage, et on se retrouve avec un plateau en plus en haut de la pile. Heureusement, Thomas arrive à la rescousse et prend la situation bien en main :
No worries les gars, je gère le truc je vous ramène le plateau
Et le thomas qui part d’une main ferme et décidé placer le chariot en fin de file. Dans un geste tout aussi professionnel, il enfourche le plateau tout en haut. Malheureusement pour lui, et heureusement pour nous, le geste fut maladroit et une fois que la moitié des prunes se sont écoulés sur le sol, notre ami thomas tente dans un dernier espoir de maitriser ce satané plateau qui lui cause bien des soucis. Une belle chutte et un plateau en travers pour notre plus grand bonheur, impossible de continuer à travailler… Thomas quant à lui, se ressaisit de suite et ramasse les prunes en essayant de ne pas trop se marrer.
Pour égayer les journées et faire chier celui qui pousse les chariots, on coince aussi des branches dans les rails, ou sur le passage. De temps en temps, thomas nous empeche de pousser le chariot, ce qui conduit à des catastrophes dans la chaine… Bref, on se marre bien quand même.
Question fruit picking, c’est plus délicat. Dominique, est le nom du farmer chez lequel on a bossé trois après midi Depuis, il nous harcèle de coup de téléphone pour qu’on aille lui faire quelques rangers. Le problème, c’est que le raisin, c’est bon à manger, excellent à boire, mais c’est nul à cueillir.
C’est simple le raisin, c’est dégueulasse, ça te flingue un jean et un tshirt en une demi heure chrono. En comptant que c’est assez mal payé, on a décidé d’un commun accord de laisser tomber, ce qui fait le bonheur de poupoune qui retrouve le sourire.
L’épisode de la batterie
Depuis quelques jours, on a décidé d’installer une batterie en plus dans notre van, cela permet d’avoir de l’électricité pour brancher la glacière réfrigérée sans crainte de fusiller la batterie principale. Avec Thomas, on retourne quelques années en arrières en essayant de se rappeler les règles élémentaires d’électricité pour faire l’installation…
Alors, P=UI, ça c’est bon…
Après on se retrouve bombardé de terme qu’on pensait enfui à jamais dans des vieux cartons de cours.
Finalement, on ira pas chercher tellement plus loin. On met trois jours pour installer le bazar, des questions surgissent de plus en plus et on met des heures à se décider, ce qui fait le bonheur de poupoune et jo. Je vous épargne les détails techniques.
Ma petite fierté de la semaine est une joli boite en bois pour caler l’appareil Construite trop grande au départ, cause d’un léger mal de tête, elle est finalement bien calé contre la paroi du van, avec un joli intérupteur pour faire la liaison à l’alternateur et permettre la recharge lorsque l’on roule.
On a recupere la batterie chez le cousin de blue, fermier dans le coin. En passant, il nous invite a aller cueuillir des fruits et legumes pour notre consommation personnel. On repart avec des oranges, des figues et des citrouilles, mais aussi avec une magnifique photo en compagnie d'une tete de vache ou de taureau evicere et secher au soleil, yeux exhorbites et langue gonflee.

En parallèle, ça fait deux semaines qu’on se laisse pousser la barbe pour une expérience esthétique inoubliable.




Pour être de vrai fermier du victoria, on l’a compris, il faut porter une moustache, d'ailleur, c claire, le neveu de blue a eu de la famille du cote de nos amis les gaulois. Alors, dans un souci de professionalisme, dimanche dernier, en fin de soiree, on passe a la tondeuse et au rasoir, et on laisse juste la moustache.




A defaut d'etre joli, on se marre bien, c completement ridicule donc ca merite quelques photos pour immortaliser le moment. On tente quelques versions assez massacrante (type beauf), au mac do et sur les parkings. Finalement, on la gardera une journee, le lundi soir suivant, on repare la tondeuse qui q decide de lacher au mauvais moment, on coupe tout (les cheveux aussi), et d'un seul coup, on se sent propre...
Pourtant, jo a hesite l'espace de quelques minutes a se laisser la moustache etant donne qu'il s'est fait draguer par une infirmiere le jour meme. Bon, elle devait etre myope et conne aussi.



Les mouches deviennent aussi un fleau dans le coin, rien qu'en clignant des yeux, j'ai reussi a en tuer deux il y a deux jours. Les moustiques prennent la releve comme d'habitude a partir de 20h, aucun repis en ce moment. On a du coup arrete la peche et toutes les activites apres la tombee du jour. De toute facon pour la peche, ce n'est plus tellement a l'ordre du jour etant donne qu'on s'est fait voler les filets que nous avait prete bob le pecheur.
On a termine le boulot le mardi midi, on a pris la derniere bierre de l'amitie, et surtout de la liberation et des vacances. On va chercher notre cheque le lendemain et pendant que je fais des trous dans ma boite de batterie, blue fait visiter les proprietes aux trois autres zigotos.


En passant a un magasin de second hand, on a reussi a trouver deux joli matelas en mousse, bien epais, d'une vingtaine de centimetres. Jo les a coupes de manieres a les faires tenir dans le van, mais avant, il a bien fallut les tester.


On prend un jour de repos, on fait les lessives et on transforme les lieux en campement de romanos, du linges partout, jugez vous meme...



Donc maintenant, il faut filer, d'abords a Melbourne pour renvoyer 25 kilos de baggages trop encombrant, et aussi recuperer l'argent que Les boucheries parisiennes me doivent, ensuite sur la great ocean road.
To be continued !
Allez, regaler vous avec les quelques photos de lune, couches de soleil et autres...












1 Comments:
Enfin un peu de news !!! Ca faisait longtemps !
Episode bien marrant les gars... Je dois avouer que j'ai gardé quelques photos, là y'a du dossier à ressortir un jour ou l'autre :-D
Magnifiques photos sur la fin quand même. On attend les prochaines !
By
Lomba, at 20/3/06 01:29
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