Voyage sur la côte ouest australienne (première partie)
Introduction
C’est étrange comme sensation… Cette impression de déjà vu qui vous laisse un agréable goût au fond de la gorge. Le voyage est porteur de souvenir, et surtout d’enrichissement. Plus j’y pense, plus j’ai la conviction que le voyage devrait être une matière obligatoire.
Ce soir, j’ai rencontré un couple comme on en rencontre un peu partout, mais parfois quelques personnes faussement qualifiées de banales vous laisse un souvenir agréable d’une soirée réussie. Je ne saurais pas dire pourquoi mais Lilite et Malcom resteront dans ma mémoire. Peut être parce que ce sont des gens simples, gentils et drôles…
Il est bientôt minuit, il y a sûrement un match de coupe du monde a la télé, mais pour l’instant, mon seul bruit ambiant qui m’accompagne dans l’écriture est le bruit d’un vieux frigidaire d’un Caravan Park de la côte ouest australienne, qui essaye tant bien que mal de remplir sa fonction première, faire du bruit la nuit.
Voila deux jours que je suis repartis sur les routes, à l’aventure, même si le mot découverte serait plus juste dans ma caricature de voyageur (les seuls dangers étant les kangourous, ce petit animal stupide qui fixe les lumières des voitures en attendant de se faire percuter…).
Comme une nouvelle n’arrive jamais seule, je ne suis pas reparti les sièges vides, je ne voyage plus avec mon pôte, jo, qui est reparti en France il y a maintenant deux semaines. A la place, me voila en vadrouille avec trois charmantes jeunes demoiselles rencontrées lors de mon séjour (prolongé) à Perth.
IZA (notre van) étant un van cosmopolite (tiens, le frigo vient de changer de tonalité…), quatre nationalités différentes se mélangent.
Chacun son siège, pour ma part, je suis juste derrière le volant. Jackie est à mes coté, siège passager. Shirly est installé sur la banquette arrière, coté droit, et Anna a pris la place près de la porte latérale, au cas où elle voudrait s’enfuir.
Jackie habite prêt de londres (elle est donc anglaise…), elle a 27 ans et voyage depuis 8 mois en australie. Jackie n’est pas le style aventureuse, elle accepterait à contrecoeur le camping sauvage et elle se couvre de plusieurs couverture le matin lorsque la température du van tombe trop bas. On a vécu pendant un peu plus d’un mois dans la même chambre, ce qui nous laisse quelques souvenirs communs, même si nous avons faits très peu de soirée ensemble. En général, on discute beaucoup quand on a un coup dans le nez. En général, dans ces cas là, Jackie me paye des clopes et on refait un petit peu le monde (enfin un monde un peu plus restreint aux personnes qu’on connaît communément)
La première fois que j’ai vu Shirly, je suis tombé amoureux. Bien évidemment, pas d’affolement, je tombe amoureux entre deux et trois fois par semaine (autant de fois que je mange du poisson)
La deuxième fois que j’ai vu Shirly, je l’ai trouvé antipatique, j’avais presque envie de la laisser sur le bords de la route.
Shirly est israëlienne, j’en ai rapidement conclut que je devais impérativement partir à la rencontre de ce peuple dont je ne connais pratiquement rien (à mon grand regret). Shirly a un sourire qui fait scintiller ses yeux et de longs cheveux bouclés. Elle aime les longues marches, les années 70 (pour la musique). Mais (et oui il y a un mais), elle aime surtout avoir le contrôle de la situation, elle déteste avoir tort et à une tendance à apprécier les discussions qui tourne autour d’elle.
J’ai rencontré Shirly il y a environ deux semaines, dans le backpackers où je vivais. Elle passait poser une affiche disant quelle cherchait un lift pour remonter dans le nord avec Anna, la fille avec qui elle voyage depuis peu.
Anna est suédoise, donc blonde. Elle a 22 ans, plutôt petite, sportive et souriante, elle prend des photos des road signs australiens (panneaux indicateurs). Anna est plutot vive, physique standard, et de bonne humeur. Voila deux ans quelle n’a pas mis les pieds en suède, je crois qu’avant de venir, elle vendait des offres de téléphonie dans un autre pays européen. Elle aime bien faire la fête et la première fois que je l’ai vu, elle criait très fort au barman qu’il fallait qu’il baisse la musique pour qu’elle puisse suivre le match de foot. Elle supportait la suède qui jouait ce soir là, c’était le jour d’avant notre départ. Lorsque je l’ai croisé le lendemain, elle avait une bonne gueule de bois.
Premier jours sur la ouest coast : Sand Boarding
On est donc partit hier, c’était le 25 juin 2006. Je suis passé chercher Shirly et Anna à leur backpackers. Jackie est dans le van et cache deux yeux remplis de larmes avec une grosse paire de lunette de soleil. Le van étant remplit à ras bord, on a du jouer à Tetris pour faire rentrer les sacs de Shirly et d’Anna à l’intérieur, tout en économisant le plus de place possible (c’est à dire juste assez pour pouvoir faire tenir les filles à l’intérieur). La légère différence avec Tetris, c’est que dès que tu fais une ligne, la rangée ne disparaît pas…
Bon, avec tout ca, on part de Perth aux alentours de 13h30. Le temps de passer à woolworth (le super marché local, fermé le dimanche…) et donc de revenir les mains vides, on commence l’ascension aux alentours de 14h30. Nous voila partit pour 2 bonnes heures de routes en direction de Lancelin, ou s’étendent des dunes de sables à perte de vue. Dans le van, l’ambiance est plutôt détendu. Ce n’est pas non plus la folie mais on fait doucement connaissance avec Anna et Shirly. Rapidement, les filles sortent leur ipod et Shirly nous lance une playlist d’Abba, ce qui me rappelle quelques bons souvenirs en angleterre avec Alan, mon pôte qui m’a appris à « dancer » et à faire croire à tout le monde qu’il nettoyait la maison en laissant brancher l’aspirateur. Bref, cela est une autre histoire !
On arrive à la dune de sable verst 16h30, ce qui nous laisse tout juste 2h pour expérimenter le sandboarding (snow board sur sable sans snow donc avec du sand…). La location de planche est assez bon marché (on s’en sort pour 20$ en tout pour deux planches) et, même si ce n’est pas transcendant, c’est assez marrant. Les filles tombent assez facilement, Anna ne gère pas trop mal. On fait des photos et des vidéos, tout semble donc normal.
On ramène les planches vers 18h30, épuisé d’avoir remonter les dunes de sables en piétinant, Enfin on reprend le van avec nos places habituelles en direction de Cervantes plus connu pour Nambung National Park et ses pinnacles, une formation calcaire assez unique. On arrive sur les lieux aux alentours de 22h00, le temps de manger, de monter les tentes et de prendre une douche rapide, nous ne sommes pas couchés avant 1h du matin.













Deuxième jour sur la ouest coast : Les Pinnacles
Le meilleur moment pour observer les limestone pillars (pinnacles) est le levé du soleil. Aujourd’hui, le soleil se lève à 6h58. Il faut compter une petite demi heure pour atteindre le site, ce qui nous fait partir du camp à 6h15. Résultat, tout le monde s’est levé aux alentours de 5h, pas forcément très frais. On a du rejouer à Tetris pour tout faire rentrer dans le van, un jeu qui va durer quelques semaines.
Après 30mn de route sans le moindre bruit (tout le monde dort à moitié), nous arrivons sur les lieux. Me voila confronter à un premier problème : comment décrire les pinacles ?
Tiens, je vais regarder ce qu’il dise sur la brochure :
Alors voila, les pinnacles sont une formation rocheuse de plusieurs millions d’années. « Thousands of limestone pillars, the eroded remnants of what was once a thick bed of limestone, create a weirdly beautiful landscape in
C’est beau et ca s’étend à perte de vue. On est entourés de rochers posés par ci par la qui semblent sortir de la terre.
Jackie et Anna se croient entourés de pénis géants. La comparaison est parfois très juste je dois l’admettre. Je vérifie rapidement pour être sur.
Lorsque le soleil fait son apparition, le spectacle est magnifique. D’un petit ponton de bois, on observe une forêt de pierres avec en arrière plan la mer sur la gauche et d’immenses dunes de sable blanc sur droite. Quelques buissons vert jaunis rajoutent quelques couleurs à ce paysage désertique.
Jackie a fait quelques bons pour essayer de se réchauffer puis est repartit dans le van et s’est enroulés dans une couverture. Anna prend son ombre en photo, et Shirly vadrouille le long des pinnacles. Après un tour rapide en van en plein centre de ce paysage, on repart avec quelques images sur notre carte mémoire.
On prend un petit dej au bord de plage douteuse, il est bientôt 10h du matin et il est temps de reprendre la route. Notre prochain point de chutte est Geraldton où l’on passera quelques heures, histoire de manger un morceau, de faire quelques courses et de se détendre un peu sur la plage.
Les filles sont parties voir la cathédrale locale, je reste dans le parc à côté pour m’isoler un peu. Finalement, on reprend le van aux alentours de 17h30 en direction de Kalbari, notre prochain stop pour la journée de demain. Il y a environ 2h de routes, Jackie à pris les commandes du van, j’en profite pour faire une sieste sur le siège passager. Je suis de mauvais humeur et je n’ai pas décroché un mot depuis quelques heures, il faut mieux souffler un peu.
Arrivé à destination, on se dirige rapidement vers un camping étonnement bondé plein pour cette période de l’année. Le camping sauvage est une option vite oublié étant donné qu’il fait déjà nuit et que nous ne connaissons pas du tout la région. Le barbecue commun d’un camping est un endroit privilégié pour les rencontres, cela se vérifie encore ce soir. Au menu du jour, nous aurons du poisson en papillote (ma spécialité) avec du riz trop cuit. En guise de dessert, on a acheté une tarte suédoise à la crème à moitié périmé pour un peu moins de 2€.
Un dernièr coup d’œil sur le ciel étoilé avant d’aller prendre une douche, je retourne ensuite dans une salle couverte du camping où je me pose pour vous écrire un peu.
Il est maintenant 1h du matin… Je vais rejoindre Jackie avec qui je partage la tente.















Day 3 : Kalbari National Park
Tant que j’ai un peu de motivation, autant en profiter.
Ce matin, on n’a pas programmé de réveil. Cela implique donc une grasse matinée qui s’éternise jusqu’aux alentours de 9h30, suivi d’une douche et d’un petit déjeuner assez complet avant de partir pour le z-bend et la fenêtre naturel, deux attractions du parc national de Kalbari.
Pour atteindre les endroits, il y a 30 bornes de pistes, un sable assez dur avec des vaguelettes tout au long de la piste, chacune étant espacé de la suivante par 10 centimètres environ.
Le van vibre à n’en plus finir, moi je panique et je transpire un peu mais j’essaye le montre pas trop… Quand je pense qu’il y a le chemin du retour après, pourvu que rien ne lache… La vitesse conseillée sur ce genre de track se situe aux alentours de 70km/h selon ma propre expérience. Ainsi, on n’a plus aucune adérence mais on survole les petites vaguelettes en tremblant (un peu) moins et en déviant (beaucoup) plus. Shirly est mal à l’aise et effrayé, elle a eu un accident de voiture il y a deux semaines à peine avec Anna. Cela l’a beaucoup marqué, et même s’il y a eu peu de dégâts physiques, le choc a été impressionnant. Elle se blottit la tête contre un coussin et je réduis donc la vitesse. Hmm, de par le fait de ce qui est expliqué plus haut, cela augmente les vibrations…
Finalement, au bout de 45 minutes, on arrive au z bend, des falaises de pierres rouges qui ont créé des gorges de part et d’autres de la rivière. Le premier point de vue se situe en haut d’une des gorges, la vue est magnifique, une des plus belles que j’ai pu avoir. Le temps est idéal, le ciel est bleu, sans aucun nuage et la température avoisine les 20 degrés.
Les filles ont une facheuses tendance à vouloir se prendre en photo sur tous les points de vue imaginable, juste pour prouver qu’elles était un peu partout. Après de longues séances photos, on commence la descente le long des gorges, une opération assez tranquille qui nous prend une bonne demi heure.
Ma mission dure une bonne heure, quand enfin je trouve l’endroit… Je vais pouvoir traverser la rivière pour atteindre l’autre rive ! Quelques bonds entre les pierres humides et me voila de l’autre côté, mission accomplit, le seul problème est que le retour s’annonce bien plus périlleux. Finalement, je retrouve Shirly sans trop de problème du bon coté des gorges, pour une ascension un peu plus délicate sur une piste créé par des avalanches de pierres, avec des signes Danger, chutes de pierre un peu partout . (J’essaye de dramatiser un peu car en fait la remontée n’est pas si terrible que ça).
De retour au van, on attend quelques minutes Anna et Jackie qui ont pris le chemin standard, puis on repart pour 15kms de pistes, Shirly la tête dans l’oreiller, et tout le monde en mode vibreur pour atteindre la fenêtre naturel.
Rien de bien étonnant d’apprendre que la fenêtre naturelle n’est qu’un gros caillou rouge creusé à l’intérieur. Esthétiquement peu intéressant, cela fait cependant le bonheur de Shirly et d’Anna qui prennent une tripoté de photos :
Tiens, ici c’est Anna à gauche de la fenêtre.
Oh, regarde ! Anna à droite de la fenêtre.
Quoi qu’il en soit, on domine les plaines environnantes situées en contrebas, à plusieurs centaines de mètres de dénivelé. La vue est incroyable, et je me laisse imaginer voguer le long de la rivière qui zigzag dans ce paysage rocailleux et aride. Merde, si je ferme les yeux je ne vois plus rien. Tant pis…
Au bout d’un moment, on décide de repartir (phrase inutile…).
Il est donc 5h lorsque nous sommes fin prêt à entamer 30 bornes de pistes, 30 dernier kms à prier que tout tienne le coup. Toutes les 2mn, je crois que la porte va se décrocher, que l’autoradio va s’éjecter droit dans la tête de Jackie, et que je vais perde les 4 roues en même temps, plus la roue de secour. 45 mn comme ça, c’est long…
Ouf, tout va bien. On se retrouve sur la route goudronnée, en direction de Monkey Mia, notre prochaine grosse destination, situé à presque 500kms de là.
Finalement, on roulera 300 kms, environ quatre heures de trajets entrecoupés d’un passage à la pompe, le prix de l’essence devient exorbitant, 50% plus cher que sur la cote est.
La, nous sommes posés dans un camping où il ferme les sanitaires à clef la nuit. Dailleurs, j’ai envie de faire pipi. Heureusement, la clef du van ouvre les sanitaires hommes, c’est déjà ca.
Ce soir, on a terminé le repas par quelques machemalos grillés au camping gaz, et par une série de photos sur une araignée qui faisait du rappel près de nos têtes.
Dans les bilans négatifs de la journée, j’ai assisté avec déplaisance à une crise d’épilepsie ce matin. C’est assez terrifiant. Sinon, cela devient assez conflictuel avec Shirly, je pense qu’elle sent la tension. Elle cherche à tout controler, c’est agacant.

























Day 8 : Je recommence à écrire…
Rien ne s’est passé ce soir, c’est plutôt bon signe. Je suis sur que cet endroit va me plaire.
Nous en sommes à notre 8ème jour de voyage, on a monté les tentes dans le seul petit endroit de libre dans un camping d’Exmouth, une ville d’un peu moins de 3000 habitant, situé sur la pointe de la ningaloo reef, un petit coin de paradis où j’ai vécu ma première vrai expérience de snorkling, c'est-à-dire la plongée avec masque tuba. Exmouth est réputé pour avoir à proximité des cotes de nombreux requins baleines, le plus gros poisson au monde. Enfin bref, je m’égare, trop de détails pour l’instant, je ferais mieux de revenir 5 jours en arrière, histoire que l’histoire prennent un sens…
Day 4 : En route pour monkey mia (bis)
Nous sommes donc à l’aube du quatrième jour, on se réveil sans réveil, donc assez tardivement. L’attraction du coin est une formation marine appelé stromatolite . Ces organismes ont régnés sur notre planète il y a environ 4 milliard d’années, une des première forme de vie primitive donc. Des scientifiques ont découvert l’endroit dans les années 50 et ont commencé à l’étudier. On pensait que cette forme de vie qui a enrichis l’atmosphère en oxygène avait complètement disparu, jusqu’à cette découverte. Les stromatolites existent sous plusieurs formes, ils prennent des formes de roches sous marine et son uniquement constitué d’organisme mono cellulaire.
Bon, tout ça nous prend une petite heure de marche où l’on croise entre autre des murs de briques, chaque brique étant constitué de coquillages concassé, mouai…
Finalement, nous voilà reparti après avoir payé un prix exhorbitant pour le camping en direction de Monkey Mia. Monkey Mia est réputé pour ces dauphins qui viennent en général trois fois dans la matinée au plus près des cotes pour ce faire nourrir par les touristes, le tout étant encadré par les rangers. Tout a commencé dans les années 60 lorsqu’une femme de capitaine avait pris pour habitude de nourrir les dauphins qui nageaient le long du sillage du bateau.
Monkey Mia est situé à 20 km de Denham, une petite ville balnéaire où se bouscule touristes et quelques locaux. On passera notre quatrième journée la bas, un peu de freezby pour faire passer le temps, quelques courses et une glace version magnum. Au niveau de l’unique ‘super’ marché local, où les prix s’envolent, je rencontre Emma et Nikie. Emma est une anglaise de 23 ans, assez jolie, très mince et avec un piercing sur la lèvre qui surplombe le menton. On a passé quelques soirées dans le backpackers à Perth, et depuis son départ, elle voyage avec sa travelmate, comme on dit par ici, et bosse de temps en temps comme serveuse en bikini pour pouvoir financer la suite. Nikkie est assez grande, bronzé et à un large sourire. Par chance, on se recroisera peut être sur la cote !
On trouve un camping en fin d’après midi, le temps de faire une sieste, il fait déjà nuit, et comme chaque soir, on monte les tentes dans le noir le plus complet. Anna est fin prête à faire la fête, on a sorti le cubi de goone, le vin immonde et pas cher, 10$ pour 4 litre de blanc, soit environ la moitié du prix d’une bouteille correcte. Les effets se font en général sentir le lendemain matin, les cheveux poussent dans le mauvais sens, et les sinus ont une fâcheuse tendance à vous rappeler l’excès. Le plus important quand on boit de la goone est de ne pas lire l’étiquette qui explique la composition du produit. Poisson et blanc d’œuf sont en effet au rendez vous… Finalement, au bout de quelques verres, on part préparer à manger, Anna tombe de sommeil sous la table, mais rien ne nous décourage avec Jackie et on part en ville apprécier une bonne pinte dans le seul bar ouvert. Minuit passé, on rentre d’un pas titubant jusqu au camping.
Hmmm, cela nous emmene donc au cinquième jour.








Cinquième jour : Monkey Mia
L’accès est bien évidemment payant, mais le contact avec les dauphins est agréable. On a de l’eau jusqu’au cheville, et devant nous se ballade trois mammifères attendant patiemment de recevoir quelques poissons. Les rangers prennent quelques personnes au hasard dans le public pour nourrir les bestiaux. Vu que je sautille en faisant des grands signes, j’ai le privilège de tendre un poisson à moitié congelé à une belle bouche muni d’une dentition impeccable. Dans le même temps, d’autres rangers nourrissent les pélicans pour ne pas faire de jaloux, un animal énorme et plutôt tranquille. Un pélican qui ne bouge pas ressemble à une statue. Au début je croyais que c’était un faux. Après je me suis posé des questions quand il a commencé à courir et décoller…
Quelques rencontres agréables, je croise Malcom et Lilitte qui passent la journée ici. Malcom m’apprend que la France a battut l’Espagne 3-1, ce qui remet quelques espoirs pour la suite des évènements (et comment !). On part faire le tour de la péninsule puis on se quitte le long de la plage. Dans la même journée, je croise aussi Emma et Nikkie venu prendre quelques photos.
Juste le temps de faire une sieste sur la plage, il est déjà 4h30 passé. Anna et Jackie ont lâchement pris quelques photos pendant mon sommeil, la position du corps semble douloureuse, je comprends mieux pourquoi j’ai mal au dos quand je reprends le van. On doit avoir 300 km pour rejoindre Carnavon, le résumé de cette soirée tient sur un petit calepin qui m’a servit de défouloir :
« Le stylo aussi veut me lâcher
Il y a des soirs comme ça, où plus rien ne va ;
La fatigue, la galère…
J’ai niqué la direction du van. J’ai réussi à m’engueuler avec Lisa alors que ça fait 4 semaines qu’on ne sait pas vu ni parler. On a bouffé des œufs au plat avec des pâtes dégueu, on se les caille. Je ferais mieux de dormir, je ne ferais pas de conneries la bas »
















6ème jour : remise en forme
Ce petit texte mérite quelques explications.
- J’arrive à Carnavon complètement cassé, après plus de quatre heures de conduite. J’appelle Lisa qui bosse dans le coin pour voir si on peut se voir histoire de voir comment elle va. Ce n’est pas « very convenient » selon ses propres termes, ca m’énerve et donc on s’ engueule. Elle est déjà un peu saoule et fête la fin de son boulot. Je suis sur les nerfs et je suis un peu con et égoïste donc ça n’aide pas. Bref, je lui raccroche deux fois au nez.
- Peu avant d’arriver sur Carnarvon, je roule sur un kangourou mort pour vérifier s’il est vraiment décédé. Pas de réaction de la part de l’animal (pour information, la pauvre bête était étendu au milieu de la route et je n’ai pas pu l’éviter). Lorsque j’arrive en ville, en roulant aux alentours de 30 km/h, je sens un léger décalage à chaque tour de roue. Troublant, j’imagine déjà la facture…
- Ben il fait froid, oui…
- Les œufs étaient vraiment dégueu, les pates pareil, on a mangé dans le van, à moitié dans le noir et tout était froid au bout de 3 mn.
Bon, finalement, je passe une bonne nuit, quelques 7h de sommeil pour me remettre les idées en place. Je fais le tour des garages pour voir celui qui cherche à m’escroquer le plus. Il y en a un qui veut me changer tout l’axe de direction pour 400$, pas mal… Finalement, le problème vient seulement du pneu avant gauche, et un échange pour un pneu neuf, un peu moins de 90$ règle l’affaire. Pfiouuu, c’est la seule onomatopée que je trouve à dire (et j’insiste sur le nombre de u à la fin du mot) !
On croise Lisa en ville. J’en conclus quand même que j’ai du mal à gérer une relation une fois que tout s’est terminé. Je suis jaloux et possessif même si je n’ai pas envie d’être avec elle. Fierté à la con…
Dans la même foulée, je croise Emma et Nikkie, on en conclut qu’on doit se suivre sans le faire exprès.
Si mes souvenirs sont bons, on est fin prêt à repartir aux alentours de 16h, en direction de Coral Bay, première ville en début de Ningaloo Reef. Cela prend un peu plus de 200 kms. La ville se résume à une rue située le long de la plage. Il y a deux campings qui se concurrencent les prix dans le mauvais sens. On s’arrête dans le premier, c’est agaçant de passez son temps à chercher le camping le plus bon marché. Et puis, sur ce coup là, on a eu le nez fin, l’autre camping litéralement colé au notre est encore plus cher. En plus, il n’accepte pas les chiens. De toute façon, on a pas de chiens.
Moment de libération, il y a enfin une télé à proximité. Ce n’est pas que la programmation télévisuelle australienne me manque tant, mais cela va me permettre de suivre les matchs de coupe du monde ! On se retrouve donc installé dans le pub du camping aux alentours de 23h (15h heure française) pour assister à une victoire de l’Allemagne sur l’Argentine. Le match est stressant et se termine par une séance de tir au but, je me revois déjà en 98, quart de final contre l’Italie, qui avait pris exactement la même tournure. J’imagine les supporters allemands et argentins qui doivent se mordre les doigts et se cacher les yeux à chaque fois qu’un de leur joueur s’avance pour tirer un penalty. J’ai le cœur qui bat un peu plus vite et l’excitation est palpable. Finalement, l’Allemagne se qualifie, les argentins pleurs, et moi je vais me coucher…

7 eme : Première journée à Coral Bay, ma première expérience de snorkling
Nous avons passé deux journées complètes à Coral Bay, qui est un des endroits les plus majestueux qu’il m’est été donné de voir. Les plages sont incroyables. Le reef est à quelques mêtre de la côte, on atteint facilement les premiers coraux en quelques coups de palmes. La couleur de l’eau prend des teintes différentes selon la profondeur du fond marin. Variant entre un bleu éclatant et des turquoises, ma vue ne quitte pas l’océan, un paysage où je me sens toujours détendu et inspiré.
Un petit magasin situé sur le sable propose des tours de kayak le long du reef et loue des sets masques/tuba/palme pour quelques dollars. On met quelques secondes à se décider avant de repartir avec chacun son matériel, prêt à défier les poissons, les requins du reef, les tortues de mer et les coraux locaux. L’expérience est magique, je crois que le mot est assez proche de la réalité. Il est difficile de décrire la beauté des fonds lorsque l’on écrit un texte à 1h40 am. Pour faire court et claire, le fond marin est tout simplement somptueux. De gros coquillage, des bénitiers si je me rappelle bien ce que j’ai lu dans un National Geo sur l’Australie, prennent place le long des coraux. Des poissons multicolores nagent sans se préoccuper de l’humain trop curieux venu les observer. Ils sont là, juste derrière toi, et là aussi, sur les côté par centaine parfois. Il y a des bancs de tout petit poisson bleutés, d’autre argentés, des poissons clown et un couple de poisson papillon qui viennent de passer à quelques dizaine de centimètre de mon masque qui se remplit trop vite de bué. Aujourd’hui, j’ai appris qu’il fallait cracher dans son masque pour éviter le brouillard qui nous oblige à sortir la tête de l’eau, enlever son masque pour bien le nettoyer avant de replonger. Deuxième chose que j’ai apprise ce jour là concerne les palmes. L’utilisation de cet étrange instrument n’est pas si évidente. D’une part on a l’air assez stupide, d’autre part il faut réussi à ne pas pédaler et à maintenir ses genoux bien fixe pour ne pas perdre en puissance.
Avec Shirly, on tente d’atteindre le second reef, situé à un bon km du bord. On arrive pratiquement à l’endroit où casse les vagues. Cela nous a pris deux bonnes heures de nage à contre courant, et on observe alors avec fierté un requin du reef se balader le long des coraux. L’animal ne fait qu’une cinquantaine de centimètre et j’essaye tant bien que mal de le poursuivre dans les eaux. Il est plus rapide que moi le bougre.
Après une demi heure de vadrouille, on décide de rentrer sur la côte, ce qui prend beaucoup plus de temps que prévu. Shirly est à la limite de l’hypothermie, je la suis avec difficulté et surtout avec 50 m de retard. Je donne trois coups de palme lorsque pour elle, un suffit… Finalement, lorsque j’atteins la plage, mes jambes ne me portent plus, elles tremblent à n’en plus finir et Shirly ne semble pas aller mieux. L’expérience valait le coup tout de même, et les premières crampes qui font leur apparition dès la sortie de l’eau ne me feront pas changer d’avis. On a nagé pendant près de quatre heure, vu des coraux de toutes les couleurs, des poissons à n’en plus finir et quelques beaux spécimens de coquillages. De leur côté, Jackie et Anna ont croisé deux tortues de mer, cela devait être magnifique, je regrette un peu de ne pas être resté sur le premier reef.
Juste le temps de rendre l’équipement, on repart pour le camping. Anna donne des cours de suédois à Shirly et lui apprend quelques expressions vulgaires. Quelques minutes plus tard, elles s’endorment sur un matelas pneumatique installé sur notre campement. Je fais deux lessives histoire d’avoir un peu de change et me prépare pour une soirée riche en football. Je dois supporter l’Angleterre dans un premier temps au côté de Jackie, mais j’attends surtout LE match de ma soirée. La France joue contre le Brésil ce soir, et pas de doute que les brésiliens veulent une revanche. Pour ça, il me faudra rester debout jusqu’à 3h du matin. Le pub a fermé mais après quelques négociations, le barman a tourné la télé en direction des baies vitrées, laissé le volume assez fort et nous a donné deux sièges assez confortables pour regarder le match depuis l’extérieur. Anna est de la partie, on a tout prévu pour rester éveiller : jeu de carte, tartine au jambon, bol de céréales, deux bières et le reste de vin blanc. On a aussi rapporter les couettes et duvet pour avoir chaud.
Finalement, le coup d’envoi…
Anna s’endort après une minute de jeu, j’essaye tant bien que mal de la réveiller mais la chaleur de son sac de couchage l’emportera. Tant pis, pour la peine, je bois sa bière. A la mi-temps, et toujours sans aucun but, je pose mon pied sur la baie vitré qui entrouvre la porte fenêtre. Incroyable, on est resté dehors alors qu’il suffisait de pousser la vitre pour ouvrir la salle. Deux minutes plus tard, on se retrouve donc au chaud, allonger sur les canapés. Anna s’est juste réveillé pour changer de pièce et est retombé tout de suite dans un sommeil profond. Bien installé dans mon fauteuil, je déguste avec angoisse chaque minute du match. 65 ème minute, délivrance par Titi et la France mène 1 à 0. Alors après, il suffit de tenir. La défense fait bien son boulot, Ribery manque de peu (avec l’aide d’un défenseur brezilien) d’inscrire un second but… 93ème minute, coup de sifflet final, la France a battu le brésil 1 à 0, et nous voila en demi final contre les portugais qui se sont qualifiés au dépend des anglais quelques heures plus tôt. Ca n’a pas plus à Jackie qui est parti se coucher directement après. Avec Shirly, les choses vont mieux, on a enfin eu une discussion bi-latérale si le mot a un sens.
Je crois qu’il doit être 5h lorsque je rejoins mon matelas de mousse, emmitouflé dans ma couette, j’essaye de récupérer le maximum de chaleur possible. Demi finale, il faut que je me débrouille pour voir le match.




8ème jour : Mal de tête, snorkling et départ pour Exmouth
C’est la première fois que je vois un camping qui a une heure de check out (départ). Une fille de la réception vient prévenir Shirly et Anna que nous devons être parti le plus vite possible, j’ai à peine dormi cinq heures, je suis cassé. On replit les tentes en vitesse réduite, et le temps de remettre le van en disposition, nous quittons le camping vers midi.
De retour sur la plage le long du reef, on loue de nouveau des équipement de snorkling pour passer quelques heures en compagnie des poissons. La température extérieure est excellente, il doit faire un bon 25 degré, et le soleil chauffe la surface de l’eau. J’ai pris quelques paracétamol pour calmer les choses et je reste avec Jackie pendant un peu plus d’une heure a observer le reef. Je croiserais un coquillage immense, qui se referme lorsque je m’approche trop près, et aussi quelques poissons nettoyeurs qui bosse donc même le dimanche.
L’eau devient rapidement trop froide pour un corps sans nourriture, et je rejoins la plage pour une sieste sur un sable chauffé au soleil. J’essaye de ne pas prendre des positions stupides qui me valent à chaque fois quelques photos ridicules. A 15h, les filles ont faim, et je me réveille doucement pour les rejoindre au van. J’ai besoin de viande, de protéines, j’en ai marre de manger des sandwiches tous les midis et des noodles pour calmer la faim. Bon, ça ira pour cette fois. On se pose sur une plange où l’on est censé voir des raies mantas et des requins tigres. Je n’ai rien vu de tout cela… J’ai discuté une petite demi heure avec un pécheur venu s’isoler dans cette plage déserte. Aucune touche de toute la journée, mais il ne perd pas espoir.
Le coucher de soleil est encore une fois somptueux, je pense que je dois avoir des photos de plage à remplir des pochettes et des pochettes. A chaque fois, je ne peux pas me retenir. Les plages sont d’une beautés incroyables, l’eau a des pouvoirs relaxant et le bruit de la mer me berce. A chaque fois que je vis un coucher de soleil au bord de l’eau, je ne peux m’empécher de sortir mon appareil et un large sourire vient s’immobiliser sur mon visage.
A 19h, on est de nouveau sur les routes, en direction d’Exmouth à 140 km au nord, sur la péninsule. Ce soir, j’ai failli percuter deux kangourous, j’ai tué un oiseau et croiser le regard d’un renard qui se reposait sur le bas coté. Je réduis la vitesse lorsque je conduis de nuit, et même si l’on s’habitue rapidement, il est préférable de ne pas dépasser les 90 km/h. Arrivé à Exmouth à 21h, on installe les temps, prépare un repas végétarien et les filles vont prendre une douche et vont se coucher.
















9ème jour : Détente et soirée
Pour un cours résumé de la journée :
- On joue un peu au foot avec Anna
- J’aide nos nouveaux voisins à démarrer leur voiture
- On passe en ville faire des courses
- On rejoue au foot…
- On se prépare à manger, enfin de la viande, kangourous, mmmuummmms
- On va boire quelques bierres avec nos nouveaux voisins, bonne soirée






11 ème journée : Snorkling , for ever…
En fin de matinée, tous posé dans le 4x4 d’Adrien, on décolle pour cape range national park, situé le long du litoral, à quelques 30 kms d’ici.
Trois allongé sur le lit à l’arrière, deux à l’avant, Shirly bien attaché sur le siège passager, on survole quelques paysages bordées par l’océan indien avant d’atteindre Turquoise Bay, une plage de rêve ou se sont rejoins quelques amateurs de snorkling.
Les courants assez fort ramène les nageurs le long de la dune de sable qui s’avance dans un bras de mer. On marche donc une dizaine de minutes pour atteindre le début , on se laissera ensuite dériver presque deux heures le long des coraux et des poissons exotiques.
Cette plongée en masque tuba est tout simplement ma plus belle plongée jusqu’alors, même si ce n’est que la troisième.
Au programme, quatre tortues de mers, avec lequel on se ballade pendant une bonne demi heure, un requin blacktip d’un bon mètre cinquante, des bancs de poissons par milliers, qui vous entourents et continue leur route le long des coraux. Des poissons papillons, nettoyeurs, un poisson plat dont j’ai oublié le long, un octopus et une mer turquoise à en mourir, une expérience inoubliable, et les photos sont là pour en témoigner.






















11 ème journée, soir : France is playing against Portugal
Rendez vous à 2h30 avec un français et un Italien devant la réception du camping qui m’ont proposé de venir voir le match à l’hôtel Sea Breeze, le seul endroit de la ville où il diffuse le match. Le gérant de l’hotel, d’une trentaine d’année environ nous accueille et nous nous retrouvons à 4 dans la salle principale, écran géant à déguster une corona, tranche de citron bien sur, en attendant le coup d’envoi.
Pression pendant 90 minutes, match ennuyeux et un peu décevant, en plus j’ai raté les deux premières occasion de la deuxième mi-temps.
Finalement, à 5h, je retourne enfin me coucher, on est passé à travers, 1-0 en fin de temps réglementaire, ce n’est pas le plus beau match auquel j’ai pu assister, mais on y est enfin, finale de coupe du monde 2006. Quand je pense aux pronostics australiens en début de compétition : 28$ pour 1$ misé si la France gagne la coupe du monde, j’aurais du miser quelques billets…

5 Comments:
hey;)
merci pour ces nouvelles, les photos sont tjs aussi belles, et on prends toujours autant de plaisir à te lire, mais on a tt aussi hâte de te voir rentrer pour avoir des souvenirs en direct
bye et bientot
alice
By
Anonyme, at 6/7/06 23:21
Vraiment, ton écriture et ton humour font de ton carnet de voyage un des plus plaisants qu'il m'ai été donné de lire (et j'en ai lu un paquet).
Félicitation !!!
By
Sylvestre, at 7/7/06 19:49
Déjà je tiens à dire que je suis pas si anonyme que ça...
J'avais dit que je te laisserais un message, alors je le fais, mais c'est plus l'horaire d'un satané avion aterrissant à Broome que je devrais te laisser !
De t'avoir eu au téléphone, puis de te lire et voir tes photos, j'en la carte bleue qui frétille quand je l'approche des publicités d'agences de voyages !!
Mais maintenant tu visites ce qu'on a pas vu, alors fini les conneries ; je te demanderais d'être un plus peu sérieux dans tes descriptions.
Nous l'Australie c'est fini, mais c'est juste une pause, on y retournera... Normalement. :D
Faut qu'on prépare le prochain voyage donc on va suivre attentivement les aventures de "Jeibi et IZA son fidèle destrier".
A très bientôt,
Thomas (plus connu sous le nom de Thierry sur ce blog)
By
Anonyme, at 12/7/06 23:31
La vache on a l'impression de revenir quelques semaines en arrière et d'être avec Jo et toi dans le van. Ca fait vraiment du bien... même moi ça me donne envie de revenir... c'est te dire la performance :D
En tout cas continue d'en profiter, de nous faire partager ton voyage et de nous faire marrer comme des nazes solitaires derrière notre écran d'ordi.
A très bientôt sur coucoutel bien sur !
Et fait gaffe aux crocos, aux redback, aux serpents, aux jellyfish, aux requins, aux dingos, au soleil et au koalas !
Aller a+ tard dans un bar (bien sur)
Big kiss a IZA
Fanny (Ou poupoune pour les aventuriers :D)
By
tom & fanny, at 13/7/06 06:13
Yeah mec !
C'est cool d'avoir des news ! Ici on a bien réceptionné Jo, bien matté ses splendides photos et perso j'attend les tiennes avec impatience aussi :-D
Superbes photos encore une fois (le kif les dauphins !!!), et un texte toujours plaisant à lire (en virant quelques fotes ;)).
AMuse-toi bien pour la suite mec !
By
Lomba, at 19/7/06 19:11
Enregistrer un commentaire
<< Home