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From Australia...: janvier 2006

From Australia...

lundi, janvier 30, 2006

Sydney

Chuttttt….

Pas trop de bruit pour ceux qui dorme svp. Lisez à voix basse et baissez l’intensité lumineuse ; eteignez aussi votre musique et écoutez plutôt :

Il est minuit et demi, ou peut être une heure de plus si je considère que le portable n’a pas été remis à lheure depuis notre passage dans le New South Wales. Quoi qu’il en soit il n’est plus très tôt. Installé sur un lit d’une chambre dortoir de 12 personnes, me voila reparti dans les joies de l’écriture. Un couple d’allemand est étendu sur deux lits superposés dans la petite pièce d’a côté, essayons de ne pas les réveiller.

Sydney, qu’est ce que cela représente pour vous ?

Certains se disent que Sydney décrit avec précision l’univers australien. Je ne partage pas cet avis. Sydney est une grande ville, une très grande ville, la capitale économique du pays-continent. Une parenthèse rapide, la capitale australienne est Canberra, une ville d’une taille plus modeste situé plus dans les terres qui n’a apparemment rien d’attrayant. Certains se demandent alors « mais pourquoi Sydney n’a pas été choisit comme capitale ??? » Tout simplement pour ne pas léser Melbourne qui enviait aussi le titre tant convoité. Canberra se trouve en effet à une distance raisonnable entre les deux villes.

Grattes ciel à fleur des nuages, quartier pour business man chevronné, parcs immenses plaqués en plein cœur de la city. Sydney reste une ville cher, et, constat effrayant, sans aucune place de parking gratuite à moins de 10km du centre.

Depuis deux jours donc, nous sommes à Sydney.

J’aurais aimé être capable de vous décrire Sydney en trois mots, ce qui vous aurait économisé du temps de lecture

Le seul problème est que trois mots ne suffisent pas pour décrire Sydney. Ou peut être ai-je des lacunes en vocabulaire… Quoi qu’il en soit, son théâtre impressionne, on en vient même à se demander comment peut rendre l’acoustique. Impossible de vérifier, les billets sont chers et nos portefeuilles vides.

Le long de la pacific highway au nord ; nous naviguons donc un mercredi soir pour atteindre les portes de la ville. On suit la freeway jusqu’à atteindre les quartiers agglomérant, à une vingtaine de kilomètres du centre. Plus on s’approche, plus les constructions se resserrent, plus le paysage urbain devient dense. On passe sur le harbour bridge, un pont construit il y a presque 100 ans, magnifiques et immense ; comportant une dizaine de voies dont une pour les vélos et une pour les trains. Comme tout bon touriste qui se respecte, on arrive en tongues short et bien évidemment torse nue. Le temps est affable, gris, pluvieux, il fait froid et les gens marchent, marchent encore, et ne s’arrête plus. A quelques centaines de mètre de nous est posé la Sydney Tower, une tour donnant une vue panoramique sur la ville, et on se demande encore comment ils nettoient les vitres et les grands câbles qui partent du bâtiment circulaire et se croisent jusqu’à une centaine de mêtre en dessous.

Après un Mac Donald pour riches ou même les sauces deviennent payantes, on se change en pleine air, pantalon/chemise avant de partir à la conquête de Sydney. De nuit, les lumières des grands buildings et les enseignes des grandes firmes confirment son caractère dominateur. Le long de George Street, on remonte vers le Nord, jusqu’à atteindre le Bennelong Point, ou a été installé l’opéra de Sydney. A fleur d’eau, on a une vue magnifique sur le sydney Harbour Bridge, éclairé de toute part. De nombreux voiliers en profitent pour naviguer le long de la baie. Par chance, nous sommes dans un des quartiers les plus agréables de la city, à quelques pas des Royal botanic gardens.

Encore sans domicile fixe, ou plutot EDR comme on devrait dire (En Domicile Roulant), IZA nous conduit vers l’est de la ville, à Bondi (prononcé bondaieeeee), la « plage » la plus proche. Bien évidemment, on n’y trouve aucune douche de disponible après la tombée de la nuit, aucun toilette et un seul parking à 20$ pour passer la nuit.

Sydney a souvent été la ville de tous les superlatifs, et bien pour le prix des parkings, je lui donne une palme d’or. On s’attaque alors aux quartiers résidentiels et après de courtes recherches, on se pose dans une rue bordée de maison pour nouveaux riches et jeunes en pleine recherche identitaire. 6h de sommeil avec vue magnifique sur la partie ouest de la ville en contrebas, système découlement à nos pied (bouche d’égout) et pissotières sur lit de ronces pour la première soirée. Le temps est plus froid ; et donc les nuits meilleures.

Notre mission du jeudi est de trouver un backpackers et si possible un travail. La journée commence plutôt mal, on parcours King Cross, le quartier des prostitués, de la délinquance et de l’alcool, sans trouver aucun logement adéquate (étonnant non ?). On fait une escale dans le centre. Impossible de garer IZA, on perd espoir. Dans ces cas la, on se rattache à notre sens inné du « j’ai de la chance quand je crois que c’est foutu » qui nous amène à l’ouest de la ville, à glebe, à côté de l’université de sydney. En parcourant Glebe Point Road, la rue principale, on croise le Glebe Village, un backpackers de la même trempe que le Somewhere to Stay à Brisbane. Le quartier est calme et aéré, la ville est à une bonne demi heure à pied. Le backpackers est assez cher mais inclus le petit déjeuner, un barbecue gratuit le dimanche, une population en majorité féminine et un personnel des plus agréable. On prend l’option économique, un dortoir de 12 personnes pour une semaine, soit 147 $ par personne. La porte est activée par une carte magnétique. On partage le dortoir avec seulement un allemand d’une vingtaine d’année. Il y a aussi les toilettes et la douche dans la chambre.

Au passage, la réceptionniste est charmante.

Sur un grand tableau Veleda à l’entrée, il y a de nombreuses annonces d’emplois. Mon œil est malgré moi attiré vers une annonce de programmeur php/postgresql, deux mots qui m’étaient sorti de l’esprit et qui reviennent alors comme un coup de marteau qui fait déjà mal au crane. Toujours contrôlé par une force étrangère et sombre, je téléphone pour avoir plus de renseignement, et j’ai même le culot d’accepter un test pour le lendemain matin. Le salaire semble alors très intéressant, 20$ de l’heure pour 40 heures dans la semaine. De son côté, johann rédige son cv et prend quelques contacts. Le soir, on passe un peu de temps sur internet, gratuitement, en profitant d’une faille du système. Vers minuit, jo part se coucher, je reste discuter avec un groupe de français très sympa, un couple doit réparer une ford falcon, le démarreur a laché (hehe, on est pas les seuls alors !). Couché vers 1h30, la guerre est alors déclarée contre les moustiques de la région, une version plus petite et plus agressive que ceux rencontrés jusqu’ici. Comme souvent, les moustiques sortiront vainqueur, mais pas pour jo qui aura eu la présence d’esprit d’aller chercher le repellent (bombe anti-insecte à la con).

Réveil yeux collés et haleine des mauvais jours, je suis déjà en retard… Un ou deux crocs dans des toasts, un verre de lait et je saute dans un bus en direction des nothern beaches, la où je dois faire mon test. Je mets plus de deux heures pour m’y rendre, je change de bus, rate le ferry, reprend un autre bus, c’est une catastrophe… J’arrive à 10h30 au numéro 401 de Sydney road, une grande maison blanche ou est installé une petite entreprise, vraisemblablement une start-up vu l’état des locaux. Un gars me reçoit, ne me demande rien à propos de ce que je fais ici, m’installe devant un poste et me donne quelques consignes sur ce que j’ai à programmer. J’ai 4h, ce qui n’est pas de trop…

Dans ma tête, tout va très vite. Pendant 5 bonnes minutes, je regarde cet engin bizarre avec un écran, un clavier et une souris, et la, je me demande vraiment ce que je fous ici. J’avais dit que je faisais un break, que je faisais une année sans faire une ligne de code. Je me retrouve planté la, et j’ai envie de prendre mon sac et de m’enfuir, de retourner avec des gens plus sociaux que la bande de primate qui a élu domicile dans ce faux bureau. Je suis déjà ailleurs. Je rève que je m’en vais, que je les plante et que je cours dehors pour reprendre l’aventure.

Mais je ne suis pas très courageux alors je reste et je code, je code et je recode pendant presque 4h. Finalement je termine ce qu’ils veulent… Le gars est content, je suis heureux qu’il soit heureux. On parle un peu du salaire, en fait il y a 30% de taxe, ce qu’il fait qu’il ne reste plus que 14$ de l’heure… Je lui dis que c’est beaucoup trop peu, il me dit qu’il est d’accord, mais qu’il ne peut pas faire grand-chose. Je m’en vais. A 16h, il me rappelle, je suis en train de vérifier l’état de mon compte australien. Il me dit qu’il a parlé à ses supérieurs et que malheureusement, ils n’ont plus l’intention d’embaucher quelqu’un pour le mois à venir. Rien à voir avec mon code qu’il me dit, juste qu’ils n’ont plus les budgets.

Tu n’aurais pas pu te renseigner avant coco ?

Enfin bon, c’est peut être un signe, quelque chose qui me dit de ne pas faire d’informatique. En plus, ça ma donné mal à la tête…

Je rejoins jo à Hyde park, ou de nombreuses personnes sont allongés sur l’herbe pour bouquiner, discuter ou tout simplement se laissé aller dans les bras de Morphé. Jo a passé sa journée à jalonner la ville à la recherche d’un emploi, sans grand succès pour l’instant.

Peu de temps après, charlotte nous rejoins. Charlotte est une française rencontré à Brisbane, au backpackers où était Poupoune et Thierry (à qui on fait un gros bisou d’ailleurs). Charlotte à 22 ans, a une culture assez impressionnante en cinéma contemporain et aimerait devenir primatologue (marrant non ?). Elle est de taille moyenne, cheveux ondulés à hauteur d’épaule, visage calme avec un piercing discret en dessous de la lèvre. Elle est très jolie. On se pose donc sur l’herbe et on discute pendant une bonne heure de choses plus ou moins gaies, de voyage et d’aide humanitaire. Ensuite, on va voir sa collocation : un appartement de 2 chambres partagés par 7 personnes. L’immeuble est magnifique, luxueux, 5 ascenseurs, des couloirs immenses, et, comble du comble, une piscine au 30ème étage avec vue sur la ville. A côté de la piscine, il y a un jacousi chauffé en extérieur, le paradis. La vue est incroyable, directement au pied de l’immeuble commence Hyde park, puis plus au loin se dessine les jardins botaniques, l’opéra et enfin le sydney Harbour Bridge. On se rend compte aussi du nombre de voiliers qui naviguent, c’est envoutant. Jean’s remonté jusqu’au genoux, on barbotte les chevilles dans l’eau chaude à bulle. On repart aux alentours de 20h15, on se perd un peu avec jo qui n’a plus ses lentilles. On arrive donc au backpackers peu avant 22h. On mange, squatte la connexion internet nous voila maintenant arrivé au terme de la journée. Il n’y a plus personne dehors, tout le monde est sorti en ville, en boite ou en pub. Demain, on doit aller visiter l’aquarium de sydney. Il faut aussi qu’on prévoit une séance de cinéma en plein air !

Sur ce, j’éteins aussi la lumière.

Mercredi 25 décembre

Sur un petit bout de papier je griffonne le programme des derniers jours :

Samedi : aquarium

Dimanche : Rien / Jo : Manly

Lundi : boulot

Mardi : boulot

Je met une petite note spéciale pour la frangine avec un petit symbole important devant : Anniversaire sandrine.

Et oui, on est le 25 janvier et la grande sœur fête ses 26 ans aujourd’hui !

Et puis je replonge quelques jours en arrière jusqu’à samedi dernier.

Comme tout un samedi, on fait la grasse matinée.

Texto de Charlotte :

« Rendez vous à 15h15 devant l’aquarium. »

Je regarde l’heure de l’ordinateur ou je suis en train de fignoler avec l’aide de jo mon cv visant la restauration. Il est 13h.

Quand on cherche un boulot dans la restauration sur Sydney, l’expérience est indispensable. A défaut d’en avoir, on en invente. Quitte à inventer les expériences, on invente aussi le nom des boutiques, que des noms qui sonnent bien français. Au final, voici donc un échantillon :

- Employé polyvalent à « La bonne baguette » (Boulangerie)

- Interimaire à « Le port salut, c’est écrit dessus »

- Serveur à « Le ch’tit canon » (Café français)

- Vendeur pour Assan Sehef (Convenient store)

Si avec ça je ne suis pas serveur…

Quoi qu’il en soit, il n’est que 13h, ce qui nous laisse encore deux bonnes heures devant nous.

1h…

hmmm….

Deux heures plus tard, on avale en vitesse un bol de noodle en se brûlant le palet entre chaque bouffée, lance les bols et la casserole dans l’évier, donne un coup rapide sur la table, court chercher l’appareil photo et la caméra, enfile une chemise et une paire de tongues. Enfin, on se met en route, il est 15h10, et il faut plus de 20 minutes à pied pour rejoindre l’aquarium.

On retrouve Charlotte à 15h35, elle nous attend depuis 25mn. On est désolé, et un peu essoufflé aussi. Rien à faire, même quand on a du temps devant nous, on arrive en retard.

La visite de l’aquarium est rapide, et seulement la partie concernant les requins est vraiment impressionnante. On passe sous un tunnel transparent, immergé dans une piscine immense, décoré comme le fond sous marin je présume. A l’intérieur nage une bonne vingtaine de requins d’origines différentes, et donc de tailles et de morphologies différentes. Des raies d’un mètre cinquante d’envergure passe au dessus de nos têtes, on a l’impression qu’elles volent, c’est étrange et envoûtant. Des bancs de poissons croise le chemin des squalls sans y prêter attention, seulement certains d’entre eux semblent comprendre le danger et nous regarde à travers la vitre en ayant l’air de dire : « Mais qu’est ce que je fous la moi… »

Pour être franc, c’est sûr que je n’aimerais pas être à ta place petit poisson.

Le soir on achète un cubi de blanc pour être certain d’avoir mal à la tête le lendemain matin. Comme d’habitude, on s’y prend trop tard pour manger et la cuisine est déjà fermée lorsqu’on commence à s’en préoccuper. Depuis ce matin, on a pris un petit déjeuner rapide et seulement un peu de noodles, le blanc monte donc directement au cerveau. Couché à 5h bien passé, mon dimanche sera improductif. Jo, de son côté, rejoint Charlotte, son colocataire, et d’autres filles qui sortent d’on ne sait où à la plage de Manly.

Le lundi matin, j’ai rendez vous à 7h chez une dame d’une cinquantaine d’année, qui cherche quelqu’un pour faire un peu de jardinage. C’est Juliette qui m’a offert le job. Juliette est typé asiatique, elle est mi-australienne, mi-neozelandaise, elle est aussi resté en Angleterre pendant un long moment. Elle étudie l’art contemporain à l’université de Sydney et profite des quelques semaines de vacances pour se reposer et faire la fête. Le jardinage, ce n’est pas sa tasse de thé à Juliette, et comme elle barbouille quelques mots en français, elle n’arrête pas de répéter :

« C’est très dur parce que je suis trop petite »

Ravissant.

Donc, elle me laisse son job, à 1h du matin le dimanche soir, je suis censé commencé dans 6h… D’un autre côté, l’ambiance est plutôt bonne. Un nouveau jeu, le drinking-pong a fait quelques ravages dans l’assemblée. En particulier un Anglais, paul, qui n’est pas des plus adroit avec une raquette. Paul a donc la trentaine, ne marche plus droit du tout, et maintient difficilement une conversation avec des mots de plus de 2 syllabes. De notre côté ça discute politique sociale et dépendance, ce qui nous tient sous tension pendant une bonne heure. Quand on se rend compte que tout le monde autour de nous est parti se suicider, on décide enfin de changer de conversation. Jo doit bosser le lendemain aussi et est déjà parti se coucher.

4h30 de sommeil, frais comme un gardon en décomposition, je me lève à l’heure à laquelle je dois commencer. J’arrive donc une heure en retard, sonne à la porte, racle la gorge et cligne trois fois des yeux pour les décoller. 1mn plus tard, me voila face à face avec la propriétaire, je lui explique rapidement que Juliette ne peut plus venir et que donc je vais la remplacer. On discute, elle m’explique un peu ce qu’elle veut, enlever les mauvaises herbes et enjoliver le jardin.

Le travail est agréable, il fait certes chaud mais rien à voir avec ce qu’on a connu à Childers, En plus ce n’est pas un travail difficile. Je travaillerais 2 jours complet la bas, 8h le lundi, 9h le mardi, à 15$ de l’heure en cash.

Le lundi, jo n’a finalement pas travaillé, le gars qui devait passé le chercher n’est pas venu et n’a même pas pris la peine de prévenir.

Le mardi, jo était censé travailler aussi, à midi. Je devrais faire un copier coller de la phrase du dessus.

Hier soir, nous avons passé la soirée à discuter autour d’une table, sous une pluie fine. On va organiser le Psycho Ping Pong Championship… 2$ l’entrée et encore toutes les rêgles du jeu à établir. On en parle autour de nous mais la pluie risque de compromettre et d’annuler le tournoi.

Cinq jours plus tard...

Le Psycho Ping Pong competition a bien eu lieu. C’était mardi et ça a commencé à 20h30. Sur les 30 personnes du backpackers, on a réussi à gagner la confiance de 17 d’entre eux qui nous ont gentiment transmis les 5$ de droit d’entrée (les prix ont augmenté en effet…). Avec tout ce qu’on a récolté, on a pu aller chercher un gros pack de bières, trois cubis de vins, quelques soft et des gâteaux aperos. Et en plus, on fait un bénéfice d’un dollar, magnifique non ? On commence par les matchs de poules, les deux premiers de chaque poule atteigne ensuite la phase finale de la compétition. Les règles sont simples :

Chaque joueur remplit un verre du vin de son choix puis le pose sur la table de ping pong à une trentaine de centimètre du bord de fond. Un coup se joue comme au ping pong traditionnel, avec quelques exceptions au cas ou la balle interagit avec LE verre.

Donc, si la balle tombe dans le verre adverse, on gagne le match et notre adversaire doit boire son verre cul sec.

Si la balle touche le verre adverse, on boit deux gorgées.

Si l’on perd le point, on boit une gorgée.

Lorsque l’on finit son verre, on perd le match.

N.B : On ne peut pas utiliser plus de 5 gorgées pour boire son verre.

La compétition se déroule plutôt dans une bonne ambiance même si personne ne m’écoute lorsque j’explique :

a) les règles

b) une deuxième fois les règles

Ensuite, en général quand ils sont sur la table, on leur demande :

« tu as compris les regles ?» Et la, tu as inévitablement le : « Quelles regles ??? »

En plus de ça, personne n’est la quand on l’appelle pour jouer. Bref, je passe mon temps à courir chercher les joueurs.

Finalement, l’équipe de France s’en sort très bien avec 5 représentants en quart de finale !

Bon, ça n’empêchera pas un suédois un peu trop sérieux de gagner la formidable chance de devenir le roi de la soirée (c'est-à-dire qu’il peut demander n’importe quoi à n’importe qui si cela n’implique pas de l’argent ou si cela est humiliant). Il n’utilisera rien de tout ca, il part directement en boite après sa victoire (crétin).

Le mercredi, on ne fait rien…. Enfin je ne m’en rappelle plus en tout cas…

Le jeudi, on a été voir un bout de match de l’open d’australie sur l’écran géant de l’opéra House. Ensuite, on voulait participer à un concours pour gagner des places pour la finale avec allez et retour offert. Pour cela, il suffisait de marquer trois points à un joueur « pro » qui faisait le guignol sur le terrain (jouait main gauche, assis sur une chaise). Autre détail, il fallait être résident australien pour pouvoir participer, on a donc été refoulé.

Comme c’était la fête nationale australienne (le G’day), il y avait la fête un peu partout.

De leur côté, les aborigènes brulent des drapeaux australien pour célébrer le massacre de leur ancêtre… Les australiens, fier de leur pays, se balladent avec de grands drapeaux australiens, des plus petits peints sur le visage, accroché au sac à main, déposé dans les cheveux ou attaché autour du coup. Il ont aussi une bouteille dans la main droite et un poteau de soutien dans la main gauche. Certain d’entre eux crient des phrases de trois mots :

« Come on Aussie » est leur favorite, alors au fur et à mesure de la soirée, ils la disent de plus en plus fort…

On assistera ensuite à un feu d’artifice sur Darling Harbour, joli mais sans grande surprise.

On terminera la soirée au backpack, avant de redéposer Amandine, plus connue sous le nom de Marion.

Mais en fait, je me rends compte que je n’ai pas fait les présentations :

Alors dans la petite bande de Sydney, il y a :

Amandine (ou Marion) : 22 ans, partie en Australie par un organisme de filles au pair. Elle est chez une famille de riche au nord de la city. Elle est hébergée chez la famille, à son propre étage/appartement dans la maison et doit s’occuper de trois bout de choux qui ne mange pas le midi mais à toutes les heures…

Jo, 18 ans de Suisse, en Australie depuis quelques jours, il n’a déjà plus une thune et vient de rater le dernier taf car il a oublié de se réveiller.

Mathieu, 23 ans de Lyon, en couple avec Marine (ou Mariana), 22 ans. Ils sont en Australie depuis 11 mois, ont fait un tour avec une voiture

Le vendredi, je bosse chez un petit vieux encore en pleine forme, il monte dans la poubelle et saute à pieds joins pour tasser les ordures... A 20$ de l’heure, je peux faire ça ! En fait, non, moi je décolle de la moquette, enlève des plaintes, je nettoie du parquet et jette de vieilles branches. En quatre heure de travail, j’ai réuni assez pour m’acheter une tablette de chocolat et à manger pour les prochains jours. Je rejoins Johann qui veut retenter de participer au concours.

Le pro d’hier c’est blessé, il est tombé sur la tête, s’est arrêté de respirer et maintenant il est à l’hôpital le mariole.

Du coup on joue contre un plus jeune, moins cool, et on perd… fin de l’histoire.

Hier, on est parti faire un tour des botanic gardens, on croise des cacatohes sans la moindre grasse pour voler. On atteint la pointe, de la on a une vue superbe sur harbour bridge et l’opera house.

Tout le monde est parti bosser ou se promener aujourd’hui, moi j’attend le barbecue gratuit du backpackers qui commence dans 4h30 maintenant. Cela devrait me laisser le temps de faire une sieste.

zzzzzzzzzzZZZZZZZZZZZZZZZZZz
































samedi, janvier 14, 2006

En route pour Sydney

Aujourd’hui, on est censé reprendre la route pour descendre petit à petit sur Sydney. On s’est dit qu’on partirait en fin d’après midi, quand la chaleur devient plus supportable. Il est déjà 19h, on est encore sur la plage, Jb est encore dans l’eau, ça semble pas mal compromis. On reporte finalement le départ au lendemain matin. Comme on n’est pas sur de revoir Fanny et Thomas avant longtemps, c’est l’occasion de passer une dernière soirée avec eux. On se coucher vers 1h et quelques minutes plus tard les flics débarquent dans notre salon, enfin sur le parking quoi, en nous demandant de bouger, qu’on a pas le droit de dormir sur le parking, que l’amende est de 175 $A, qu’il y a un camping pas loin, tout en restant très sympa. C’est pas grave, la frontière avec le New South Wales est à quelques mètres de là. On prend donc le van et on va se garer sur un autre parking pour passer la nuit. Le lendemain, on prend le petit dej au bord d’une petite avancée de la mer, très joli coin, mais ça semble être le repaire des déchets du coin. L’un d’eux, qui ressemble un peu à Jesus en version junkie, chercher pas mal la merde avec un gars du coin qui visiblement, n’apprécie pas sa présence. Le pire, c’est que Jésus a une voiture et qu’il la conduit n’importe comment, en montant sur les trottoirs quand le gars lui barre la route. Faut dire, avec une bière à la main, et l’autre sortie pour faire un doigt, c’est moi facile de conduire. Ca fait de l’animation au petit dej, c’est sympa. Puis une fois le petit dej terminé, même si la motivation n’y est pas, il faut partir. Après des aux revoirs déchirant avec Poupoune et Thierry, on prend la route direction Byron Bay.


On arrive en fin de matinée et, a peine Iza garée, on met les planches à l’eau. La session de surf est plutôt pas mal, d’autant que des dauphins ont décidé de se joindre à nous. En effet, on voit 3 ailerons passer à quelques mètres de nous. On flippe un moment puis, on les voit sauter hors de l’eau. On ne peut contenir notre excitation de voir des dauphins si près et aussi peu sauvages. Les autres surfeurs sont visiblement habitués, car aucun ne réagi. Par la suite, j’observe une tortue de mer se promener juste en dessous de moi. Ca doit bien faire 70 cm sur 70 cm, c’est assez impressionnant. On continue de surfer jusqu’à ce que nos bras nous demandent d’arrêter.



Une fois le repas terminé et la sieste de 2h effectuée, Jb décide de retourner surfer. Je préfère faire un tour à pied du coté du phare de Cape Byron, le point le plus à l’est d’Australie. Ca grimpe pas mal et la vue d’en haut est magnifique. Pendant les mois d’hiver, on peut y observer les baleines pendant leur migration. Evidement, comme on est en plein été, il n’y a pas de baleines. Je reste en haut jusqu’au coucher de soleil sur les montagnes, c’est magnifique. Je redescend puis on décide ensuite de rester dormir ici puis de partir le lendemain matin pour Nimbin, la ville hippie d’Australie.








Le lendemain matin, même pas besoin de réveil, à 7h30 pétantes, les flics débarquent pour nous demander de bouger, nous dire qu’on a pas le droit de dormir ici, qu’il y a un camping pas loin. Visiblement, ils ont appris la même leçon que les flics du Queensland. Ceci dit, c’est plus intéressant de se prendre une amende ici, c’est moins cher. On bouge donc en ville pour faire quelques courses. On retourne ensuite faire une petite session de surf avant de manger. On se pose sur une table en lisière de plage. La vue sur les douches est magnifique… Un énorme lézard, un varan à priori, d’un bon mètre cinquante de long s’approche pour regarder ce qu’on mange. C’est assez impressionnant quand on n’a pas l’habitude.


On repart ensuite pour Nimbin. Depuis le festival de je sais plus quoi en 1970 je sais plus combien, c’est devenu le repaire des hippies d’Australie. Bob nous avait prévenu que c’était surtout un concentré de hippies capitaliste deuxième génération. C’est en partie vérifié, mais il y a encore pas mal de vraies hippies, si l’on considère comme vrai hippie une personne qui passe sa journée à fumer des pets, une bière à la main, habillé comme un sac, complètement perché et avec évidement le chien qui n’est plus très net non plus. On visite le musée qui retrace l’histoire de Nimbin, enfin, c’est comme ça qu’il est présenté. On rentre dedans et en fait, c’est un vrai foutoir. Des carcasses de Combivan Wolkswagen traînent un peu partout, c’est le grand n’importe quoi. Des phrases pseudos symboliques sont écrites sur les murs. Au moins, c’est clair que les pièces se suivent et ne se ressemblent pas. Dans une pièce, on va trouver du tout et n’importe quoi, ça va de la collection de fouets de cuisine, aux panneaux de signalisations arrachés dans la rue, en passant par une statue de Bouddha. Et puis dans une autre pièce, on ne va trouver rien, si ce n’est une vielle télé, donc l’écran a été en partie peint, et réglé sur aucune chaîne, ce qui produit toutefois un effet intéressant, couplé à la lumière et la déco en papier mâché peint de la pièce. Le tout bercé par une musique d’ambiance et rythmé par les interventions des dealers qui nous proposent toutes sortes de produits qui font rire. On visite également une galerie d’art, ou les artiste locaux exposent/vendent leurs œuvres à des prix exorbitants. On se promène ensuite dans les magasins de la ville et on hallucine sur les prix. On remonte donc dans le van. Juste avant de partir, un mec tente une dernière fois sa chance en nous proposant des champignons hallucinogènes…On reprend donc la route en direction de Coffs Harbour, ville étape dans notre voyage pour Sydney. On se pose sur un parking en bord de plage. Le lendemain, on surf un peu le matin, mais faute de vagues, on écourte un peu la session. On décide de repartir direct en direction de Sydney, on se fait un petit programme en fonction des étapes prévues. On s’arrête avant de repartir au Big W, c’est un magasin qui propose un peu de tout. Et là, on craque et on achète 2 cannes à pêches que l’on décide d’essayer l’après midi même. Nous voilà donc à chercher un coin pas trop mal pour mettre nos cannes à l'eau. On trouve un coin, au bord des roches d'une presqu’île. La mer est pas mal déchaînée, ce qui risque de compliquer les choses si par hasard, on venait à attraper quelque chose. Je commence donc à procéder à mes premiers lancés, pendant que Jb prépare sa canne. Il a choisit d'acheter une canne un peu plus complexe, soit disant plus précise. La vendeuse l'a prévenue que ça risquait d'être un peu dur au début. En effet, après une bonne 1/2h de lecture de la notice, il s'approche des rochers, se met en position, prend un grand souffle et effectue son lancé...magnifique!!! Il a au moins atteint les 3 mètres, ce qui permet de placer le leurre juste dans les rochers. Il ne comprend pas ce qu'il s'est passé, il a fait tout ce qu'il fallait. On récupère le leurre accroché aux rochers en manquant plusieurs fois de se faire emporter par les vagues, puis on décide de changer d'endroit, comme si notre incapacité à pêcher pouvait venir de l'endroit. On se pose donc à un autre endroit, un peu plus à l'abri du vent. Jb, bien décidé à ne pas rester sur un tel échec, veut retenter sa chance. Donc c'est reparti pour 1/2 de préparation, de relecture de la notice. Et là, il arrive à nous faire un clone de son premier lancé. Et même pire puisque là, tout les fils sont enmélés et le leurre a repris sa liberté. On décide de ramener sa canne, le problème venant forcement de la canne. On arrive devant le Big W qui est déjà fermé. Vexé, on décide de reprendre la route et de quitter cette ville toute pourrie.

On reprend la route direction Port Macquarie, ville étape où il n’y a pas grand-chose à voir, si ce n’est le koala Hospital, un hôpital qui, comme son nom l’indique, soigne des koalas. Il s’agit souvent de koalas heurtés par des voitures, où récupérés blessés après des incendies de forêts. L’endroit est tenu par des volontaires qui nourrissent les koalas à des heures précises. On est donc présent le lendemain matin à 7h30 pour assister au repas du matin. L’hôpital ressemble plus à une réserve animalière, avec pleins de panneaux racontant les histoires de quelques figures emblématiques parmi les résidents de l’hôpital.


L’endroit est charmant mais on a de la route aujourd’hui, on doit se rendre à Anna Bay. Il s’agit d’une petite ville côtière délimitée par la plus longue dune de sable d'Australie, 35 Km de long, quand même. On se pose d'abord en ville, on se promène sur le port, dans lequel un dauphin est venu se reposer. Je goûte mon premier fish'n chips, qui, bien que cher, n'est pas mauvais du tout. Une fois le tour de la ville rapidement effectué, on reprend la route direction la dune de sable. On arrive sur place et il faut avouer que c'est impressionnant. La dune est en fait formée de plusieurs petites dunes plus ou moins hautes. C'est une zone où la conduite de 4x4 est autorisée et à voir comme certains refont le Paris Dakar, ça donne envie d'essayer.















Cependant, la dune est suffisamment longue pour que l'on puisse s'y promener sans être déranger par les voitures. Au milieu des dunes, on ne peut que se croire en plein milieu du désert. Du sable vierge de toute trace tout autour de nous, le paysage est hallucinant. On ne peux s'empêcher de faire les cons et de pourrir se si beau paysage et sautant du haut d'une dune. Le sable est tellement fin qu'il amorti toutes nos chutes. On tente alors toute sorte de figures, du simple saut le plus loin possible au salto plus ou moins réussi. Lorsque que l'on arrive à cours d'énergie, on se décide à rentrer au van et de tenter une petite cession de surf. On repart donc dans le désert de sable pour rejoindre la plage.










On a du sable partout, mais alors vraiment partout... Ca tombe bien, la mer est déchaînée, ça va permettre de se rincer. On arrive au bord de la plage, le ciel s'est de plus en plus couvert et le vent s'est bien levé. On sort tout de même les planches. En arrivant sur la plage, je me ravise en regardant les méduses échouées sur la plage, et en sentant les premières gouttes tomber. Je sens qu'aujourd'hui, la mer ne me veut pas. Jb tente quand même sa chance. Je vais donc prendre ma douche et là, je retrouve une sensation étrange que je n'avais pas ressenti depuis bien longtemps, le froid.





C'est donc avec grand plaisir que je m'enferme dans le van une fois séché. Quelques minutes plus tard, Jb revient, épuisé. Les vagues étaient trop puissantes ce jour là, impossible de faire quoi que ce soit. On reprend donc la route en direction de Sydney, que l'on atteindra quelques heures plus tard.



vendredi, janvier 13, 2006

Lamington National Park

Depuis notre arrivée dans le Queensland, nous voulions faire une randonnée dans le parc le plus visite de l’état, le Lamington National Park. Apres une première tentative ratée, où, faute de n’avoir pas consulté de carte routière, on s’est retrouvé à visiter Springbrook, qui soit dit en passant est un très beau parc, nous voilà plus motivé que jamais pour retenter la visite de ce parc. Et ça tombe bien car nos talents bien cachés de danseurs nous on permit de décrocher une visite gratuite tout compris d’un parc du coin et parmi la liste des parcs proposé, il y a bien sûr le Lamington NP. En plus, ça tombe bien, le transport est inclus, ça nous évitera de visiter encore une fois Springbrook. Finalement, on décide d’y aller par nos propres moyens et cela pour 2 raisons. Tout d’abord, ça nous permet d’y aller avec Poupoune et Thierry, et leur faire découvrir un peu ce qu’est une vraie rain forest. En plus, en consultant de façon plus approfondie la brochure, on se rend compte qu’il vaut mieux oublier les visites accompagnées. En effet, il est écrit « Départ 8h, retour 18h » Sachant qu’il faut bien 1h30 de Brisbane pour y aller, que le bus doit passer chercher puis ramener les gens directement chez eux, je suis pas super balèze en math mais il reste plus beaucoup de temps de rando. Alors si c’est pour faire la rando de 3 km sur chemin goudronné, c’est pas la peine. On décide donc de partir le jeudi au soir. Petit passage au Coles histoire de faire le plein de bouffe et nous voila parti. La route devient vite montagneuse et la petite Iza souffre un peu mais elle assure quand même (surtout ne pas dire de mal, elle est susceptible). Sur la fin, la route est franchement flippante. Le brouillard s’est levé, la route sillonne entre les arbres. On distingue le chemin uniquement grâce aux indicateurs lumineux style catadioptres collés sur les arbres. On arrive enfin à l’entrée du parc. On se pose dans le camping de la réserve. Il est trop tard pour aller au point d’information signaler notre arrivée dans le parc et payer le camping, il n’y a plus de formulaire à remplir pour les arrivées nocturnes, tant pis, on fera ça le lendemain. On plante donc la tente au milieu d’un champ de wallabies. Le lendemain, réveil a 7h30. On émerge a peine que le voit une colonie de perroquets bleu et rouge, très intéresse par la nourriture qu’on leur propose.





Apres deux bonnes heures et demi de préparation, on se retrouve au Visitor Centre pour payer le camping et se renseigner sur les randos sympa. Il n’ouvre qu’a 13h, tant pis, ce sera open camping. Un habitue du coin nous indique une rando sympa a faire dans le coin. Il s’agit d’un parcours de 17kms. Vers 10h enfin, on décolle. La végétation devient très vite très tropicale et sauvage. La forêt est vraiment magnifique, on se croirait dans un décor de film, genre Jurassik Park. On s’attend à voir surgir un dinosaure à chaque détour de chemin. Pourtant, on ne croise que quelques malheureux gros lézards, un serpent et surtout l’écrevisse jaune et bleu, spécialité du coin.




Le parc est si beau que l’on s’arrête souvent pour faire des pauses photos et vidéos. On immortalise ainsi le moment où j’ai voulu m’improviser Tarzan en tentant de passer au dessus d’une retenue d’eau au pied d’une cascade avec une liane. Pour résumer, ça donne : « oui….non…si ! Ça tiendra….pas sur…bon allez, je tente…plouf !...tout va bien ». Il s’est bien foutu de notre gueule Tarzan à faire croire que c’était facile. Je ne sais pas où il les chope ses lianes mais ce n’était visiblement pas la même qualité. En fait, la liane n’a pas cassée, elle s’est juste détachée d’une des branches à laquelle elle était attachée et donc je me suis retrouvé quelques mètres plus bas dans la flotte, toujours accroché à la liane. J’ai pu me remonter en me hissant à la liane le long des rochers. J’ai bien du avoir l’air ridicule… Au moins, j’aurai bien fait rire Poupoune qui a failli se pisser dessus. Jb lui n’a pas lâché la camera, sentant bien qu’il tenait une bonne occasion de pouvoir me ridiculiser avec la vidéo. Heureusement que j’ai pu compter sur Thomas, flippé, pour me donner un coup de main. Après ce petit passage humide, on reprend la route.










On continue à trainailler pas mal, si bien qu’au bout de 5h de marche, on n’a même pas fait la moitié. Il est 15h30, on a pas bouffé, le soleil se couche dans 3h, le brouillard, lui, se lève et il nous reste plus de 10kms de marche. On atteint enfin le sommet de la montagne et on s’arrête manger. La forêt est toujours aussi dense, cependant, un trou dans la forêt fournit un point de vue qui doit sûrement être magnifique quand on voit à plus de 5 mètres. Ceci dit, la brume rajoute au côté mystique du paysage. Imaginez une jungle humide, pleine de bruit par moment, d’un coup silencieuse ensuite, avec un brouillard épais qui se faufile à travers les arbres, si grand et si haut qu’ils ne laissent pas passer la lumière du jour. C’est assez flippant.


Après avoir repris quelques forces, on repart, bien décidé à accélérer le pas. On reprend donc un bon rythme de marche, ponctué tous les ¼ d’heures par les pauses sangsues pour enlever toutes ces sales bestioles qui nous grimpent sur les mollets. On a tous des chaussettes de randos donc elles ne peuvent pas passer à travers et sont obligées de les remonter avant d’atteindre la jambe. Ce qui explique le look chaussettes remontées jusqu’aux genoux. Certaines chanceuses y arrivent et il faut alors les décrocher, et là, ça pisse le sang. Ca n’est pas douloureux mais c’est assez gênant quand même. Jb, lui, est boudique et pensent à ses amies les sangsues. C’est pour ça qu’il a mis de vulgaire chaussette pour nourrir les sangsues. Par moment, on ne sait pas vraiment comment, mais une sangsue aventurière et probablement pas mal acrobate parvient à se retrouver sur notre torse. C’est pas grave, ça fait blessure de guerre. On arrive finalement juste avant la nuit. On est tous cassé mais ça en valait vraiment la peine. On reprend donc le chemin brumeux en sens inverse pour rejoindre Coolangatta. Mais avant, petit repas à Hungry Jack, histoire de reprendre toutes les calories qu’on a du perdre dans la journée.





mercredi, janvier 11, 2006

Depart Brisbane

Nous voilà à nouveau sur la route. On vient de quitter Brisbane avec à notre bord, une israélienne et une néo zélandaise. On retourne à Coolangatta passer quelques jours avec Poupoune et Thierry avant de rejoindre Sydney en fin de semaine. On part donc à 2 vans du Somewhere To Stay. Quelques minutes avant notre départ, on voit Céline et Isa qui viennent de débarquer au backpack. Tant pis, on se sera loupé de peu… On est un peu préssé, on a dit à Lillie (l’israelienne) qu’on pourrait la déposer à Surfers Paradise avant 20h car son backpack ferme après, il est déjà 18h45 et Surfers est à plus d’une heure avec une bonne voiture, alors, avec Iza… On arrive finalement avec seulement ¼ h de retard. Faut dire, on a pas mal speeder sur la route, on a quand même roulé à 100, en se permettant même une pointe à 110 !!! On la dépose donc en prévoyant de la revoir le lendemain, car elle voudrait nous rejoindre sur Coolangatta. On continue la route avec Annabella (la néo-zélandaise).




C’est une fille qu’on a parfois du mal à comprendre, non pas dans ses paroles mais dans ses gestes. Elle est étudiante dans la thérapie par le divertissement et elle a du trop se soigner car son comportement frise un peu la folie. Mais bon, ça nous fait pas mal rigoler quand elle se met à imiter le singe en grippant aux arbres. On se pose sur notre spot préféré, le parking qui donne sur la mer.







On passe une petite soirée tranquille, petit barbec syndical puis on plante la tente pour Annabella sur un coin d’herbe, un peu caché de la route par les vans, au cas où. Le lendemain, on se lève assez tôt, car Annabella doit retourner à Brisbane en début d’après midi. On surfe un peu le matin, je lui prête ma planche pour qu’elle s’amuse un peu. Ca fait 5 ans qu’elle en fait et franchement, j’ai du mal à le croire. Je dirais qu’elle a à peu près le même niveau que nous, c’est dire. Puis, en fin de matinée, elle repart sur Brisbane. J’essaie de surfer un peu mais le courant est beaucoup trop fort ce jour là. Le temps d’essayer de franchir la barrière de vague, on est déjà à 300 mètres du point où on est rentré dans l’eau.





Je passe ma planche à Thomas qui veut essayer le surf. Il part donc avec Jb qui va s’improviser prof de surf pour l’occasion. Je reste sur la plage avec Poupoune. 1/2h plus tard, on voit revenir Jb nous demandant si on a pas vu Thomas. Ils partent donc à sa recherche. Au bout d’un certain temps, le soleil devenant vraiment trop dangereux, je remonte au van. Je les voie revenir une bonne 1/2h plus tard, Thomas ayant pris 10ans d’un coup. Il explique que le courant l’a déporté vers le large, qu’il a du se faire tracter par un autre surfer car il ne parvenait pas à revenir sur la plage. On se prépare une bonne bouffe pour se remettre de ces émotions. Le soir, on décide d’aller faire un tour à Surfers.





Une fois arrivé là bas, Lillie nous appelle pour nous proposer de bouger en boîte. On est moyennement motivé, d’autant qu’on est tous habillé en tongues short. Tant pis, elle était avec un groupe de filles qui voulaient rencontrer des français. On passe donc la soirée à flâner dans les rues, à parcourir le petit marché à touriste, à rester bloqué sur le stand qui vend des casses têtes que l’on peut essayer. On retourne ensuite à Coolangatta, pour se reposer d’une si grosse journée de travail.









mardi, janvier 10, 2006

Le retour du retour a Brisbane

Pour la troisième fois depuis le début, nous voici de retour au Somewhere To Stay, à Brisbane. On a terminé le fruit picking mercredi dernier. La journée se passe normalement, et à la fin, Charles le connard nous balance que la saison est terminée, que c’est pas la peine de revenir le lendemain. Il aurait pu prévenir un peu avant mais bon. On est un peu deg car on pensait travailler jusqu’à dimanche mais bon, le fait de se dire qu’on est en vacances atténue pas mal les choses. En consultant les prévisions météo, on décide de ne pas faire le safari à Fraser Island et la croisière sur les Whitsundays maintenant car c’est la saison des pluies et ce serait dommage de faire la grande barrière de corail sous la pluie. On reporte donc ça au mois de juin, en plein hiver australien. Il s’agit visiblement de la meilleure saison, les températures sont plus supportables (autour de 30° quand même) et c’est la basse saison touristique. Notre prochaine destination est donc Sydney où on va se poser quelques temps pour bosser encore un peu. On se donne 1 mois pour y descendre, en se posant de temps en temps pour surfer ou faire des randos dans les parcs nationaux. On passe ensuite l’après midi à Bargara, où ce jour là, faute de vagues, on passera l’après midi à faire plouf plouf dans la mer. Le lendemain matin, après une bonne nuit de 3h, on prend la route direction Rainbow Beach. D’après le Lonely Planet, c’est un coin magnifique. Après quelques haltes pour se reposer, on arrive au terme des 150 kms. Et là, c’est un peu la déception car si les paysages sont beaux, la mer est envahie d’une algue rouge qui embaume la plage d’une odeur assez nauséabonde. Pendant que Jb se repose, je décide de grimper sur la dune de sable qui est une des plus grande de je sais plus quoi. Bref, j’arrive là haut, la vue est super belle sur le littoral. De retour au van, un gars s’approche de nous et nous demande si on compte rester là cette nuit. En fait, il est interdit de passer la nuit sur ce parking. C’est dommage, il proposait toutes les facilités nécessaires. Le gars est super sympa, on discute une bonne demi heure avec lui, c’est un anglais qui est venu habiter en Australie quand il avait 22 ans, il en a maintenant la cinquantaine bien passée. Il nous raconte les conditions de travail à l’époque, finalement, c’est pas mal le fruit picking !
Il nous indique un endroit sympa où l’on peut passer la nuit, c’est pas très légal mais comme c’est lui qui fait la tournée le lendemain il n’y aura pas de problèmes. On décide donc de partir après le repas et la douche. Pendant le repas, on fait la connaissance d’un couple de vieux australiens type soixantes huitards qui voyagent pas mal dans leur van. Il sont vraiment sympa, c’est amusant de voir des personnes de l’age de nos parents voyager à la roots comme ça. Ils nous racontent leurs différents voyages dans le monde, c’est assez intéressant. Puis on décide d’aller se coucher. On de pose sur une aire en plein milieu de la cambrousse. On pose le van sous les arbres pour ne pas être gêné par le soleil le lendemain. On installe le van en configuration dodo et on s’apprête à passer une bonne nuit reposante…mais c’était compter sans les moustiques. On s’est fait dévorer mais d'une force!!! Le matin, vers 6h, on se lève donc, après une bonne nuit de 5h, on décide de partir, vexé d’avoir passé une si mauvaise nuit. On prend la route direction Noosa, où l’on compte bien surfer pour oublier cette nuit. La session de surf est plutôt pas mal, on sent qu’on fait pas mal de progrès. Mais la fatigue se fait sentir et on est vite à court d’énergie. On finit donc comme deux grosses larves sur la plage à dormir. L’air est beaucoup plus respirable que dans le nord, l’eau est également plus fraîche (elle doit être quand même autour de 25°) mais au moins, on sent un frisson quand on met le pied dedans. Le soir, on décide de se faire un ciné. On va voir King Kong. Pour ceux qui ne l’ont pas vu, ne faites pas l’erreur d’y aller. On a trouvé ça très mauvais. On a même failli se casser pendant la scène où King Kong et sa meuf font du patin à glace dans le jardin du père noël… Bref, c’est mauvais. On ressort du ciné et dehors, on se retrouve sous un orage avec des trombes d’eau impressionnantes. On a 20m à faire pour arriver jusqu’au van mais c’est suffisant pour être trempés jusqu’aux os. Arrivé dans le van, on ne peut même pas s’allonger pour dormir car les planches de surf sont à l’intérieur et on ne peut pas sortir pour les mettre sur le toit. On va donc dormir assis, en attendant que l’orage se calme. Finalement, vers 3h du mat, on peut enfin aller se coucher. Le lendemain matin, les conditions pour le surf ne sont pas tip top, on décide donc de partir pour Brisbane retrouver Poupounne et Thierry. On rejoins donc Brisbane en passant par une petite route touristique à travers la montagne, avec de magnifiques panorama, c’est super joli. On s’arrête pour bouffer au bord d’un lac de montagne. On arrive donc à Brisbane en fin d’après midi. On fait la surprise à Thomas et Fanny en débarquant dans leur backpack. Ca fait bien plaisir de les revoir les cocos. On passe donc la soirée avec eux, ainsi que quelques autres personnes de leur backpack. On dort ensuite dans le van garé dans la rue tout en profitant des infrastructures, c’est pratique, c’est gratuit. Le lendemain, on va réserver 2 nuits au Somewhere To Stay, notre backpack préféré. On passe la journée avec Fanny et Thomas à notre backpack puis le soir, retour à leur backpack pour bouffer avec les autres. Là, il est 12h25, ils ne devraient pas tarder à arriver, on va aller faire un tour en ville.

On est maintenant le 10 janvier, et ce soir on bouge sur Coolangatta pour surfer un peu jusqu'a vendredi, ou l'on doit normalement faire la rando que l'on a gagnee. On ne sera pas seuls dans notre van puisqu'on prend une israelienne et une neo zelandaise avec nous pour les descendre a Surfers Paradise pour l'une et on a pas trop compris pour l'autre. En plus, on vient de recevoir un texto de Tom et Poupoune qui viennent avec nous pour ces quelques jours sur la Goald Coast. Rahlala, ils peuvent vraiment plus se passer de nous ;) Bah faut dire, apres, on sait pas trop quand est ce qu'on va les revoir puisqu'ils comptent rester 3 mois a Brisbane pour bosser donc c'est l'occasion de passer un peu de temps avec eux. Et apres, direction Byron Bay!!!!!!!!















dimanche, janvier 01, 2006

Jour de l'an

Ce soir, c’est le réveillon du nouvel an. On sait pas encore trop ce que l’on va faire, mais une chose est sûre, on va pas rester à Childers. Les filles proposent de partir passer le week end du côté de Bundaberg, et rentrer que dimanche soir, ce qui permettrait de surfer un peu dimanche. Proposition acceptée. Après le boulot, on repasse donc rapidement au camping pour prendre une douche et tenter l’enlever la couche de terre qui s’accroche à la peau. C’est peine perdue, on se dit que ça partira dans la mer. Nous voilà donc en direction de Bundaberg. LA ville ne se trouvant pas tout à fait en bord de mer, on consulte nos différentes cartes routières et on part en direction de Burnett Head, la ville qui apparaît sur le plus de cartes (il faut savoir que les cartes choisissent d’afficher certaines villes, d’autres pas, ce qui n’est pas super pratique). Bref, on se retrouve donc à Burnett Head et on découvre que ce n’est pas une ville mais plus un port mais sans habitations autour. Evidement, aucun barbec ou quoique ce soit qui puisse permettre de passer une bonne soirée. On reprend donc la route, pas découragé pour un sou en direction de Bargara, l’autre ville qui apparaît pas mal de fois. Là, c’est déjà beaucoup mieux, il s’agit d’une vraie station balnéaire, avec des barbec tout le long de la plage. Visiblement, beaucoup de personnes ont choisi de passer le nouvel an ici, et la plupart des endroits pour manger sont déjà pris. On en trouve un, ça manque légèrement de lumière puisque visiblement, le gars chargé d’allumé les lumières publiques s’est barré prématurément. C’est pas grave, on a assez de lampes torches pour éclairer la table. On se pose donc et on sort de quoi manger. Ce soir, c’est repas de fêtes. On a absolument pas à envier vos foies gras, vos toasts au saumon, votre champagne, car nous ce soir, on mange…des crêpes avec un petit cubi de rosé et une bouteille de Bacardi et en dessert, attention, des donuts !!! Et ouais, c’est jour de fête, on fait fumer la carte bleue. On se pose finalement dans l’herbe, derrière la haie afin d’être protégé du vent qui est très en forme ce soir. La population autour est très jeune, un bon 17 ans de moyenne d’age est malgré leur jeune age et l’heure peu tardive, ils sont déjà tous bourrés. On nous a indiqué que la fête du jour de l’an en Australie dure jusqu’à 0h, heure à laquelle ceux qui ne sont pas bourrés et ont tenus jusque là vont se coucher. Il est 21h et il y a déjà pas mal de cadavres de mecs et de meufs qui passeront la nouvelle année la tête dans l’herbe, dans le sable ou pour les pires, directement dans les haies. Après avoir pris l’apéro, on se décide à attaquer les crêpes. Je vous épargne la préparation calamiteuse mais je peux vous assurer que la crêpe ½ qu’on a réussi à sauver était très bonne !!! Puis minuit arrive, ça y est, on est en 2006. A côté de nous, 2 gamins se fêtent la bonne année à coups de poings dans la gueule, c’est sympa, ça fait de l’animation. Ils ont un style particulier, la garde au niveau des abdos, à la Rocky. Ils ne remarquent même pas qu’il est minuit, trop occupé à essayer de taper l’autre. Ah ces Australiens…
La soirée se passe ensuite tranquillement, rythmée par les discussions avec les passants, étonné de nous voir manger de grosses pancakes pour nouvel an. La plupart sont pas mal bourrés et racontent n’importe quoi. On discute cependant assez longtemps avec un groupe de jeunes de notre âge (des vieux donc comparé à la population de la soirée), forts sympathiques qui nous proposent d’aller boire un coup chez eux. On décline l’invitation en regardant le bordel qu’il nous reste à ranger. A un moment, 2 flics s’approchent de nous, accompagnés d’un gars caméra au poing qui doit visiblement réaliser un reportage sur la soirée. L’un des flics s’approche de nous et murmure quelque chose à l’oreille de Jb. En fait, il nous rappelle qu’il est interdit de boire de l’alcool dans la rue et qu’il faut qu’on planque nos bouteilles de façon à ce que ses collègues moins tolérants ne les voient. On prend note, et on cache le tout derrière la glacière et 5 minutes plus tard, on boit un coup à leur santé. Puis, une fois le délicieux repas terminé, on décide d’aller se poser sur la plage. On sort la guitare, on regarde les étoiles, les filles s’endorment petit à petit, malgré nos magnifiques improvisations chantées. Puis, on s’endort également en pleine chanson, Jb, les mains encore posées sur la guitare. Il est 3h30, tout va bien. Vers 6h, je me réveille, et vais terminer la nuit dans le van, c’est quand même vachement plus confortable. Vers 7h, je lève les yeux, je regarde où en sont les cocos, et je les voient en speed en train de ranger toute les affaires que la marée montante est sur le point de tremper. On va ensuite se poser sur une plage plus propice au surf, on prend un vrai petit dej avec tartines grillées au barbec électrique. Après une petite sieste pour se maintenir en forme, on regarde l’état des vagues et on est agréablement surpris. Pour le coin, il y a pas mal de vagues. On sort donc les planches et on passe une bonne partie de la journée dans l’eau. L’eau est tellement chaude qu’elle ne rafraîchit même plus, mais on est quand même mieux dans l’eau que dehors. Vers 19h, on décide de rentrer, on se lève quand même à 3h45 le lendemain, dur retour à la réalité. On décide de se faire un petit plaisir pour notre repas du réveillon du soir, on se fait un Hungry Jack (Burger King). Le temps de rentrer, de se doucher, il est déjà 23h30, ça va pas être facile demain…