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From Australia...: février 2006

From Australia...

dimanche, février 12, 2006

Melbourne forever

Changement de programme !!! Nous revoilà de retour à Melbourne. Après avoir cherché du boulot à Young, sans espoir, on prend la direction de Cobram, ville que nous a conseillé le proprio du lac où l’on a dormi dans les Blue Montains. On roule une bonne partie de la nuit puis on reprend la route au petit matin. Après avoir fait le tour de l’ensemble des champs avoisinant sans réponses probantes, on se pose sur une aire de repos, au bord de la Murray River. C’est très joli. Ca me fait un peu penser au Mississipi, même si j’y suis jamais allé. C’est un peu le 4 étoiles des aires de repos : Barbecue, toilettes, douches chaudes, et le tout sans rien payer. Le hic, c’est que l’on doit bouger le soir, car il est interdit de dormir sur place. En revanche, il y a un coin où l’on a le droit de se poser, sur la rive en face, à 5 minutes en voiture. On passe donc le reste de la journée là. Jb retrouve dans les douches (en tout bien tout honneur) un pote de lycée qui s’appelle Johann, ça doit être un gars bien lui. Bon, il a un peu le look surfeur qui se la pète, mais il a l’air cool. Il est avec plusieurs potes à lui qui tous ont les cheveux longs. Il nous raconte qu’ils se sont laissé poussés les cheveux avant d’arriver là car ils veulent apprendre le surf et donc il faut avoir le look. Ils ont rencontré des allemandes, blondes, normal… On déplace légèrement le van car le vent souffle très fort ce jour là et d’énormes branches se cassent la gueule des arbres. On s’en prend une comme ça sur le van et on peut dire adieu au van. Les réserves d’argent devenant faibles, on tente de pêcher notre repas du soir, sans grand succès. Le soir, on mange donc avec tout le monde. On se fait même offrir de la viande, ce qui pour nous, constitue un met de choix !!! Je vais me coucher pas trop tard, d’une parce que l’allemande a qui je parlait était une chiante de compet et aussi, chose assez rare ici, parce que je commençais à cailler. Les nuits deviennent fraîches et je n’ai plus de chaussures décentes à me mettre donc je me gèle les pieds en tongues. Je me pose donc dans le van et lit un peu. Jb revient avec une des allemandes, prend la guitare et repars. Sur le moment, je pense qu’il va faire plus ample connaissance au bord de la rivière. Finalement, non, pourtant, la fille était grave open. Bref, je m’endors facilement, il fait bien meilleur que dans le nord.




Le lendemain matin, on se réveille super tôt, on veut essayer de faire une dernière fois le tour des fermes pour voir. On nous repond a chaque fois que la saison ne commence que la semaine prochaine. On prend donc la route pour Melbourne que l'on atteint en fin de matinée. Nico Photo est la pour nous acceuillir (Ici, il y a tellement de Nico que pour les appeler, c'est Nico, suivi d'un mot qui les caractérise). C'est un gars super sympa, rasta avec les grandes dreds, qui fait de la photo et il le fait bien puisqu'il travaille pour le Lonely Planet. Bref, on passe une semaine tranquille ici. Jb a trouvé un boulot de plongeur (pas avec un masque et un tuba mais avec une éponge et un torchon). C'est pas trop mal payé mais c'est que le soir. Donc du coup, il loupe toutes les soirée et la journée se fait chier. Moi, je dépose des CVs dans toutes les agences qui recrutent en info, en disant que je reste 3 mois, ca a l'air de les interesser. Je passe quelques entretiens mais toujours pas de réponses. En même temps, ça n'est pas le genre de recrutement qui se fait en 2 jours. Bref, je décide de repartir en fruit picking surtout que Poupounne et Thierry y vont aussi. La semaine se passe donc plûtot bien, même si j'ai tendance a m'enterrer des que je suis dans cette colloc. C'est pour ca que finalement, la vie au grand air du fruit picking, ca peut etre pas mal.... En attendant, l'ambiance a l'appart est plutot sympa, on trippe pas mal avec Nico , a faire des concours de jongles avec un gros ballon gonflable Garnier (dernier record 77 en jonglant à 3). On a pas mal géré aussi le volley a 6 ds le salon a 1h du mat, ainsi que le match de foot. Bref, c'était bien sympa mais bon, y'a un moment, faut partir. Donc normalement, je me casse demain matin. Peut etre que JB va venir aussi, il sait pas trop. En fait, le truc, c'est qu'il est obligé de partir de l'appart car les proprietaires ont remarqués qu'on squattait l'appart, donc ils crisent un peu. Faut dire aussi qu'au lieu des 4 prévus, ca fait une semaine qu'on dort a 8 ds l'appart, dont 4 dans le salon. Et puis avec la soeur de Nico qui arrive aujourd'hui... Donc les proprios (qui ne savent heureusement pas combien on est exactement) ont demandé a Sylvestre (celui qui sous loue) de "prendre des mesures pour que ses amis se trouvent rapidement un logement". Bref, il faut qu'il n'y ait plus que 4 personnes ds l'appart dans les plus brefs délais. Je pars donc sur les coups de 9-10h, histoire d'arriver suffisament tot pour que les agences soient encore ouvertes. La bas, on pourra dormir gratuitement au bord d'un lac qui est visiblement super sympa. Ce sera carrement mieux qu'a Childers, enfin j'espere...










mardi, février 07, 2006

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vendredi, février 03, 2006

Blue Montains

Les blues montains, c’est une histoire de campings, de caves, de randonnées, de lacs et de peche. C’est aussi l’arrivée d’Amandine et de Sophie, mais remettons tous cela dans l’ordre…

Chapitre 1 : Introduction des lieux

Comment commence cette histoire ? Hmmm, laissez moi réfléchir… Certainement par l’arrivée au niveau de Katoomba, une ville en plein milieu des blue montains, c’est de là que parte la plupart des chemins de randonnées.



Oui, c’est cela, tout commence par Katoomba et un point de vue sur Eagle claw et les trois sœurs, trois rochers qui se hissent juste en dessous des nuages. La légende aborigène raconte qu’un grand chef guerrier aurait transformé ses trois filles en pierres afin qu’elles ne soient pas touchées par la guerre. Après son départ, il fut tué au combat, il lui fut donc impossible de rendre forme humaine aux trois sœurs qui dominent les collines bleutées. En réalité, les colines ne ne sont pas tout à fait bleues, mais les immenses forets d’eucalyptus dégagent dans l’atmoshpère une vapeur qui, lorsque la lumière la traverse, prend des teintes bleues comme une fumée de gitane.

Puis il y a la visite de cette ville, Katoomba, une visite rapide et peu intéressante. Comme dans toute ville de taille significative, on trouve au moins un Coles (un grand supermarché) et un Big W dans la rue principale. Une heure plus tard, on se retrouve à Leura.
Leura est un visage voisin de Kattoomba, dans un style début 19ème comme des gens plus expérimentés l’ont écrit dans un prospectus qu’on a récupéré un peu plus tot. Il y a des restaurants un peu partout, des rues étroites et quelques magasins le long des trottoirs.
Il y a aussi un centre d’information, ou l’on récupère l’ensemble des randonnées à faire dans la région, la plus intéressante et la plus dure sans doute, le chemin des 6 pieds, parcourt 42 km aller, et prend environ 3 jours à réaliser ;
On passe au camping local, 15$ par personne par jour, ce qui est hors de prix pour un camping. Le gérant est vieux et grincheux. Il nous prévient que si l’on fait du camping sauvage, on encourt une amende de 200$. Il a aussi installé dans une cage à coté de l’entrée un cacatohes qui cherche à attirer l’attention des piétons. Il crie « hello » de temps en temps, surtout pour attirer l’attention, surtout quand on s’en va. Il s’aide aussi de son bec qu’il accroche au grillage de sa cage pour se déplacer le long de la barreaux. Bien évidemment il ne peut pas voler, peut être il ne sait même plus comment faire. Il aurait mieux fait d’apprendre à crier « Help » cet oiseau. Bien sur, on ne dormira pas dans ce camping.

Lake Lyell est à une trentaine de kilomètres de katoomba, c’est un grand lac planté au milieu des collines où l’on a décidé de passer notre première nuit. On a mis une bonne heure à trouver le terrain, et on a fait quelques détours d’une dizaine de kilomètres. On dort pour seulement 10$ la nuit, pour deux personnes. A cela il faut rajouter le prix des douches, 40 centimes pour 6mn d’eau chaude. Il n’y a pas d’emplacement précis, on se pose donc près du lac.
Les propriétaires sont deux petits vieux d’une soixantaine d’années, mariés sans doute. Il semblerait que leur petite fille les ai rejoins pour passer les vacances. Ils ont aussi un petit chien qu’ils ont surnommé « pocket » parce que jusqu’à quatre mois, il tenait dans une poche de chemise. Vu la taille du cabot, il devrait encore tenir en forcant un peu…
A première vue, sur l’ensemble du terrain, il ne doit pas y avoir plus de quatre vehicules, et dès le lendemain matin, nous nous retrouvons seul. On s’en va donc, gaule à la main, pour une séance de pêche à ligne. On s’installe, siège de camping calé entre deux rochers et les pieds dans l’eau pour une bonne heure à jeter différents type d’apat. Comme d’habitude, on termine la séance bredouille. Il fait de toute façon trop chaud pour que les truites arc-en-ciels qui remplissent le lac daignent sortir de leur cachette, alors pour la peine, je jette l’éponge, les gaules et les fringues et profite des 40° ambiant pour piquer une tête dans l’eau tiède du lac.





Un aller et retour plus tard, on ne fera plus grand-chose de notre journée, il est trop tard et il fait trop chaud pour marcher, alors on se repose, on bouquine, on mange et on boit beaucoup d’eau.

On restera une nuit de plus dans ce petit coin de paradis. Le lendemain, on se réveille sur les coups de 8h, on avale un petit dej de champion, bol de céréales et un verre de jus d’orange, près à gravir les sommets des montagnes. Heureusement, les somments ne grimpent pas très haut dans la région, 1200 mêtre tout au plus.
On passe à l’information center de katoomba et, malgré un temps humide et brumeux (on ne voit plus à 10m devant), on part pour une randonnée de 4h sur la face sud des blues montains. C’est un circuit qui descend rapidement le long des collines, on croise quelques rivièrea et une cascade. On manque tous les points de vue à cause du brouillard. On suit le chemin sur une carte IGN vendu 7$50 au centre d’information. C’est la première fois qu’on nous vend une carte de rando, alors ça a le mérite d’être signalé…











Coup de fil d’Amandine dans la soirée, elle vient nous rejoindre demain avec Sophie, une autre fille au pair qu’on a croisé au Glebe Village. Elle nous rejoingne demain, on doit passer les chercher à la gare à 10h20.

Chapitre 2 : Les jenolan’s caves – 1ère essai

Entre temps, on a repris le van en direction des caves de Jenolan, un site touristique à environ 70km de katoomba. Les grottes ont été découvertes à la fin du 19ème siècle par un ou deux explorateurs (ou peut être plus). En tout cas, en quelques décénies, ils avaient déjà construit une grande route menant jusqu’aux caves et aménagé l’intérieur pour en faire un site touristique particulièrement prisé. Il y a plusieurs caves à visiter, dernière visite à 17h.
On se gare à 17h…
On arrive pour prendre notre ticket à 17h05…
Bref, il est trop tard selon la fille qui vend les tickets, qui a légèrement incliné la tête pour regarder l’heure avant de nous annoncer délicatement :

« Ah ben non, il est 17h05, il fallait arriver 5mn plus tot… A 5mn près… »

Ah ça énerve, ca énerve...
Pourtant, on avait sorti notre plus beau sourire, forcé bien sur, l’accent français, et un petit hochement de tête et regard plaintif. Apparemment ça ne sert à rien.

Tout cela pour un détour de 140km et un retour à la case départ. Non, pas tout à fait en fait…
Frustré, on visite nos propres grottes, celles que l’on rencontre sur le chemin, il faut un peu rampé parfois et avec la lumière du couteau suisse ou de la caméra, on ne voit pas grand-chose, mais demain, on reviendra avec les lampes frontales, c’est certain !





Chapitre 3 : Troisième journée – Une randonnée dans le canyon

Une nuit de plus passé près du lac. Hier soir, le proprio nous a répété que l’on ferait mieux d’enlever le drapeau aborigène de notre coffre. Les australiens n’aiment pas savoir que leur pays est divisé, et on pourrait avoir des problèmes. On aurait du lui suggérer qu’on pouvait enlever le drapeau australien de la fenêtre arrière droite.



On retrouve les filles à 10h30 en gare de Katoomba, direction la face nord des snowy montains. On a choisit une randonnée de quatre heure environ, une des plus belles que l’on a fait jusqu’à maintenant. On descend le long d’un canyon, sous la couche épaisse de brouillard qui devient de plus en plus opaque au dessus de nos têtes. Les chemins le long de la forêt humide rappellent vaguement ceux du Lamington National Park. On ne rencontre guère d’animaux qui attendent quelques rayons de soleil pour sortir de l’ombre.






















On termine la randonnée vers 14h30, avec quelques belles photos souvenirs. Les filles sont un peu fatigués, mais on bien tenu la cadence, Amandine est un peu aigrie quand même en fin de randonnée.
On ne perd pas une seconde, et la préparation des sandwichs se fait dans le van, IZA étant déjà en direction des Jenolan’s cave. Ce coup ci, on arrivera à 16h30, et on y aura droit à notre visite !
La visite dure une heure environ. La Majestic cave s’étend sur plusieurs niveaux. Deux gamines mal éduquées courent dans les caves et crie entre chaque salle. « It’s my lucky day » et ne laissent jamais parler le guide. Elles se répètent depuis maintenant trois salles, les parents sourient, c’est formidable…
Au premier niveau de la cave, de grandes stalactites formées par l’eau qui s’écoule tombent le long des parois de la grotte et laissent passer la lumière artificielle. Des formes inhabituelles, hachées et tranchante se sculpte dans la roche. Un niveau plus bas, une rivière coule encore avant de se jeter plus loin dans un lac. Tout le monde s’accorde pour dire que c’est assez joli. Rien de plus pourtant.




Après l’exploration de quelques grottes personnelles, on repart vers le lac Lyell. On arrive après le coucher du soleil, on s’installe dans le froid autour d’un barbecue. On discute, de tout, et surtout de rien, puis tout le monde rentre dans sa tente pour passer la nuit.

Chapitre 4 : Conclusion

Le lendemain, Sophie doit prendre son train en direction de Sydney à 14h20. On raccompagne les filles à Katoomba.


De notre côté, on doit se rendre à Young pour le travail, une bonne période pour le fruit picking selon le harvest guide, un fascicule avec tous les fruits à récolter selon les périodes et les régions.
On fait rapidement un dernier check sur le compte en banque. C’est un peu plus dramatique que les dernières prévisions. Il me reste 12$50, soit environ 7€50 et Jo est à sec lui aussi. On doit aussi avoir une vingtaine de dollars en liquide qu’on dépense pour acheter une salade en réduction et deux trois paquets de pates pour les prochains jours. Puis on monte dans le van, direction le bush, à environ 200km à l’ouest d’où nous sommes.

jeudi, février 02, 2006

Sydney, c'est fini

Je suis en ce moment les pieds dans l’eau, confortablement assis sur mon siège de pêcheur, la canne à pêche coincée entre les armatures de la chaise. Jb, à moins de 2 mètres de moi, se trouve à peu près dans la même configuration. Face à nous, un grand lac, puis, derrière, les montagnes. Nous avons quitté Sydney hier pour nous rendre à Young afin de bosser. Mais avant d’y arriver, nous nous sommes arrêté dans les Blue Mountains afin d’y passer quelques jours avant de nous mettre à bosser. Nos derniers jours dans la métropole ont été assez agités et notre départ un brin précipité. En fait, nous avons rendu les clefs dimanche et depuis ce jour là, nous dormons sur le parking, en profitant gratuitement de toutes les installations du backpack. Mathieu et Marianna, un couple de français que l’on a rencontré ici dorment ainsi depuis 3 semaines sans même avoir dormi une seule nuit dans le backpack et ne se sont jamais fait griller.
Dans la rue à l’arrière de l’établissement, reposent des voitures abandonnées par quelques backpackers pressés de rentrer dans leur pays et qui n’ont pas réussi à revendre leur véhicule. Certains semblent en état de marche et peuvent être une occasion de se faire un peu d’argent en les revendant, ou simplement en récupérant des affaires dedans. Le problème, c’est que sans les clés du véhicule, tout devient plus compliqué. On s’est donc improvisé maître dans le crochetage de portes ou de capots de véhicule. Gay Dave, l’un des dealers du backpack, est parti le matin même pour Perth en laissant sa voiture à l’abandon. Avec un cintre et la barre de fer (des choses), on parvient à ouvrir la porte sans rien défoncer. C’est une vraie mine d’or On récupère ainsi 2 tentes, une glacière électrique, des outils, des enceintes toutes neuves pour notre van, des sièges de camping, et j’en passe. La commande d’ouverture du capot étant morte (un kangourou semble s’être frotté d’un peu trop près au pare choc), on ouvre le capot avec un bout de bois et une ficelle, et en défonçant pas mal de choses cette fois ci. On tente de récupérer le démarreur pour la voiture de Mat et Marianna qui reste clouée au parking à cause d’un démarreur malade. On était donc en train de « travailler » tranquillement sur la voiture quand un 4x4 de flic arrive dans la rue. Ils passent juste à coté de nous, nous regardent, puis s’arrêtent un peu plus loin. Ils descendent de leur voiture, s’approchent, puis nous demandent ce qu’il ne va pas avec notre voiture. Ils nous expliquent d’où vient le problème et comment le résoudre. Puis, ils s’éloignent en direction des autres voitures abandonnées. On les voit s’approcher de notre van, regarder à l’intérieur, faire le tour, près à coller une amende pour mauvais stationnement. On leur explique donc qu’il s’agit de notre van. Ils nous demandent de le déplacer, et nous indiquent un endroit où le mettre. Je dis tout fort à Jb que ça ne sert à rien car la nouvelle zone est toujours interdiction de stationner et en plus, c’est juste devant le portail du backpack, ce qui est moyen quand on dort sans payer. Jb me répond, tout aussi fort de le déplacer quand même et que quand les flics se casseront, on le remettra à sa place. Je déplace donc le van et un des flics s’approche de Jb et lui demande en français « Alors, vous êtes français ? ». En fait, un des flics venait de l’île Maurice et donc parlait super bien le français. Heureusement, il est super cool et n’en a visiblement rien à foutre de ce qu’on vient de dire. On discute donc avec lui, il nous explique qu’ils ont reçu des plaintes comme quoi des personnes dormaient dans leur van, nous demandant à l’occasion si l’on ne dormait pas dedans. Puis, ils s’en vont. On reprend notre travail tranquille en se disant qu’il faudrait quand même pas trop traîner dans le coin, car si les flics se mettent à roder, on pourrait tomber sur des flics moins sympa qu’eux. On programme donc notre départ pour le lendemain. Mat et Marianna partent aussi le lendemain, sauf s’ils repoussent encore d’un jour leur départ. Le lendemain matin donc, levé assez matinal, malgré un couché tardif. On se prépare lentement. Comme tous les matins, on prend le petit dej offert par le backpack. Je prends ensuite mes affaires pour aller me doucher. Je rentre dans la cour du backpack par la porte de derrière et je me dirige vers les douches, le pas sûr, comme si j’étais chez moi. Et là, juste à côté des douches, je vois le gars de la réception discuter avec un des nettoyeur. Je tente une esquive rapide pour ne pas passer à côté d’eux. Je monte donc les marches pour atteindre les tables à l’avant du backpack où je retrouve Marianna avec qui je reste discuter un peu le temps que le gars se barre. Quelques minutes plus tard, je redescends en direction des douches. Je croise Jo (prononcez Djo) qui me dis que Jb me cherche, qu’on s’est fait grillé par le gars de la réception. Ah tiens, étrange…Je retourne donc au van où je retrouve Jb. Il m’apprend que le gars de la réception est venu le voir, lui disant qu’il savait qu’on dormait là depuis quelques nuits. Il nous réclame 20$ par personne par nuit. Il nous dit que l’on doit payer dans la journée, qu’il a relevé nos plaques d’immatriculation et que si l’on ne paye pas, il prévient les flics. On décide donc de se barrer sur le champ. On s’attarde cependant un peu sur le parking pour dire au revoir. A ce moment là, le gérant du backpack se ramène et nous pose des questions sur la voiture de Gay Dave. Il est super cool avec nous, ne doit visiblement pas être au courant de la situation. On discute avec lui à côté de la voiture de Mat et Marianna. A un mètre du gérant, Mat dort encore à l’arrière de sa voiture. On pousse le vice en allant jusqu’à demander si on peut dépouiller da caisse, histoire de récupérer les affaires qu’on a pas eu le temps de récupérer la veille. Avec l’aide du gérant donc, on finit de vider la voiture. Puis le gérant se casse. On se dit que c’est le bon moment pour partir, car il pourrait être mis au courant de la situation à tout moment. On dit au revoir à tout le monde, puis on monte dans le van. A ce moment là, le gérant revient accompagné d’un des nettoyeurs. Ils font le tour du van puis vont parler ensemble dans un coin. La discussion nous concerne sûrement. On met donc le contact et on se casse en trombe. C’est donc assez précipitamment que l’on quitte sydney.