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From Australia...: Départ pour Hong Kong

From Australia...

samedi, octobre 22, 2005

Départ pour Hong Kong

Le 22/10/2005, Hong Kong 2h20 am
Et nous y voila, il est 2h30 du matin, notre première journée à Hong Kong s'achève enfin, avec un nombre de souvenirs impressionnant après seulement un peu moins de 20h passé ici.

Petit retour en arrière. Départ de Roissy CdG le 20 octobre, 14h heure française. C'est parti pour 11h d'avion, un boeing 747, classe économique, et ça se sent...

Pas tellement de place, ça s'éternise. On discute vaguement avec notre voisin sur le siège de droite (on est sur l'aile gauche, côté hublot). Il est publicitaire, a une grosse cicatrice entre l'oeil et la base de la bouche. Lui, il part à Hong Kong pour le business. Apparemment, toute cette semaine, c'est la semaine des salons en tout genre. Dans cette région, les gens sont friands de gadget à ce que l'on dit, alors cette semaine, ça risque d'être bondé. Les heures passent et ça devient long, on marche un peu pour faire passer le temps et se détendre les jambes. De temps en temps, on essaye d'accrocher à une sélection de films en vo, sous titré chinois, c'est classe. Batman Begins en tête d'affiche, et bien d'autres films grand public. Finalement, on s'en retourne du coté des toilettes (le seul endroit où il il y a un peu d'espace), on dévalise les sandwichs et le bar mis à la disposition des voyageurs. On rencontre une fille, la vingtaine, elle part en Australie pour son voyage de noces (le hic, c'est qu'elle a du oublier son mari à l'aéroport car il ne semble pas être dans l'avion...). De son coté, elle enchaîne sur 9h de vol en direction de Sydney, courage ma grande, courage...


Couché de soleil depuis l'avion

Il est environ 7h quand on amorce l'atterrissage. Avec jo, on est lessivé. On a vaguement essayé de dormir dans l'avion, sans grand succès. Johann a dormi un peu moins de 2h, moi je dois mettre approché de l'heure de sommeil. Atterrissage parfait, tout s'est bien passé, on essaye de lancer quelques applaudissements pour féliciter les pilotes, personne ne suit, tant pis... (je suis médisant, une personne a tapé dans ses mains deux fois, mais c'est quand même pas un grand succès).

Une fois atterri, on découvre que les reposes têtes sont réglables en hauteur et en inclinaison, ça avait l'air beaucoup plus confortable une fois baqué, enfin, tant pis, ce sera pour la prochaine fois. Rein de bien excitant dans l'aéroport, on cherche vainement un accès à internet pour retrouver l'hôtel ou l'on doit passer les 3 prochaines nuits. Finalement, on accède à nos mails dans un petit cyber café à l'aéroport, et c'est alors parti pour trois bon quart d'heures de bus dans les rues de Hong Kong, caméra en main, direction Kowloon (quartier situé sur la baie de HK). Avec jo, on a l'air de deux touristes japonais débarqués de force à paris. En plus, on est chargé comme des mules. Guitare sur le dos, sac à caméra devant, ordinateur portable en bandoulière, une valise dans la main gauche et un sac de rando dans la droite, jo est un peu près dans la même configuration.

Sur le trajet, on s'aperçoit que les hongkongais roulent à gauche, et que les bus ne roulent pas vite, ça nous laisse le temps de profiter du paysage et de mettre en mémoire quelques vieux immeubles délabrés où l'on ne souhaiterais pas atterrir (la suite nous donnera tort...).

La guest house où l'on doit aller se trouve sur Nathan Road, un boulevard de plusieurs km de long sur lequel notre bus roule depuis plus de 10mn. Les chauffeur est un con (ça, c'est dit), on arrive tant bien que mal à débarquer au niveau de l'Holliday Inn, aux environ du numéro 50. Sur le papier, on a noté que le Vincent Guest House doit se trouver juste à coté.


A ce niveau de la journée, il est 10h30 heure locale, soit 4h30 à paris et trois premiers évènements importants arrivent :
a) Les pakistanais (ou indiens, je ne fais pas la différence à cette heure ci) nous harcellent pour nous vendre aux choix, fausses montres, des chemises made in paris très bon marché, du shit. Il nous proposent aussi des chambres et plein d'autres choses. Ils sont collants, on est fatigué, on est pas trop agréable. Ils s'accrochent, mais finalement, au bout de 2h, on gère super bien l'esquive pakistanaises.

b) Deuxième choc, la foule, tout le temps en mouvement, un pas rapide, interdit de s'arrêter, sinon, tu te fais agresser par un flic qui te demande de te ranger sur le coté. Tout va à 100 à l'heure. On a à peine le temps de lever les yeux pour se rendre compte du caractère démesurée, des choses. Il y a des grattes ciels de toute part et des panneaux publicitaires à foison<.

On passe devant un échafaudage façon chinoise, construit 100% en bambou, c'est assez inimaginable, et la structure monte à plus de 100m de haut.


c) Dernier choc, la chaleur, oppressante, humide, mais pas de soleil, caché sous une couche de pollution.
Lorsqu'à tout cela s'ajoute la fatigue, ça fait un sacré mic-mac.

On passe rapidement à l'Holliday Inn qui nous indique que l'immeuble dans lequel on doit loger se trouve juste à coté du leur. On s'en retourne dehors, on croise un américain qui sourit et tend le bras pour nous montrer la guest house ou l'on va squatter. Avec jo, on se regarde, on éclate de rire, l'américain nous souhaite bonne chance et on le comprend bien. On se regarde, on éclate de rire même si en fait, on a envie de pleurer.

Le bâtiment est délabré. Pour être honnête, on a jamais été dans un endroit aussi miteux. La nuit, les chats de gouttières déambulent dans les couloirs, ils sont bien maigres d'ailleurs. L'installation électrique est indéfinissable, les murs sont gris ou noirs, comme les chats, ça dépend des traces de crasse. On prend l'ascenseur, on est assez silencieux, quand on se regarde, on rigole, et c'est plutôt nerveux. Au 16ème étage, on rencontre enfin un des gérant de la guest house (à vrai dire, on ne sait pas très combien ils sont). C'est un africain d'une trentaine d'année. Il parle anglais et français, il à l'air sympa. Il porte juste un caleçon et rase la tête d'un gars qui doit squatter chez lui. Il nous demande notre numéro de réservation et la conversation s'installe peu à peu.

"Désolé les gars, mais il va falloir attendre une bonne heure avant que la chambre se libère.".




En vérité, il ne sait même pas encore ou il va nous loger. C'est pas grave, la chambre n'est pas cher (11 US $ par personne par nuit). Tant pis, on va attendre. On dépose les bagages dans son apart, il y a du monde un peu partout, un rasta et un autre gars dorment dans le salon, ils ont l'air défoncé. Dans la chambre du fond, il y a deux autres personnes, deux chinois semblent ils. Le gérant nous propose de descendre avec lui, il a une course à faire. Nous, on se propose mutuellement de rester près des bagages, OK, on s'est compris. On reste assis, on prend quelques photos, enregistre quelques vidéos. On rigole beaucoup mais on est pas super rassuré.

En se penchant un peu vers le centre de l'hôtel, lorsque l'on regarde à travers les barres où sont étendues des affaires, on peut voir une cinquantaine de mètres plus bas des détritus et deux ou trois machines en très mauvais état. On croise quelques locataires ou propriétaires, tous super sympa, la plupart africain. Le premier est un américain cependant. Il est un peu psychopathe, il cligne des yeux tout le temps mais après 5 minutes de discussion, on est détendu. Il possède trois boites, une à HK, une en chine et une aux US. On ne lui demande pas ce qu'il fait, mais finalement, c'est mieux comme ça. Il nous indique quelques trucs sympa à faire dans la région, on écoute attentivement, il faudra qu'on aille au peak pour avoir une vue magnifique de l'île et la baie de hong kong. Il semble également y avoir un bouddha géant je ne sais plus trop où...

Vue depuis le 16ème étage

Johann en pause

idem
Un autre gars sort de la guest house, il est africain assez costaux, et inspire confiance. Il a des petits yeux fatigués, un bouc. Il s'approche et commence à nous parler :

Lui : "Aujourd'hui, je vais en chine"

Nous : "Cool...."

Lui : "..."

Nous : "..."

Finalement, on communique un peu plus, et la conversation s'installe. Il est prof d'anglais en chine, vers le centre. Il a un contrat de deux ans la bas avec logement et toute charge payée. Il est venu en vacances dans le coin mais il supporte mal la chaleur et la foule, il repart donc aujourd'hui. Au bout de 30mn, on est super porte, il trouve qu'on parle super bien anglais donc je l'aime bien. On échange nos emails, on prend des photos souvenirs. (tiens, je viens de penser que je ne sais plus où j'ai mis son adresse mail). Le proprio revient, discute avec une chinoise qui ne veut pas laisser sa chambre. Au bout de 10mn, on est dedans. On va pour payer, et surprise, le prix à bien augmenter (de 10 US $ la nuit pour deux.). On discute, on argumente, on a pas de preuve de réservation, lui non plus, et ça nous saoule de descendre chercher une connexion internet pour imprimer le récapitulatif de réservation. Ca dure une bonne demi-heure. On menace de partir, on rediscute. On décide de prendre la chambre pour la nuit, mieux vaux voir demain si on veut chercher quelque chose de nouveau.

La chambre est à l'image de l'immeuble. C'est petit, très petit, environ 6m², plus une douche qui fait par la même occasion toilette et lavabo. C'est astucieux et ça nous permettra sûrement de tenter de nouvelles expériences. Il y a un climatiseur, dieu soit loué, car sinon ce serait intenable. Il y a aussi un ventilateur et une petite télé qui ne marche pas. La chambre ne paye vraiment pas de mine mais les lits sont propres et pour nous, c'est le plus important. Une fois nos bagages à l'intérieur, on doit marcher sur la pointe des pieds et sauter entre les sacs pour pouvoir circuler. On décide de prendre une douche avant de repartir. Il faut mettre en marche la chaudière et attendre l'eau chaude, tout est normal. 1h plus tard, il doit être environ 14h, on est alors fin prêt pour une ballade dans les rues de Hong Kong. On est habillé léger, car on crève de chaud. Pantacourt, chemise entre ouverte et lunettes de soleils sont de rigueur (sans oublier les tongues). Après avoir visité quelques magasins, on hallucine sur la politique de consommation de la région.


Il faut alors se restaurer, et là encore, c'est toute une épreuve. Il faut dans un premier temps trouvé un endroit abordable, et qui inspire confiance. Finalement, on se retrouve attablé à un fast food du quartier. On n'est pas à l'aise. Tout le monde nous regarde et il y a de quoi. On a pas utilisé les baguettes, ni les fourchettes, on a tout mangé avec les doigt. Ca semble bien faire rire les deux chinoises de la table d'a coté. On a un peu honte mais on a faim. On a soif aussi. Ils nous on servit un grand verre d'eau bouillante et on ne sait pas quoi en faire. On comprendra plus tard que c'était pour nettoyer les couverts. Heureusement, on a acheté une bouteille d'eau dans la matinée. Ici, l'eau est horriblement chère. On se la sert dans les bols de riz et on boit discrètement en évitant le regard des autres. On se sent seuls et étrangers. On est à 11000km de la maison et de nos habitudes, et ça se sent. On profite de nos dernières forces pour aller se promener dans les quartiers voisins. On passe beaucoup de temps les yeux levés au ciel, à admirer les grattes ciels. Dans les rues, on esquives maintenant sans problèmes les indiens/pakistanais.

On se dirige doucement vers l'avenue des stars. La chaleur est oppressante, on sent le soleil même si on ne le voit pas. Il va bientôt falloir se reposer. Après avoir pris quelques photos de l'avenue et de l'île e Hong Kong qui se trouve juste en face de nous, on décide finalement de rentrer pour dormir un peu. Je commence à avoir des vertiges, bref, je suis cassé.


Sur les empreintes de Jacky Chan


Tous les matins, une gorgée de contrex
Sieste de 2h30, initialement prévue à 1h, faute de réveil. Il est alors 21h, et on est bien décidé à profiter un peu de notre première soirée.

Première étape, on recherche un accès internet pour prouver notre bonne fois au gars qui nous loue les chambres. Ca nous a pris 10mn, 15 HK $, et nous voila ressorti avec la facture imprimée.

Deuxième étape, téléphonez. Plus tôt dans la journée, on a fusillé une carte de communication de 50 HK $ (soit environ 7€) en exactement 3mn12 de connexion avec la france. Finalement, on a trouvé une autre carte plus valable (plus de 2h pour le même prix), mais ça ne semble pas passer dans toutes les cabines téléphoniques que l'on a tester, mais on ne désespère pas. On saute alors la deuxième étape pour aller manger. Ce soir, ce sera Mac Do, et il faut avouer que ce n'est pas cher du tout. On s'en tire pour environ 5€ chacun, avec 2 sandwichs, dont un spécial chine, frite, coca, et un sundae au chocolat géant. Pause cigarette, nouvelle tentative d'appel vers la france... Hallelujah, ca marche. Jo contacte aurélie et son père, moi ce sera uniquement papa et maman. Après avoir rassuré les proches, on prend un maximum de photos.


Des chinois pêchent le long de la bais et nous regardent en se marrant. Sourire... Silence... On prend des photos... On s'en va.

Un chinois qui vent des tableaux de gout discutable dort derrière son étalage. Juste en face, un chinois qui vend des glaces dors dans son camion. Les chinois travaillent beaucoup mais dorment au travail. Nous, on prend des photos.

Vers minuit, on décide alors d'aller boire un coup. On croise finalement un bar qui à l'air sympa, the red lion. Il faudra qu'on regarde mieux la prochaine fois.

Jo : "Merde, si ça se trouve, c'est un bar à pute"

Moi : "Mais non...."

10mn tard

Jo : "Alors ?"

Moi : "Ouai, ok, ça doit être un bar à putes"

Deux thaïlandaises son installées à coté de nous. Elles nous disent qu'elles ont 26 et 31 ans. Comme des touristes, on s'est fait avoir et a déjà payé deux consommations en trop. Elles parlent beaucoup et rigolent beaucoup. Nous, on est gêné et on aimerais bien qu'elle s'en aille. Derrière nous, un occidental dégueu se fait lécher le doigt par une chinoise ou peut être une thaïlandaise, ça donne envie de vomir. Jo se presse de finir son verre, j'ai un peu de mal à suivre. Les deux thaïlandais commencent à être un peu trop amicales et collantes à notre goût. Du coup, on leur dit clairement qu'on est pas intéressé. Pour l'occasion, j'ai une copine depuis 1 an, on s'aime, c'est fort, et je n'ai même pas eu besoin de lui inventer un prénom. Finalement, on s'esquive, le gros dégueulasse tient la chinoise par les cheveux et elle se laisse faire. Ca donne toujours autant envie de dégueuler. Ils sont dehors et vont finir la nuit ensemble. Johann la plains, moi aussi.


Il doit être environ 1h30 quand on arrive à la porte d'entrée du couloir de notre chambre, et surprise, la clé ne marche pas. On se regarde, on rigole, la situation semble normal à présent. Ca prendra environ une demi heure pour que la situation se débloque. Entre temps, on a croisé le proprio, on lui a fourni la preuve des tarifs et tout s'est arrangé. A l'entrée de l'immeuble, il y a des gardes pour surveiller les entrées, ils ont pris nos identités, c'est assez stricte mais ça rassure un peu. Dernière douche avant le dodo, il est 2h30, je commence à écrire, et je termine maintenant, il est bientôt 4h. La journée a été longue, mais elle restera inoubliable.


Voila quelques photos pour terminer :

Vue du 16ème étage sur une tour

A la japonaise, on photographie vraiment n'importe quoi

Prise de vue depuis l'escalier de l'avenue des stars
Une installation électrique de prestige

1 Comments:

  • Waouh, j'suis le premier à poster après avoir lu ce récit de ouf !!!
    Bon bah les gars, j'crois que vous êtiez vraiment dans un autre monde, mais c'est ça aussi qui est marrant ! En tout cas, chapeau pour la chambre de 6m² à deux. Comme quoi, la Cité U c'était vraiment du luxe :D

    By Anonymous Anonyme, at 29/10/05 19:41  

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