Départ pour Hong Kong
Petit retour en arrière. Départ de Roissy CdG le 20 octobre, 14h heure française. C'est parti pour 11h d'avion, un boeing 747, classe économique, et ça se sent...
Pas tellement de place, ça s'éternise. On discute vaguement avec notre voisin sur le siège de droite (on est sur l'aile gauche, côté hublot). Il est publicitaire, a une grosse cicatrice entre l'oeil et la base de la bouche. Lui, il part à Hong Kong pour le business. Apparemment, toute cette semaine, c'est la semaine des salons en tout genre. Dans cette région, les gens sont friands de gadget à ce que l'on dit, alors cette semaine, ça risque d'être bondé. Les heures passent et ça devient long, on marche un peu pour faire passer le temps et se détendre les jambes. De temps en temps, on essaye d'accrocher à une sélection de films en vo, sous titré chinois, c'est classe. Batman Begins en tête d'affiche, et bien d'autres films grand public. Finalement, on s'en retourne du coté des toilettes (le seul endroit où il il y a un peu d'espace), on dévalise les sandwichs et le bar mis à la disposition des voyageurs. On rencontre une fille, la vingtaine, elle part en Australie pour son voyage de noces (le hic, c'est qu'elle a du oublier son mari à l'aéroport car il ne semble pas être dans l'avion...). De son coté, elle enchaîne sur 9h de vol en direction de Sydney, courage ma grande, courage...
Il est environ 7h quand on amorce l'atterrissage. Avec jo, on est lessivé. On a vaguement essayé de dormir dans l'avion, sans grand succès. Johann a dormi un peu moins de 2h, moi je dois mettre approché de l'heure de sommeil. Atterrissage parfait, tout s'est bien passé, on essaye de lancer quelques applaudissements pour féliciter les pilotes, personne ne suit, tant pis... (je suis médisant, une personne a tapé dans ses mains deux fois, mais c'est quand même pas un grand succès).
Une fois atterri, on découvre que les reposes têtes sont réglables en hauteur et en inclinaison, ça avait l'air beaucoup plus confortable une fois baqué, enfin, tant pis, ce sera pour la prochaine fois. Rein de bien excitant dans l'aéroport, on cherche vainement un accès à internet pour retrouver l'hôtel ou l'on doit passer les 3 prochaines nuits. Finalement, on accède à nos mails dans un petit cyber café à l'aéroport, et c'est alors parti pour trois bon quart d'heures de bus dans les rues de Hong Kong, caméra en main, direction Kowloon (quartier situé sur la baie de HK). Avec jo, on a l'air de deux touristes japonais débarqués de force à paris. En plus, on est chargé comme des mules. Guitare sur le dos, sac à caméra devant, ordinateur portable en bandoulière, une valise dans la main gauche et un sac de rando dans la droite, jo est un peu près dans la même configuration.
Sur le trajet, on s'aperçoit que les hongkongais roulent à gauche, et que les bus ne roulent pas vite, ça nous laisse le temps de profiter du paysage et de mettre en mémoire quelques vieux immeubles délabrés où l'on ne souhaiterais pas atterrir (la suite nous donnera tort...).
b) Deuxième choc, la foule, tout le temps en mouvement, un pas rapide, interdit de s'arrêter, sinon, tu te fais agresser par un flic qui te demande de te ranger sur le coté. Tout va à 100 à l'heure. On a à peine le temps de lever les yeux pour se rendre compte du caractère démesurée, des choses. Il y a des grattes ciels de toute part et des panneaux publicitaires à foison<.
Le bâtiment est délabré. Pour être honnête, on a jamais été dans un endroit aussi miteux. La nuit, les chats de gouttières déambulent dans les couloirs, ils sont bien maigres d'ailleurs. L'installation électrique est indéfinissable, les murs sont gris ou noirs, comme les chats, ça dépend des traces de crasse. On prend l'ascenseur, on est assez silencieux, quand on se regarde, on rigole, et c'est plutôt nerveux. Au 16ème étage, on rencontre enfin un des gérant de la guest house (à vrai dire, on ne sait pas très combien ils sont). C'est un africain d'une trentaine d'année. Il parle anglais et français, il à l'air sympa. Il porte juste un caleçon et rase la tête d'un gars qui doit squatter chez lui. Il nous demande notre numéro de réservation et la conversation s'installe peu à peu.
En vérité, il ne sait même pas encore ou il va nous loger. C'est pas grave, la chambre n'est pas cher (11 US $ par personne par nuit). Tant pis, on va attendre. On dépose les bagages dans son apart, il y a du monde un peu partout, un rasta et un autre gars dorment dans le salon, ils ont l'air défoncé. Dans la chambre du fond, il y a deux autres personnes, deux chinois semblent ils. Le gérant nous propose de descendre avec lui, il a une course à faire. Nous, on se propose mutuellement de rester près des bagages, OK, on s'est compris. On reste assis, on prend quelques photos, enregistre quelques vidéos. On rigole beaucoup mais on est pas super rassuré.
En se penchant un peu vers le centre de l'hôtel, lorsque l'on regarde à travers les barres où sont étendues des affaires, on peut voir une cinquantaine de mètres plus bas des détritus et deux ou trois machines en très mauvais état. On croise quelques locataires ou propriétaires, tous super sympa, la plupart africain. Le premier est un américain cependant. Il est un peu psychopathe, il cligne des yeux tout le temps mais après 5 minutes de discussion, on est détendu. Il possède trois boites, une à HK, une en chine et une aux US. On ne lui demande pas ce qu'il fait, mais finalement, c'est mieux comme ça. Il nous indique quelques trucs sympa à faire dans la région, on écoute attentivement, il faudra qu'on aille au peak pour avoir une vue magnifique de l'île et la baie de hong kong. Il semble également y avoir un bouddha géant je ne sais plus trop où...
Vue depuis le 16ème étage
Lui : "Aujourd'hui, je vais en chine"
Nous : "Cool...."
Lui : "..."
Nous : "..."
La chambre est à l'image de l'immeuble. C'est petit, très petit, environ 6m², plus une douche qui fait par la même occasion toilette et lavabo. C'est astucieux et ça nous permettra sûrement de tenter de nouvelles expériences. Il y a un climatiseur, dieu soit loué, car sinon ce serait intenable. Il y a aussi un ventilateur et une petite télé qui ne marche pas. La chambre ne paye vraiment pas de mine mais les lits sont propres et pour nous, c'est le plus important. Une fois nos bagages à l'intérieur, on doit marcher sur la pointe des pieds et sauter entre les sacs pour pouvoir circuler. On décide de prendre une douche avant de repartir. Il faut mettre en marche la chaudière et attendre l'eau chaude, tout est normal. 1h plus tard, il doit être environ 14h, on est alors fin prêt pour une ballade dans les rues de Hong Kong. On est habillé léger, car on crève de chaud. Pantacourt, chemise entre ouverte et lunettes de soleils sont de rigueur (sans oublier les tongues). Après avoir visité quelques magasins, on hallucine sur la politique de consommation de la région.
Des chinois pêchent le long de la bais et nous regardent en se marrant. Sourire... Silence... On prend des photos... On s'en va.
Un chinois qui vent des tableaux de gout discutable dort derrière son étalage. Juste en face, un chinois qui vend des glaces dors dans son camion. Les chinois travaillent beaucoup mais dorment au travail. Nous, on prend des photos.
Vers minuit, on décide alors d'aller boire un coup. On croise finalement un bar qui à l'air sympa, the red lion. Il faudra qu'on regarde mieux la prochaine fois.
Jo : "Merde, si ça se trouve, c'est un bar à pute"
Moi : "Mais non...."
10mn tard
Jo : "Alors ?"
Moi : "Ouai, ok, ça doit être un bar à putes"
Deux thaïlandaises son installées à coté de nous. Elles nous disent qu'elles ont 26 et 31 ans. Comme des touristes, on s'est fait avoir et a déjà payé deux consommations en trop. Elles parlent beaucoup et rigolent beaucoup. Nous, on est gêné et on aimerais bien qu'elle s'en aille. Derrière nous, un occidental dégueu se fait lécher le doigt par une chinoise ou peut être une thaïlandaise, ça donne envie de vomir. Jo se presse de finir son verre, j'ai un peu de mal à suivre. Les deux thaïlandais commencent à être un peu trop amicales et collantes à notre goût. Du coup, on leur dit clairement qu'on est pas intéressé. Pour l'occasion, j'ai une copine depuis 1 an, on s'aime, c'est fort, et je n'ai même pas eu besoin de lui inventer un prénom. Finalement, on s'esquive, le gros dégueulasse tient la chinoise par les cheveux et elle se laisse faire. Ca donne toujours autant envie de dégueuler. Ils sont dehors et vont finir la nuit ensemble. Johann la plains, moi aussi.
Voila quelques photos pour terminer :












1 Comments:
Waouh, j'suis le premier à poster après avoir lu ce récit de ouf !!!
Bon bah les gars, j'crois que vous êtiez vraiment dans un autre monde, mais c'est ça aussi qui est marrant ! En tout cas, chapeau pour la chambre de 6m² à deux. Comme quoi, la Cité U c'était vraiment du luxe :D
By
Anonyme, at 29/10/05 19:41
Enregistrer un commentaire
<< Home