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From Australia...: Dimanche 6 Novembre, Phiillip Island

From Australia...

dimanche, novembre 06, 2005

Dimanche 6 Novembre, Phiillip Island

A cette heure précise, deux possibilités s’offrent à moi. Il est 12h45, johann dors, les bras étendues sur le coté, les pieds en croix, avec la couette sur la tête et des petits mouvements brusques de la lèvre inférieure. Je me suis forcé à ne pas aller m’allonger, même si j’en ai vraiment envie et besoin. Je pourrais donc recopier le texte des quatre jours précédents, mais il me semble plus intéressant de vous décrire notre dernière journée (dimanche) et de loin la plus intéressante depuis notre arrivée.

Hier matin, après un peu moins de 6h de sommeil, nous sommes allés chercher la voiture à 8h35, un toute petite japonaise bleue ciel avec peu de place pour les jambes, à l’avant comme à l’arrière. Le gars nous a donné une automatique, le volant reste cependant à droite. Malgré la taille de l’engin, on y retrouve la clim et l’airbag passager, ainsi qu’un petit voyant rouge qui vous indique si le passager à bien mis sa ceinture.

On retrouve Celine et Mélanie à 9h à peine, à la station BP, intersection de King’s Road et Chapel Street. La jauge d’essence indique que le réservoir est un peu près plein, nous voila donc parti pour Philip Island, à 135 km de Melbourne.

On a été obligé d’avancer les sièges pour laisser de la place aux filles derrières, j’ai donc l’impression de conduire un kart.

Philip Island, plus communément appelé l’île aux Pingouins, est en réalité très proche de Melbourne, si on s’y rend par bateau. Puisque nous souhaitons nous y rendre en voiture et donc emprunté le pont, on doit faire un détour d’une bonne soixantaine de kilomètres jusqu’au sud-est de la baie.

Le temps est magnifique, pas un nuage depuis le début de la matinée, johann rattrape les heures de sommeil en retard sur le siège passager. Mélanie en profite pour prendre quelques photos, Céline ronchogne un peu, je roule trop à gauche à son gout, tout va bien donc.

Les clignotant de la toyota sont situés sur la manette de droite, du coup, à chaque fois que je veux tourner, je l’indique par un coup de balai d’éssui glace (qui eux sont sur la manette de gauche). Sur la route, la végétation change dès les premières kilomètres, le climat est plus sec, on croise de nombreux ranchs et les champs sont remplis de vaches, taureaux et de chevaux. Sur les deux heures de route qui nous séparent de notre destination, on ne rencontrera aucun kangourou, aucun koala ni animal exotique, quelques moustiques viennent par contre s’écraser sur le pare brise.

On traverse le pont qui nous sépare de l’île vers 10h30, la vue est magnifique. Le ciel se teinte d’un blanc-bleu à l’horizon et dégrade progressivement vers un bleu toyota au dessus de nos têtes.

A 11h, on atteint notre première destination. Céline a prévu la journée dans son ensemble. Sur le plan, on est arrêté au milieu de l’île, au wide park something. Apparemment, on peu y voir des koalas, des kangourous et autres walibis. On paye donc l’entrée 11$ pour se rendre à l’intérieur de la réserve ; la fille nous a donné un sac de nourriture chacun, des graines que l’on peut donner à la plupart des animaux du parc. On en a acheté un deuxième au cas où.

On croise un specimem bizarre derrière la barrière du parc, un genre femelle de 20 ans, en bikini, allongé dans un hamac avec un verre de limonade. Ce parc me plait.

La visite dure environ deux heures, et reste un souvenir intense. On a croisé dans un premier temps les koalas. C’est adorable, on devient donc des vrais gosses, on fait des petits bruits stupides pour attirer leur attention mais rien n’y fait, la famille de yoda a envie de se reposer. Ils prennent des positions assez folkloriques sur les branches d’eucalyptus. On en déduit rapidement que l’un d’entre eux est un mâle, c’est indéniable.


On repart ensuite et l’on croise des kangourous, la version début de parcours, 50 cm au garo. Certains d’entre eux ne sont pas peureux et viennent manger directement dans la main. On peut alors les caresser mais impossible de les regarder dans les yeux, il fuit le regard, cela doit certainement être interprété comme une provocation.


Sur la suite du parcours, on restera scotché devant des peroquets qui disent « hello » et aussi « marry popins » (enfin c’est ce que j’ai compris) pour obtenir des graines. L’un d’entre eux prend des poses de top-model version perroquet derrière son aile, ça nous amuse beaucoup.

De leur côté, les émeus, en plus de ne pas avoir un physique facile, nous volent nos sacs de nourritures, ce qui froisse un peu nos rapports avec l’animal.

Les kangourous sont de plus en plus gros au fur et à mesure que l’on avance dans le parc, le gagnant fait un bon mètre 50 (sans la queue) mais il n’est pas très courageux et reste caché sous un petit abri en bois. L’espèce que nous croisons est très sociable, ils ont des petites têtes assez différentes des précédents, on dirait des petits vieux pour faire rapide et caricatural. On est alors entouré. L’instant est magique, on en profite un maximum.



Entre temps, on croisera également d’autres espèces, avec entre autre un diable de tazmanie, des reptiles et serpents dans un vivarium.

Les aigles et faucons sont enfermés dans des volières trop petites.



De retour à la voiture, les filles en maillots de bain, johann se tente à la conduite à gauche, il gère pas mal pour un mec qui à pas le permis. On fait quelques kilomètres pour arriver à Cowes, la seule ville de l’île. On passe dans un supermarché et dans une boulangerie pour acheter la nourriture du midi. On se pose ensuite sur l’herbe en bordure de mer (et de route) pour commencer le pique-nique. Celine parle de son mec ou de son frère, en fonction de la marée. Les mouettes sont voraces dans les parages, il suffit de leur jeter un morceau de pain pour avoir un attroupement d’une centaine d’individus parqué à 1m des orteils. On peut alors lancer des paris et commencer la bataille.

Le « repas » terminé, on ne perd pas une seconde (aucune digestion autorisée) et on repart donc vers une plage plus au nord, où il devrait y avoir plus de surfers, donc plus de vagues (où l’inverse certainement…). Le soleil tape fort, on se pose entre deux groupes de jeunes. Les uns se jettent des algues et des boules de sables (et oui, on est presque à Noel) pendant que les autres creusent un trou sur lequel ils reposent délicatement la serviette de l’un des leurs parti se baigner à priori. Je vois que certaines blagues sont universelles.


Pendant ce temps, on bronze, on résiste une bonne dizaine de minutes avant de partir à l’eau. Comme d’habitude, elle est froide, ça commence à devenir génant, ça fait mal aux jambes pendant plusieurs minutes, et qui plus est, on perd tout signe de virilité dès que l’eau atteint le niveau intermédiaire. On laisse les filles barboter au bord et on va un peu plus loin pour montrer au australien un peu le niveau de surf français, version j’ai oublié ma planche à la maison. Bon, ce sera pour la prochaine fois, une seule vague de prise, puis calme plat, l’eau est trop fraiche sans combinaison pour rivaliser avec les locaux.


De retour sur la serviette, Jacky, un espagnol en plein tour du monde, quoique peu débrouillard, nous rejoins et distribue en cadeau de bienvenue des bonbons à la fraise. Il est de taille moyenne, a des percings un peu partout (nez, oreille, arcade, levre), et est tout maigre. Cheveux long, brun et un pantalon fashion, dégradé du violet au rose fluo, c’est dur. Il est musicien et se produit dans les pubs de melbourne, ainsi que dans la rue. Cela lui permet de financer son périple.

Vers 18h30, on remonte vers la voiture. Tout le monde prend une douche rapide pour se dessaler, au passage, on observe que Melanie est belle et bien naturiste…

L’attraction de l’île est situé sur la côte ouest de l’île, tous les soirs, entre novembre et mars, des pingouins de petites tailles, les plus petits pingouins au monde viennent accoster sur l’île et passe la nuit à l’abri des prédateurs dans les champs environnant. Assister à ce genre d’évènement est une aubaine, que nous n’auront peut être qu’une fois dans notre vie. Comme tout a un prix, et que l’île est avant tout un repère touristique, la plage où les pingouins arrivent est privée et l’accès à l’estrade donnant sur la mer coûte une dizaine d’euros (17$). On paye puis on s’installe aux premières loges. Les lumières s’éteignent progressivement (en d’autres termes, le soleil se couche), le premier pingouin foule le sable à un peu moins de 20h30. Tout le monde le voit, sauf moi, comme les dix suivants. Enfin, quand ils sont à une longueur un peu près raisonnable, je profite du spectacle. Ils sont vraiment petits, un double décimètre sur pattes, en costume de chef d’orchestre. Ils marchent en groupe, souvent à la queue leu leu. Quelques uns semblent un peu perdus et tournent sur eux-mêmes en chantant des chansons paillardes (si si, je vous jure), mais pour la plupart, ils avancent d’un pas décidé et ridicule vers les hautes herbes. Les photos et les caméscopes ne sont pas autorisés, car cela effraye ces petites bêtes. Ils sont adorables quand ils marchent et le spectacle dure une bonne demi heure. Ensuite, on se dirige vers les esplanades où l’on peut les croiser à la recherche d’un coin pour dormir. Ils sont à quelques cm de nous. En ressortant de la zone payante, on reprend un chemin situé un peu plus haut, complètement dans le noir. La route pour y accéder est barrée aux voitures, dès le crépuscule, pour protéger les pingouins durant la nuit. On y va donc à pied, la lampe torche sur le caméscope nous guide un peu. Je filme l’ensemble de la scène, le bruit des pingouins aux alentours donne un caractère assez angoissant à la scène, et on s’engouffre à l’aveuglette dans les hautes herbes pour tenter de filmer l’un d’entre eux. Malgré les bruits de plus en plus proche, on ne parvient pas à en apercevoir. Les seuls que l’on réussit à approcher sont perdus au bord de la route, ils se cachent sans grand succès sur les premières touffes d’herbe disponible.

Vers 22h, avec jo, on ramène Jacky à son backpack. Les filles nous attendent au niveau des barrières bloquant l’accès à l’autre partie de l’île. Le temps de faire tenir le vélo dans la voiture et de faire l’aller et retour avec le détour syndical, cela nous prend une bonne demi heure. Le vélo de Jacky prend tout le coffre et trois quart de la banquette arrière, on a laissé Jacky devant, johann conduit, et je suis donc à l’arrière bloqué entre le guidon, la vitre arrière et l’appuie tête.

On repart ensuite rechercher les filles, pour enfin reprendre le chemin inverse en direction de Melbourne.

On chante une bonne partie du trajet, à capella, c’est bien plus amusant que la radio australienne, on passe en revu les grands succès de la chanson française, suffisamment pour provoquer au bout d’une heure, une quinte de toux et un mal de gorge en perspective. On atteint Chapel Street vers minuit et demi, on dépose les filles, on s’en va vers le super marché local que l’on pensait ouvert toute la nuit. Finalement, les courses sont annulées, le malheureux a fermé ses portes il y a une bonne demi heure. De retour au backpack, on mange rapidement, apéro bière (apéro pas cher), suivi d’une bonne nuit de sommeil.




Le lundi est merdique, on se lève tard, il pleut, on ne fait rien jusqu’à 18h30, mise à part un petit peu d’écriture et une sieste.

Le soir, on rejoint poupoune qui nous a préparé à manger pour oublier cette journée ratée. Thomas revient du travail vers 22h, on regarde les infos française sur internet, les nouvelles ne sont pas brillantes, c’est bientôt la guerre civile là bas apparemment, on ne se rend pas bien compte ici de ce qu’il se passe réellement, mise à part via les coups de fil aux proches. Les émeutes font les premières pages des journaux australiens. Le gouvernement a demandé à ses ressortissants de quitter le pays et déconseille aux australiens qui prévoyait de voyager sur le sol français d’y aller.

Vraiment une sale journée…

2 Comments:

  • Hey !!!
    Belles photos les gars, ça a l'air vraiment sympa un kangourou dans la vraie vie. Remarquez, Skippy avait l'air cool, donc peut être que...
    Sinon, ça ressemble à quoi un diable de tasmanie ??? Y'a même pas de photo !!! Pasque perso, je suis resté sur l'idée d'un truc marron qui avance en tournant sur lui même et sortant des espèces de "bgoogl sgkoko sgsogeoo sgmo". Merci les toons quoi.
    Ah, dernier truc : JB, te laisse pas avoir par Jo. Ce mec est une loque, faut vraiment que tu le fasses écrire, sinon je sens que tu vas pas t'en sortir. Courage, on est tous avec toi ici.
    Et dernier dernier truc, nan ce n'est pas encore la guerre civile en France. Ils ont juste décidé d'offrir des primes à la casse pour les anciennes voitures, alors on les brule directement pour toucher l'argent. Intelligent nan ? (bon pour les bus, je n'ai pas d'explication).

    By Anonymous Anonyme, at 13/11/05 22:12  

  • je vois ke tu as commencé ton elevage de kangouroux, plus nbreux ke les humains en australie bien sur ;)(tous commes les fourmis n france :p)... Je vois k tt se passe bien pr vs (et je suis ok ac lomba, vs etes chier de pas avoir pris le diable de tasmanie en photo 1 peu de professionalisme les mecs ;))
    continue d'ecrire ca fait du bien d'avoir de tes news vu ke tu reponds pas sur msn (moui moui moui fais pas genre tu sais pas ;))
    tte la troupe du theatre t'embrasse
    bisous
    choupinette

    By Anonymous Anonyme, at 18/11/05 05:03  

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