En route pour Sydney


On arrive en fin de matinée et, a peine Iza garée, on met les planches à l’eau. La session de surf est plutôt pas mal, d’autant que des dauphins ont décidé de se joindre à nous. En effet, on voit 3 ailerons passer à quelques mètres de nous. On flippe un moment puis, on les voit sauter hors de l’eau. On ne peut contenir notre excitation de voir des dauphins si près et aussi peu sauvages. Les autres surfeurs sont visiblement habitués, car aucun ne réagi. Par la suite, j’observe une tortue de mer se promener juste en dessous de moi. Ca doit bien faire 70 cm sur 70 cm, c’est assez impressionnant. On continue de surfer jusqu’à ce que nos bras nous demandent d’arrêter.

Une fois le repas terminé et la sieste de 2h effectuée, Jb décide de retourner surfer. Je préfère faire un tour à pied du coté du phare de Cape Byron, le point le plus à l’est d’Australie. Ca grimpe pas mal et la vue d’en haut est magnifique. Pendant les mois d’hiver, on peut y observer les baleines pendant leur migration. Evidement, comme on est en plein été, il n’y a pas de baleines. Je reste en haut jusqu’au coucher de soleil sur les montagnes, c’est magnifique. Je redescend puis on décide ensuite de rester dormir ici puis de partir le lendemain matin pour Nimbin, la ville hippie d’Australie.








Le lendemain matin, même pas besoin de réveil, à 7h30 pétantes, les flics débarquent pour nous demander de bouger, nous dire qu’on a pas le droit de dormir ici, qu’il y a un camping pas loin. Visiblement, ils ont appris la même leçon que les flics du Queensland. Ceci dit, c’est plus intéressant de se prendre une amende ici, c’est moins cher. On bouge donc en ville pour faire quelques courses. On retourne ensuite faire une petite session de surf avant de manger. On se pose sur une table en lisière de plage. La vue sur les douches est magnifique… Un énorme lézard, un varan à priori, d’un bon mètre cinquante de long s’approche pour regarder ce qu’on mange. C’est assez impressionnant quand on n’a pas l’habitude.

On repart ensuite pour Nimbin. Depuis le festival de je sais plus quoi en 1970 je sais plus combien, c’est devenu le repaire des hippies d’Australie. Bob nous avait prévenu que c’était surtout un concentré de hippies capitaliste deuxième génération. C’est en partie vérifié, mais il y a encore pas mal de vraies hippies, si l’on considère comme vrai hippie une personne qui passe sa journée à fumer des pets, une bière à la main, habillé comme un sac, complètement perché et avec évidement le chien qui n’est plus très net non plus. On visite le musée qui retrace l’histoire de Nimbin, enfin, c’est comme ça qu’il est présenté. On rentre dedans et en fait, c’est un vrai foutoir. Des carcasses de Combivan Wolkswagen traînent un peu partout, c’est le grand n’importe quoi. Des phrases pseudos symboliques sont écrites sur les murs. Au moins, c’est clair que les pièces se suivent et ne se ressemblent pas. Dans une pièce, on va trouver du tout et n’importe quoi, ça va de la collection de fouets de cuisine, aux panneaux de signalisations arrachés dans la rue, en passant par une statue de Bouddha. Et puis dans une autre pièce, on ne va trouver rien, si ce n’est une vielle télé, donc l’écran a été en partie peint, et réglé sur aucune chaîne, ce qui produit toutefois un effet intéressant, couplé à la lumière et la déco en papier mâché peint de la pièce. Le tout bercé par une musique d’ambiance et rythmé par les interventions des dealers qui nous proposent toutes sortes de produits qui font rire. On visite également une galerie d’art, ou les artiste locaux exposent/vendent leurs œuvres à des prix exorbitants. On se promène ensuite dans les magasins de la ville et on hallucine sur les prix. On remonte donc dans le van. Juste avant de partir, un mec tente une dernière fois sa chance en nous proposant des champignons hallucinogènes…On reprend donc la route en direction de Coffs Harbour, ville étape dans notre voyage pour Sydney. On se pose sur un parking en bord de plage. Le lendemain, on surf un peu le matin, mais faute de vagues, on écourte un peu la session. On décide de repartir direct en direction de Sydney, on se fait un petit programme en fonction des étapes prévues. On s’arrête avant de repartir au Big W, c’est un magasin qui propose un peu de tout. Et là, on craque et on achète 2 cannes à pêches que l’on décide d’essayer l’après midi même. Nous voilà donc à chercher un coin pas trop mal pour mettre nos cannes à l'eau. On trouve un coin, au bord des roches d'une presqu’île. La mer est pas mal déchaînée, ce qui risque de compliquer les choses si par hasard, on venait à attraper quelque chose. Je commence donc à procéder à mes premiers lancés, pendant que Jb prépare sa canne. Il a choisit d'acheter une canne un peu plus complexe, soit disant plus précise. La vendeuse l'a prévenue que ça risquait d'être un peu dur au début. En effet, après une bonne 1/2h de lecture de la notice, il s'approche des rochers, se met en position, prend un grand souffle et effectue son lancé...magnifique!!! Il a au moins atteint les 3 mètres, ce qui permet de placer le leurre juste dans les rochers. Il ne comprend pas ce qu'il s'est passé, il a fait tout ce qu'il fallait. On récupère le leurre accroché aux rochers en manquant plusieurs fois de se faire emporter par les vagues, puis on décide de changer d'endroit, comme si notre incapacité à pêcher pouvait venir de l'endroit. On se pose donc à un autre endroit, un peu plus à l'abri du vent. Jb, bien décidé à ne pas rester sur un tel échec, veut retenter sa chance. Donc c'est reparti pour 1/2 de préparation, de relecture de la notice. Et là, il arrive à nous faire un clone de son premier lancé. Et même pire puisque là, tout les fils sont enmélés et le leurre a repris sa liberté. On décide de ramener sa canne, le problème venant forcement de la canne. On arrive devant le Big W qui est déjà fermé. Vexé, on décide de reprendre la route et de quitter cette ville toute pourrie.On reprend la route direction Port Macquarie, ville étape où il n’y a pas grand-chose à voir, si ce n’est le koala Hospital, un hôpital qui, comme son nom l’indique, soigne des koalas. Il s’agit souvent de koalas heurtés par des voitures, où récupérés blessés après des incendies de forêts. L’endroit est tenu par des volontaires qui nourrissent les koalas à des heures précises. On est donc présent le lendemain matin à 7h30 pour assister au repas du matin. L’hôpital ressemble plus à une réserve animalière, avec pleins de panneaux racontant les histoires de quelques figures emblématiques parmi les résidents de l’hôpital.
L’endroit est charmant mais on a de la route aujourd’hui, on doit se rendre à Anna Bay. Il s’agit d’une petite ville côtière délimitée par la plus longue dune de sable d'Australie, 35 Km de long, quand même. On se pose d'abord en ville, on se promène sur le port, dans lequel un dauphin est venu se reposer. Je goûte mon premier fish'n chips, qui, bien que cher, n'est pas mauvais du tout. Une fois le tour de la ville rapidement effectué, on reprend la route direction la dune de sable. On arrive sur place et il faut avouer que c'est impressionnant. La dune est en fait formée de plusieurs petites dunes plus ou moins hautes. C'est une zone où la conduite de 4x4 est autorisée et à voir comme certains refont le Paris Dakar, ça donne envie d'essayer.
Cependant, la dune est suffisamment longue pour que l'on puisse s'y promener sans être déranger par les voitures. Au milieu des dunes, on ne peut que se croire en plein milieu du désert. Du sable vierge de toute trace tout autour de nous, le paysage est hallucinant. On ne peux s'empêcher de faire les cons et de pourrir se si beau paysage et sautant du haut d'une dune. Le sable est tellement fin qu'il amorti toutes nos chutes. On tente alors toute sorte de figures, du simple saut le plus loin possible au salto plus ou moins réussi. Lorsque que l'on arrive à cours d'énergie, on se décide à rentrer au van et de tenter une petite cession de surf. On repart donc dans le désert de sable pour rejoindre la plage.
On a du sable partout, mais alors vraiment partout... Ca tombe bien, la mer est déchaînée, ça va permettre de se rincer. On arrive au bord de la plage, le ciel s'est de plus en plus couvert et le vent s'est bien levé. On sort tout de même les planches. En arrivant sur la plage, je me ravise en regardant les méduses échouées sur la plage, et en sentant les premières gouttes tomber. Je sens qu'aujourd'hui, la mer ne me veut pas. Jb tente quand même sa chance. Je vais donc prendre ma douche et là, je retrouve une sensation étrange que je n'avais pas ressenti depuis bien longtemps, le froid.
C'est donc avec grand plaisir que je m'enferme dans le van une fois séché. Quelques minutes plus tard, Jb revient, épuisé. Les vagues étaient trop puissantes ce jour là, impossible de faire quoi que ce soit. On reprend donc la route en direction de Sydney, que l'on atteindra quelques heures plus tard.


























1 Comments:
Moi qui vous croyait en Australie. Nan mais franchement le Sahara c'est bien aussi, vous auriez pu juste nous prévenir ! (coucoutel marche dans le Sahara ???)
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Lomba, at 7/2/06 19:58
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